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Photo de Emma Raphaelle
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La présidente de la FJCF appelle à faire entendre la voix de la jeunesse

La Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) veut comprendre les facteurs qui influencent l’engagement citoyen des jeunes francophones en situation minoritaire. Elle souhaite recueillir des données pour orienter ses actions et sensibiliser les organismes et les décideurs. Emma Raphaëlle, présidente de la Fédération, aborde les objectifs de cette initiative et les défis de la participation des jeunes.

Crédit visuel : Jean-François Bergeron (Courtoisie)

La Rotonde (LR) : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer le rôle de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) ?

Emma Raphaëlle (ER) : Je suis Emma Raphaël, la nouvelle présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française. Je suis étudiante en quatrième année du programme d’éducation secondaire à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

La FJCF représente la jeunesse francophone en situation minoritaire. Notre conseil de direction regroupe des représentants des provinces et des territoires, à l’exception du Québec. Notre responsabilité est de nous assurer que la voix des jeunes francophones de partout au Canada soit entendue, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale.

LR : Quels sont les principaux défis auxquels la Fédération est confrontée aujourd’hui ?

ER : Les organismes à but non lucratif, y compris ceux qui s’adressent aux jeunes, éprouvent encore des difficultés à obtenir des ressources et du financement. Nous cherchons constamment des moyens de les aider.

Nous voulons montrer l’importance de la gouvernance jeunesse et faire comprendre que les organismes jeunesse doivent être associés aux prises de décisions.

Nous aidons d’autres organismes à faire participer les jeunes à leurs activités et à leurs prises de décisions. Il est important de les écouter et de les valoriser, car leurs opinions sont aussi précieuses que celles des adultes.

LR : En quoi consiste précisément le Baromètre jeunesse sur l’engagement citoyen et quels sont ses principaux objectifs ?

ER : Le Baromètre jeunesse sur l’engagement citoyen est une priorité pour le conseil de direction, qui souhaite comprendre les obstacles à l’engagement des jeunes ainsi que leurs motivations, pour mieux les accompagner. Il découle d’une consultation menée l’année dernière.

Nous avons reçu plus de 500 réponses au sondage.

Notre démarche comprend plusieurs étapes, notamment rencontrer les jeunes et présenter les données à des organismes pour déterminer comment ils peuvent soutenir leur engagement.

Pour moi, les enjeux qui touchent la jeunesse concernent tout le monde.

Ces résultats nous aideront à créer des ressources adaptées aux besoins des jeunes de chaque province et territoire.

LR : Comment comptez-vous utiliser les résultats de cette enquête pour influencer les décisions des élus et des responsables politiques ?

ER : Nous partageons largement les données que nous recueillons. Statistique Canada ne produit pas suffisamment de données propres à la jeunesse francophone en situation minoritaire, d’où l’importance de notre travail.

Nous souhaitons diffuser nos résultats le plus largement possible pour que les décideurs comprennent la réalité des jeunes.

Nous les partageons avec les responsables fédéraux des dossiers de la jeunesse et de la francophonie, ainsi qu’avec les élus provinciaux, pour qu’ils comprennent mieux les besoins des jeunes, les ressources qui leur manquent et les difficultés de financement.

Ces données appuient nos revendications en montrant comment les gouvernements peuvent mieux soutenir la jeunesse francophone.

LR : Quelles actions concrètes la Fédération envisage-t-elle de mettre en place à la suite de cette consultation ?

ER : Notre plan d’action prévoit des rencontres avec les jeunes et les organismes qui les soutiennent. Nous cherchons à créer des liens entre les organismes jeunesse et les autres organismes communautaires.

Nous souhaitons aider les jeunes à poursuivre leur engagement après avoir quitté les organismes jeunesse. Nous voulons faciliter leur transition vers d’autres organismes pour qu’ils continuent à contribuer à leur communauté.

Nous allons rencontrer les élus pour leur présenter les besoins du milieu communautaire en matière de financement et de ressources.

LR : Comment la FJCF entretient-elle ses liens avec les jeunes francophones des différentes provinces et territoires du Canada ?

ER : Nous sommes en contact avec les jeunes grâce à nos organismes régionaux et territoriaux qui sont représentés au conseil de direction par des membres des provinces et des territoires.

Nous sommes également présents sur Instagram, Facebook et TikTok, où les jeunes peuvent nous suivre pour s’informer sur nos activités. Pour le Baromètre jeunesse, nous avons diffusé le sondage sur diverses plateformes afin de toucher un public plus large.

Nous avons proposé un questionnaire d’environ dix minutes et organisé un tirage  de cartes-cadeaux pour inciter les gens à y répondre. Nous continuons de privilégier les liens avec les organismes jeunesse locaux pour mieux comprendre leurs réalités.

LR : Pour conclure, quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes francophones qui hésitent encore à s’engager dans leur communauté ?

ER : Je crois fermement que la voix de la jeunesse est cruciale et doit être entendue.

Notre opinion ne doit pas être sous-estimée en raison de notre jeune âge. Nous payons des impôts, travaillons et possédons des biens, tout comme les autres.

Les jeunes sont des leaders et des travailleurs engagés dans leur communauté. Ils veulent s’impliquer, mais font face à des obstacles que notre sondage vise à mieux comprendre.

Si vous êtes jeune et que vous cherchez à vous impliquer dans votre communauté francophone en situation minoritaire, la FJCF est là pour vous aider. Nous travaillons à créer des ressources pour vous soutenir.

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