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Évènement Hack the hill III
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Hack the Hill III transforme l’Université d’Ottawa en laboratoire technologique

L’Université d’Ottawa a accueilli Hack the Hill III, un hackathon gratuit organisé par le Réseau technologique de la capitale  du 25 au 27 septembre. Pendant 48 heures, 299 participant.e.s ont développé 99 projets technologiques, dont plus de la moitié étaient issus de l’université d’Ottawa, avec pour objectif de transformer une idée en prototype concret, tout en rendant l’innovation accessible aux débutant.e.s.

Crédit visuel : Lise Birckel – Journaliste 

Hack the Hill III, dans la lignée des hackathons étudiants

Issu de la fusion des mots anglais hack et marathon, le terme « hackathon » désigne un événement au cours duquel des équipes travaillent de manière intensive, pendant une période limitée, afin de concevoir un prototype ou de résoudre un problème. Apparue en 1999 dans la communauté du logiciel libre, cette formule ne renvoie pas au piratage informatique, mais désigne plutôt une approche créative et exploratoire de la programmation. 

À Hack the Hill III, les étudiant.e.s ne viennent donc pas simplement programmer pendant un week-end. Réuni.e.s en équipes, ils.elles doivent imaginer une solution à un problème concret, puis tenter de la transformer en prototype fonctionnel. L’événement mise sur la technologie civique, soit l’utilisation d’outils numériques pour répondre à des besoins collectifs, et sur l’apprentissage par la pratique.  

Entre les périodes de travail, les étudiant.e.s ont l’occasion de rencontrer d’autres équipes, de faire du réseautage, d’échanger avec des mentors et des représentant.e.s  d’entreprises. Les 299 participants, dont 163 de l’Université d’Ottawa, venaient de différents programmes. Cette diversité de disciplines permet notamment de concevoir des projets centrés sur l’expérience utilisateur, l’éducation et l’impact social.

Une initiative d’étudiant.e.s passionné.e.s

L’événement est organisé par le Réseau technologique de la capitale , un organisme dirigé par des étudiant.e.s, dont les coprésidents sont Daniel Thorp, étudiant en dernière année de génie logiciel, et Agam Singh, étudiant en génie informatique, à l’Université d’Ottawa. Pendant des mois, une équipe d’une trentaine de personnes a travaillé dans les coulisses, épaulée par une quinzaine d’autres personnes présentes durant le week-end. Ces derniers se sont répartis entre plusieurs pôles : logistique, développement, partenariats, communications, finances et programmation communautaire. 

Derrière cette organisation étudiante se trouve toutefois un défi financier important. Comme l’événement est gratuit pour les participant.e.s, le comité doit réunir suffisamment de fonds pour couvrir les dépenses, une recherche de financement qui peut parfois être complexe, selon Daniel Thorp. 

« Ce hackathon est une démonstration de libre arbitre. Ces étudiant.e.s […] ont travaillé sans relâche pour mettre cet événement sur pied à partir de rien », explique Thorp, qui terminera bientôt ses études et appelle les participant.e.s à rejoindre l’équipe pour assurer la relève. Pour lui, la priorité est claire : « L’objectif principal est de donner aux étudiant.e.s l’occasion de passer de l’idée à quelque chose de concret. » Il espère surtout que les participant.e.s repartiront avec davantage de confiance en eux.elles :

« Si quelqu’un repart dimanche en se disant : “Je ne savais pas que j’étais capable de construire ça en une fin de semaine”, je pense qu’on a réussi une partie importante de notre mission. »

Daniel Thorp - coprésident 

Des partenaires pour rapprocher les étudiant.e.s du monde professionnel

Hack the Hill ne repose pas seulement sur l’énergie de ses organisateurs.trices étudiant.e.s : des entreprises y voient aussi une occasion de rencontrer la relève technologique. Parmi elles,  Ciena était présente. L’entreprise de télécommunications développe notamment des équipements pour le transport de données sur les réseaux. 

Pour Jatin Jain, ingénieur logiciel chez Ciena, l’expérience ou la maîtrise immédiate de toutes les compétences techniques ne sont pas les seuls critères à considérer. « Les meilleures personnes à embaucher sont les personnes qui sont jeunes, qui veulent travailler et faire une différence », affirme-t-il. Selon Thorp, les qualités mises de l’avant durant le hackathon sont la capacité d’apprentissage, la collaboration et la capacité d’adaptation face à un problème. Elles correspondent aussi à celles recherchées dans le monde professionnel.

Ciena n’était pas la seule organisation associée à l’événement. CGI, une firme de services-conseils en technologies de l’information et en gestion, proposait un défi inspiré d’un scénario d’entreprise fictif. MathemaTech, une petite entreprise spécialisée dans le soutien scolaire, les services technologiques et la formation, remettait, quant à elle, un prix au meilleur projet lié à l’éducation. 

Étudiant.e.s lors du hackaton Hack The Hill à uOttawa

299 participant.e.s, dont plus de la moitié était issus de l'université d'Ottawa, ont développé 99 projets technologiques avec pour objectif de transformer une idée en prototype concret.

L’équipe formée d’Ardin Lim, Miller Ding, Damien Lan et Matthieu Wong a remporté le défi général avec Dx, une plateforme de simulation médicale destinée aux  étudiant.e.s en médecine. Les utilisateur.trice.s peuvent interagir vocalement avec un patient virtuel pour recueillir des symptômes et proposer un diagnostic. La plateforme fournit ensuite une rétroaction sur leur raisonnement et les indices qu’ils auraient pu négliger.

GymLens, deuxième au classement, utilise la caméra d’un téléphone ou d’un ordinateur pour analyser et compter les mouvements pendant un entraînement ainsi que fournir une rétroaction vocale. Babbli, un simulateur de conversations pour l’apprentissage des langues, a terminé au troisième rang du défi général.

Ces projets illustrent la diversité des solutions développées pendant le hackathon, allant de la formation médicale à l’apprentissage des langues. Mais au-delà des prix et du classement, Hack the Hill III laisse surtout derrière lui des étudiant.e.s qui ont appris, en 48 heures, à transformer une idée en projet concret, à travailler avec des personnes d’autres disciplines et à imaginer des façons dont la technologie peut servir l’intérêt public. 

Une fois le dernier prototype présenté et les salles de l’Université d’Ottawa vidées, le coprésident Thorp, pour qui l’aventure touche à sa fin, dit souhaiter que des personnes manifestent leur intérêt afin de reprendre les rênes de ce laboratoire technologique éphémère et permettre qu’une quatrième édition voit le jour.

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