
Au-delà du sport : les intramuraux rapprochent les étudiants
Les ligues intramurales de l’Université d’Ottawa ont repris le 22 septembre, rassemblant des centaines d’étudiant·e·s dans plus de cinquante-cinq ligues par semestre. Au-delà de l’activité physique, elles sont ouvertes à tous les niveaux et offrent des occasions de rencontre et de socialisation sur le campus.
Crédit visuel : Élodie Ah-Wong – Directrice artistique
Sport et rencontres
Pour Bernardo Bianchi, étudiant de deuxième année en développement international et mondialisation, les ligues intramurales représentent d’abord une manière de pratiquer un sport qu’il aime. Il participe à des matchs de soccer les mardis et jeudis, notamment pour se changer les idées pendant les périodes de travaux et d’examens.
« J’adore jouer au foot et c’est bon pour se défouler pendant des périodes difficiles », explique-t-il. Selon lui, les liens formés dans une équipe peuvent aussi dépasser le cadre sportif. Après avoir rencontré des étudiant.e.s de différentes villes et de différents pays dès sa première année, Bianchi et ses nouvelles connaissances ont formé leur propre équipe. Cette expérience lui a également permis de côtoyer des personnes d’autres programmes, aux idées et aux modes de vie différents des siens.
Cette dynamique correspond à ce que constate Thalia Baptista, coordonnatrice adjointe des programmes intramuraux de l’Université d’Ottawa. Selon elle, les liens créés dans les ligues peuvent être particulièrement solides, y compris entre les personnes qui s’inscrivent seules.
« Les participant.e.s s’y inscrivent principalement pour avoir du plaisir, créer de bons souvenirs et rencontrer de nouvelles personnes », explique-t-elle. « J’ai même vu des participant.e.s qui se sont rencontré.e.s dans une ligue individuelle développer de vraies amitiés avant de former leurs propres équipes et de s’inscrire ensemble à d’autres ligues. »
Des freins à la participation
Certain.e.s étudiant.e.s hésitent toutefois à s’inscrire. Bianchi reconnaît que, « parfois, c’est la peur d’être jugé par des personnes qu’on ne connaît pas en raison de son niveau dans un sport ». Il encourage néanmoins les personnes intéressées à essayer, soulignant que les divisions permettent de choisir un niveau adapté, que l’on souhaite simplement s’amuser ou participer à une activité plus compétitive.
Alija Slapsys, étudiante de deuxième année en génie électrique, a elle aussi vécu cette appréhension. Elle a pratiqué le volleyball dans une équipe intramurale au trimestre d’hiver dernier. « Je n’ai pas participé à l’automne parce que j’attendais que quelqu’un m’invite dans son équipe », explique-t-elle.
Elle ajoute que la langue peut aussi constituer un obstacle à la participation. « Si je n’avais pas été bilingue ou si je n’avais pas pu parler en anglais, je me serais sentie moins à l’aise de participer aux intramuraux, car ils se déroulent surtout en anglais. »
Baptista rappelle toutefois que le programme propose différentes possibilités de participation.
« Il y a vraiment une place pour tout le monde », affirme-t-elle, soulignant que les ligues récréatives permettent d’apprendre un nouveau sport et de développer ses habiletés, peu importe son niveau d’expérience.
Un sentiment d’appartenance au cœur des ligues
Pour Slapsys, les intramuraux ont aussi été un lieu d’intégration où le sentiment d’appartenance ne dépend pas uniquement de la performance sportive. « C’est lorsque je me suis blessée au genou […] que j’ai réalisé que tout le monde me connaissait et me demandait comment j’allais. »
Pour Baptista, ce sentiment d’appartenance contribue à fidéliser les participant·e·s. « Les mêmes visages reviennent chaque semaine et une vraie petite communauté se crée autour des ligues », observe-t-elle. À son avis, ce sentiment d’appartenance compte autant que le sport lui-même, notamment pour les étudiant·e·s qui cherchent à s’intégrer dans leur nouvelle vie universitaire.
Selon Slapsys, l’esprit de compétition a davantage favorisé les rencontres que les tensions.
« Pour les personnes qui ont vraiment l'esprit de compétition, il y aura toujours des tensions, mais je retiens surtout les victoires et les bons moments passés ensemble. »
- Alija Slapsys -
Baptista distingue elle aussi deux ambiances selon le type de ligue. Dans les divisions compétitives, elle observe une plus grande intensité, particulièrement en fin de saison, lorsque les équipes se disputent une place en séries éliminatoires. À l’inverse, les ligues récréatives privilégient le plaisir, l’accueil et l’expérience collective.
Des expériences variées, une même communauté
Les intramuraux n’offrent pas une formule magique pour créer des amitiés durables, mais bien un espace où chacune et chacun peut, à son rythme, tisser des liens. Pour certain.e.s, une saison peut donner naissance à de nouvelles relations; pour d’autres, elle reste avant tout un moment de détente et de sport.
Grâce à la diversité de ses formats, le programme offre différentes façons de participer. Et si certaines rencontres s’arrêtent au coup de sifflet final, d’autres sont appelées à durer bien au-delà des ligues.
