Inscrire un terme

Retour
Affiche, Légendes de l'Olympia
Arts et culture

Dans les coulisses de Légendes de l’Olympia avec Sébastien Kanaan

Le 17 octobre, l’Auditorium des anciens de l’Université d’Ottawa accueillera Légendes de l’Olympia, un concert consacré à Édith Piaf, Dalida et Céline Dion. Le spectacle sera également présenté à la Cinquième Salle de la Place des Arts, à Montréal, le 24 octobre.

Crédit visuel : Courtoisie

Derrière cette production, se trouve Sébastien Kanaan, étudiant en physique et en génie électrique à l’Université d’Ottawa. De la sélection des artistes à la coordination de l’événement, il participe aux différentes étapes de la préparation du concert. La Rotonde s’est entretenue avec lui pour comprendre comment se construit un tel projet étudiant et ce qui se passe en coulisses avant le spectacle.

La Rotonde (LR) : Comment est née l’idée de Légendes de l’Olympia ?

Sébastien Kanaan (SK) :  Tout a commencé par ma passion pour la culture française et son histoire. J’ai toujours aimé la chanson française classique. C’est une musique qui me rappelle ma famille,  mon enfance et  de nombreux souvenirs. Je voulais partager cette expérience avec d’autres personnes.

Je me souviens d’avoir écouté ces chansons dans l’auto de mon père lorsque j’allais à l’école. En grandissant, elles ont fait partie de mon quotidien. Le fait de les reprendre aujourd’hui me permet de replonger dans mon enfance et de raviver cette nostalgie.

Je voulais aussi que ce spectacle crée un lien entre les générations autour de la chanson française, notamment avec des artistes comme Édith Piaf, Dalida et Céline Dion. Ces artistes représentent différentes époques, mais sont toutes devenues des icônes de la chanson francophone.

C’est donc un mélange de tradition, de romance et de chanson française classique.

LR : Quel est exactement votre rôle dans l’organisation du spectacle et quelles responsabilités avez-vous prises en charge depuis le début du projet ?

SK : Je suis l’organisateur. C’est moi qui ai eu l’idée du projet et qui ai commencé à chercher les artistes. Je voulais trouver des artistes qui, comme moi, ont un attachement particulier à cette musique et qui considèrent qu’elle occupe une place importante dans leur vie, notamment depuis leur enfance.

Je voulais aussi montrer aux jeunes que cette musique a toujours sa place aujourd’hui et qu’elle peut intéresser différentes générations.

C’est ainsi que j’ai trouvé le duo Pacifica ainsi qu’une chanteuse, qui participeront au spectacle. Ces artistes étudient tous et toutes à l’Université d’Ottawa,  dans le domaine de la musique classique. C’était donc une combinaison parfaite pour le projet.

J’ai ensuite commencé à organiser le spectacle à l’Université d’Ottawa. Nous allons également le présenter à Montréal, à la Place des Arts. Après avoir confirmé la participation des artistes et réservé les salles, j’ai commencé à travailler sur la logistique de l’événement.

LR : Quel a été le plus grand défi jusqu’à maintenant dans la préparation du spectacle ? 

SK : Le principal défi a été le marketing et la promotion du spectacle. Comme il s’agit d’un concept relativement nouveau à Ottawa, le public n’est pas nécessairement familier avec ce type d’hommage à la musique classique francophone. Il a donc fallu du temps pour faire connaître le projet et expliquer le concept au public.

LR : Vous êtes étudiant en physique et en génie électrique à l’Université d’Ottawa. Comment organisez-vous concrètement votre temps entre les cours, les travaux et la préparation du concert ?

SK : C’est assez exigeant d’avoir autant de responsabilités, surtout que je poursuis un double baccalauréat en physique et en génie électrique.

Mais je pense que j’ai développé assez tôt ma capacité à gérer mon temps. Depuis le début de mes études à l’Université d’Ottawa, j’ai dû apprendre à bien m’organiser.

Je dois simplement répartir mon temps et consacrer certaines périodes à mes études, d’autres à mon entreprise et au spectacle, et d’autres encore à ma vie personnelle.

LR : Qu’est-ce que l’organisation de ce concert vous a appris sur la production d’un spectacle que vous n’auriez pas appris en tant que spectateur ?

SK : J’ai réalisé qu’il existait une véritable communauté de passionnés de cette musique. Au début, je ne savais pas combien de personnes seraient intéressées par le spectacle au point d’acheter des billets, particulièrement chez les jeunes.

Mais je constate qu’il y a de plus en plus de jeunes qui s’intéressent à ce genre de musique et à ce que nous souhaitons faire découvrir à travers le spectacle.

Cela m’encourage beaucoup et me donne envie d’organiser davantage de projets comme celui-ci.

LR : Le concert aura lieu le 17 octobre. Qu’aimeriez-vous que le public retienne de cette soirée à la fin du spectacle  ?

SK : Pour moi, le plus important, c’est de faire vivre au public un voyage émotionnel.

Je veux que les gens ressentent quelque chose. Je ne veux pas qu’ils ressortent du spectacle exactement comme ils y sont entrés.

Je veux vraiment que les gens vivent une expérience marquante pendant le spectacle, qu’ils ressentent des émotions et qu’ils en gardent un souvenir particulier. C’est ce qui est le plus important pour moi.

Inscrivez-vous à La Rotonde gratuitement !

S'inscrire