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Illustration avec une urne et un bulletin de vote
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Élections partielles du SÉUO : pleins feux sur la revendication et la francophonie

Le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) tient des élections partielles du 13 au 17 octobre pour pourvoir des sièges au conseil d’administration, au Sénat et au comité exécutif. Deux postes clés ont particulièrement retenu notre attention : la revendication et la francophonie.  

Crédit visuel : Nancy Mobindi

Quatre personnes candidates, dont deux qui briguent un nouveau mandat, se disputent les deux postes de commissaire à la revendication et aux affaires francophones lors des élections partielles du SÉUO. Les préoccupations étudiantes, la sécurité, les droits linguistiques et la vie francophone figurent, entre autres, au cœur de leurs programmes électoraux.

Des priorités différentes pour la revendication

Norah Bello, commissaire sortante à la revendication et candidate à un nouveau mandat,  veut poursuivre ses campagnes sur le logement, les transports, le climat et les relations gouvernementales. Après avoir occupé ce poste par intérim depuis le mois de mai, elle estime disposer des connaissances nécessaires pour poursuivre son travail.

« Je possède une excellente connaissance du portefeuille, je sais comment mobiliser nos partenaires et j’ai contribué à bâtir une identité forte pour chacune des campagnes que nous avons lancées », déclare-t-elle.

Par ailleurs, elle souhaite collaborer avec l’Ontario Undergraduate Student Alliance (OUSA) pour contester les changements apportés au Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO). Elle affirme également travailler à la  création d’une coalition avec les associations étudiantes du collège Algonquin, de La Cité Collégiale et des universités Carleton et Saint-Paul, pour défendre les intérêts des étudiants en matière de transport auprès de la Ville d’Ottawa et d’OC Transpo.

Bello ambitionne aussi de préparer un atelier sur les droits des locataires avec la Clinique d’aide juridique de l’Université, et de poursuivre la rédaction de rapports sur le logement. En matière de climat, elle défend le désinvestissement des combustibles fossiles, ainsi que le lancement d’une pétition et l’organisation d’une activité intitulée « Change de banque ».

 

Arman E, le seul candidat opposé à Norah Bello dans la course au poste de commissaire à la revendication, présente de son côté ses trois priorités : les liens sociaux, la sécurité et la capacité à affronter les défis universitaires. Il veut d’abord écouter les personnes étudiantes pour déterminer les actions à mener.

Il évoque l’insécurité ressentie par certaines personnes étudiants au centre-ville et propose de relayer leurs préoccupations lors des rencontres mensuelles du Service de police d’Ottawa. Pour lui, la sécurité et les relations sociales favorisent la confiance. Il affirme que les étudiants doivent pouvoir exprimer leurs idées librement et réaliser leur potentiel dans un milieu où ils se sentent entourés.

« Une fois élu, j’apporterai plus de sécurité et renforcerai les liens au sein de notre université afin que nous puissions tous réaliser nos rêves », promet-il. 

Bello mise sur les partenariats et les revendications politiques ; Arman E, sur l’écoute et le sentiment d’appartenance.

Pour une francophonie étudiante plus forte au quotidien

Jacob Pilon articule son programme autour de quatre verbes : « défendre, mobiliser, rassembler et outiller ». Il propose un bilan annuel du bilinguisme au SÉUO et un mécanisme de signalement des lacunes dans l’accès aux cours, aux documents et aux services en français.

« Mon projet repose sur une ambition claire, bâtir une francophonie étudiante plus forte, mieux représentée, mobilisée et pleinement respectée sur notre campus », soutient-il.

Il souhaite organiser un Forum semestriel sur l’avenir de la francophonie étudiante, offrir des formations pour les responsables francophones des gouvernements étudiants reconnus et assurer davantage de transparence sur les fonds disponibles. Il veut aussi soutenir les activités culturelles inclusives, combattre l’insécurité linguistique et clarifier les critères d’attribution de fonds. Fort de son expérience en représentation scolaire et communautaire, il mise sur une mobilisation collective.

 

Dan Ngenzi Ya Ruty, commissaire à la francophonie par intérim, défend une langue vécue au quotidien. « La francophonie à uOttawa ne devrait pas seulement être quelque chose qu’on célèbre à certains moments de l’année », explique-t-il.

Il dit vouloir poursuivre l’initiative « Espresso-toi en français », lancer le « Rendez-vous Franco », une nouvelle initiative pour créer des espaces où tous les niveaux de français sont les bienvenus, et proposer également des lieux où les étudiants peuvent s’exprimer en français, sans pression, y compris sur les campus de Lees et de Roger-Guindon. Il promet également un meilleur suivi des plaintes linguistiques, une foire de l’emploi francophone, du mentorat, des micro-subventions pour les projets francophones portés par les gouvernements étudiants reconnus et des tables rondes dont les résultats feraient l’objet d’un suivi public. Il souhaite ainsi lier la pratique de la langue aux études et à l’emploi.

Tous deux défendent les droits linguistiques. Pilon insiste sur la représentation et la transparence ; Ngenzi Ya Ruty, sur les activités de proximité et les perspectives professionnelles.

Du 13 au 17 octobre, comment voter ?

Le vote se déroule du 13 au 17 octobre 2026. Les personnes étudiantes peuvent voter en ligne en suivant le lien personnalisé envoyé à leur adresse courriel de l’Université d’Ottawa. En cas de difficulté lors du scrutin, le bureau électoral est joignable à elections@seuo-uosu.com .

Entre défense des droits, sécurité, accès au français et perspectives professionnelles, les personnes étudiantes de premier cycle sont invitées à choisir les programmes qui correspondent le mieux à leurs aspirations et à leur quotidien.

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