
Dîner-causerie : introduction au programme ÉRÉS
Le 1er octobre, un dîner-causerie a permis de présenter le programme ÉRÉS, une initiative permettant aux étudiant.e.s de la Faculté de médecine d’enrichir leur formation grâce à des expériences concrètes et des occasions d’engagement. L’évènement était organisé par le Bureau de l’internationalisation et de la santé mondiale (BISM) et le Bureau de la responsabilité sociale.
Crédit visuel : Nancy Mobindi
Un parcours construit autour de l’engagement
Au cours de cette rencontre, les différentes possibilités offertes par le programme ÉRÉS (Étudiant.e.s pour la responsabilité et l’équité en santé), ont été présentées aux étudiant.e.s, allant du bénévolat aux projets de recherche, en passant par les activités de sensibilisation. La séance a également permis d’expliquer les modalités de participation et les conditions d’obtention du certificat.
Le programme ÉRÉS permet aux étudiant.e.s de compléter leur formation universitaire par des activités concrètes liées aux grands enjeux contemporains de la santé. Plutôt que de suivre un parcours identique pour tout le monde, les participant.e.s peuvent choisir des expériences correspondant à leurs intérêts.
Le programme s’articule autour de quatre domaines : la responsabilité sociale, la santé mondiale, la santé planétaire et la santé des populations autochtones. Il crée ainsi un pont entre les connaissances acquises pendant les études et les différentes réalités auxquelles les futur.e.s professionnel.le.s de la santé pourront être confronté.e.s.
Lors de la présentation, Hailey Morton, coordonnatrice responsable au BISM, a rappelé aux étudiant.e.s qu’il leur est possible de « vraiment choisir les activités qui [les] intéressent » . Stages, bénévolat, conférences, ateliers, projets de recherche ou participation à des réseaux d’apprentissage peuvent ainsi s’intégrer au parcours.
De nombreuses façons de s’impliquer
Pour illustrer cette diversité, plusieurs initiatives universitaires et communautaires ont été présentées lors de la rencontre, permettant aux participant.e.s de découvrir des exemples concrets d’engagement dans les différents domaines du programme.
En santé planétaire, par exemple, les étudiant.e.s peuvent participer à la Fresque du Climat, au Collectif pour la recherche en santé planétaire ou encore aux activités organisées pendant la Semaine de la Terre. La Faculté affirme vouloir agir face aux changements climatiques, en tenant compte à la fois de leurs conséquences sur la santé humaine et des impacts environnementaux du secteur des soins de santé.
La santé mondiale offre elle aussi plusieurs portes d’entrée. Le Réseau d’apprentissage en santé mondiale vise notamment à réunir des chercheur.euse.s, des praticien.ne.s et des apprenant.e.s autour d’enjeux de santé publique d’intérêt mondial.
La Faculté dispose également de sa propre Revue de santé mondiale de l’Université d’Ottawa, une publication dirigée et éditée par des étudiant.e.s. Cette revue leur offre un espace pour partager des recherches, des réflexions et des expériences liées à la santé mondiale et à l’équité en santé.
Quant au bénévolat, plusieurs organismes ont été présentés comme des pistes d’engagement, notamment Médecins Sans Frontières, la Croix-Rouge canadienne, Plan International Canada et Partners in Health Canada.
Évaluation et certificat ÉRÉS
Le programme ÉRÉS comporte également une dimension réflexive : les étudiant.e.s doivent revenir sur leurs expériences et les apprentissages qu’elles leur ont apportés, dans le cadre d’une évaluation.
L’évaluation combine ainsi deux axes. Le premier est quantitatif, avec un système de points attribués aux activités en fonction de leur durée et de l’effort requis. Le second est qualitatif, et repose sur des réflexions concernant les expériences réalisées et leur lien avec les compétences en santé mondiale et en responsabilité sociale.
Pour obtenir le certificat ÉRÉS, il faut accumuler un minimum de 50 points, soumettre les réflexions requises, et réaliser des activités relevant d’au moins trois des quatre domaines couverts par le programme. Une fois obtenu, le certificat constitue une reconnaissance que l’étudiant.e peut faire figurer sur son curriculum vitæ.
Le certificat permet de reconnaître les apprentissages réalisés en dehors des cours, notamment grâce au bénévolat, à l’implication communautaire, à la participation à des conférences, à la recherche ou à l’engagement environnemental.
D’étudiant.e au rôle d’ambassadeur.rice
L’implication peut également aller plus loin. Le BISM recherche des étudiant.e.s ambassadeur.rice.s afin de promouvoir l’engagement en santé mondiale, en responsabilité sociale, en santé autochtone et en santé planétaire. Ces personnes serviront d’intermédiaires entre le Bureau et la communauté étudiante. Cet engagement permet d’obtenir 15 points.
Pour occuper cette fonction, il faut notamment participer au programme, pouvoir s’engager jusqu’à la fin de l’année universitaire et y consacrer au moins 30 heures pendant les trimestres d’automne et d’hiver. L’une des places d’ambassadeur.rice est réservée à un.e étudiant.e en première année d’études.
Le programme offre aussi l’occasion de développer son réseau en entrant en contact avec des étudiant.e.s, des membres du corps professoral et des professionnel.le.s qui s’intéressent à l’amélioration de la santé et à l’équité, tant à l’échelle locale qu’internationale.
Une conception plus large de la santé
À travers les différentes activités présentées lors du dîner-causerie, le programme ÉRÉS propose ainsi une conception de la formation médicale qui va au-delà des seules connaissances cliniques.
Bien que le parcours ÉRÉS puisse varier d’une personne à l’autre, l’objectif reste le même : faire de l’engagement une partie de l’apprentissage et reconnaître des compétences acquises au-delà de la salle de classe.
