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Étudiant.e.s au rallye du garage démarrage
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Trois minutes pour convaincre : le pari des étudiant.e.s au Rallye du Garage Démarrage

Organisée par le Carrefour de l’entrepreneuriat de l’Université d’Ottawa avec l’appui de Desjardins, la Journée du Rallye du Garage Démarrage a réuni, le jeudi 1er octobre, dix jeunes entreprises étudiantes. Les équipes ont présenté leurs projets devant un jury et le public afin de faire connaître leurs idées, de développer leur réseau et de tenter de remporter jusqu’à 15 000 $. 

Crédit visuel : Lise Birckel

Une soirée de pitchs et de rencontres

Au complexe STEM de l’Université d’Ottawa, les équipes n’ont eu que trois minutes pour présenter leur entreprise devant un jury composé de professionnel.le.s. de l’investissement, de l’entrepreneuriat, du milieu universitaire et des services financiers. L’événement visait surtout à mettre en valeur les entreprises accompagnées par le Garage Démarrage. Au-delà de la compétition, il permettait aux étudiantes et étudiants de recueillir des commentaires, de faire connaître leurs projets et d’établir des contacts avec des professionnel.le.s du secteur entrepreneurial.

Le Rallye illustre aussi les étapes nécessaires pour transformer une idée en entreprise : développer un produit, en tester l’utilité, trouver du financement et se constituer un réseau. C’est le rôle du Garage Démarrage, un programme de pré-accélération du Carrefour de l’entrepreneuriat.

Du mentorat au financement

Le programme s’adresse aux étudiant.e.s, aux diplômé.e.s et à d’autres membres de la communauté universitaire qui souhaitent développer une idée d’entreprise. Il accompagne les équipes, de l’identification d’un problème jusqu’à la création d’un prototype, puis à la mise en marché.

Les participant.e.s ont accès à du mentorat, à des formations, à des conseils spécialisés, à des espaces de travail et à des réseaux professionnels. Ces personnes peuvent aussi bénéficier de ressources sur le marketing, la vente, le financement et le développement de produits.

Selon Nolan Beanlands, directeur adjoint du Carrefour de l’entrepreneuriat, l’accompagnement repose notamment sur l’expérience de professionnel.le.s et d’entrepreneur.e.s. « On offre du mentorat avec des professionnels comme des comptables, des avocats, mais aussi avec des entrepreneurs qui ont déjà vécu les mêmes défis », explique-t-il.

Certaines entreprises peuvent également recevoir une aide financière allant de 5 000 $ à 12 000 $ pour amorcer leur développement. Cette aide peut servir à fabriquer un prototype, à réaliser des tests ou à préparer les premières étapes de la commercialisation.

De l’idée au prototype

Parmi les projets présentés, PocketLab Testing développe une solution de dépistage à domicile de certaines carences nutritionnelles, notamment en fer, en vitamine B12 et en vitamine D. Cofondée par Rawan Sakalla, étudiante en sciences biomédicales à l’Université d’Ottawa, l’entreprise travaille à la mise au point d’un test à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt.

« Il suffit de se piquer le doigt pour obtenir des résultats sur ses taux de fer et de vitamine B12 et D », explique-t-elle. Le test serait associé à une application mobile permettant de consulter et de suivre les résultats.

L’équipe a déjà créé un premier prototype grâce à près de 6 000 $ reçus de l’Université d’Ottawa. « C’était vraiment impressionnant de voir le prototype, d’abord sur l’ordinateur, puis de tenir le produit entre nos mains et de commencer les tests  », raconte Sakalla.

Entre études et entreprise, un parcours semé d’obstacles

Pour les entrepreneur.e.s aux études, développer une entreprise exige bien plus qu’une idée ou un prototype. Il faut concilier les études, la recherche de financement, le développement du produit et la préparation de sa mise en marché.

Sakalla, cofondatrice de PocketLab Testing, décrit ce défi : « J’étais à la fois étudiante, PDG de PocketLab, et en train de préparer mes demandes d’admission en médecine. Je devais donc apprendre à gérer mon temps entre toutes ces responsabilités. »

Pour Beanlands, les équipes doivent aussi vérifier que leur solution répond à un besoin réel. « Beaucoup d’entrepreneurs pensent pouvoir développer leur solution sans vraiment consulter les autres, puis valider leur produit par la suite », explique-t-il. Il conseille donc aux équipes d’échanger régulièrement avec leur clientèle potentielle et de partager leurs idées.

Le financement demeure également un enjeu, puisqu’il permet aux équipes de fabriquer un prototype, de réaliser des essais et de poursuivre le développement de leur produit. Le soutien offert par le programme peut alléger les coûts de démarrage, sans toutefois éliminer les incertitudes liées à la mise en marché.

Le réseau, un outil essentiel

Lajoie Josué Fungizi, étudiant en informatique venu assister à la soirée, estime que le réseautage est indispensable. « Tu peux avoir de bonnes idées, du talent et développer un bon produit, mais sans réseautage, ton entreprise risque d’échouer, même si ton idée est excellente », affirme-t-il.

Les contacts avec des entrepreneur.e.s, des investisseur.e.s et d’autres professionnel.le.s peuvent aider les équipes à présenter leurs projets, à vendre leurs produits et à éviter certaines erreurs au démarrage.

Pour les équipes présentes au Rallye, la soirée représentait donc moins un aboutissement qu’une étape de leur parcours. Après les pitchs, elles devront encore développer leurs produits, trouver leur clientèle et démontrer que leurs entreprises peuvent s’imposer au-delà du campus.

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