La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.
Une

Deuxième accusation d’espionnage contre l’administration de l’U d’O

par Creative Commons.

L’organisation politique Les Amis canadiens de la Birmanie (AcB) accuse l’U d’O d’avoir orchestré une opération d’espionnage à son endroit en 2007. Ce groupe d’opposition à la junte militaire au pouvoir en Birmanie a déposé une plainte à l’ombudsman provincial dans le dossier.

L’AcB a eu accès à des courriels échangés entre différents acteurs de l’administration universitaire au sujet d’une conférence organisée en décembre 2007 sur les liens entre le financement du pavillon Desmarais et des violations des droits humains en Birmanie par Total, une pétrolière française.

«C’est gentil de notre part de leur laisser utiliser le pavillon Desmarais», ironise Bruce Felthusen, alors vice-recteur aux relations universitaires, pour lancer le fil des discussions sur le sujet. «Je ne peux pas y croire», répond alors Gilles Patry (alors recteur de l’U d’O) avant de proposer de surveiller l’activité.

C’est toutefois Victor Simon, vice-recteur aux ressources de l’Université, qui soulève le plus de questions en mentionnant «d’autres intérêts» qui devraient guider l’Université, en compétition avec la liberté d’expression et de débat. «N’y a-t-il pas un risque que l’on puisse être poursuivis pour libelle diffamatoire? N’avons-nous pas la responsabilité d’amoindrir ce risque?» écrit-il, avant de poursuivre: «Je sais que ce genre de réflexion entre en conflit avec d’autres valeurs qui nous sont chères dans le milieu universitaire, mais nous avons d’autres intérêts en jeu dans le dossier.»

Le fil des courriels montre que Claude Giroux, directeur du Service de protection, a reçu un rapport d’un employé qui s’est servi du réseau social Facebook afin de connaître l’identité des individus qui comptaient être présents. Le Service de protection aurait même échangé des captures d’écran issus de ce site.

«L’administration a fait preuve de diligence, a examiné et évalué les risques, incluant ceux liés à la sécurité. La conférence a eu lieu et des mesures de sécurité ont été prises afin d’assurer la sécurité de tous. L’U d’O a toujours fait la promotion et s’est toujours portée à la défense de la liberté d’expression», a expliqué Vincent Lamontagne, porte-parole de l’U d’O, au National Post.

Ces accusations sont lancées quelques semaines seulement après l’affaire Maureen Robinson, dans laquelle Denis Rancourt, professeur de physique renvoyé en 2009, accuse l’U d’O d’avoir fait appel aux services de la journaliste du Fulcrum pour colliger de l’information sur ses activités. Robinson et l’U d’O démentent ces accusations.

Une augmentation des frais de scolarité prévisible, malgré l’opposition étudiante

par Federico Carvajal.

L’opposition unanime des associations étudiantes, les protestations sur place et la tête de palmarès obtenue par l’Ontario en termes de frais de scolarité n’y auront rien changé : le Bureau des Gouverneurs (BDG) de l’Université d’Ottawa a adopté, mardi soir dernier, une hausse significative de la facture étudiante.

En effet, c’est par une forte majorité que l’instance suprême en matière de finances et de gestion à l’Ud’O a adopté la proposition de l’administration universitaire pour une augmentation de 4% des frais de scolarité pour les étudiants déjà inscrits, sauf dans le cas des facultés professionnelles (médecine, dentisterie et droit) qui voient leurs frais augmenter de 8%.

Ces augmentations engrangeraient des revenus additionnel de 8M$ pour l’institution selon Victor Simon, vice-recteur aux ressources. «Le grand manitou des budgets» a cependant indiqué que la hausse proposée n’atteint pas le plafond de 5% fixé par le gouvernement ontarien.

Fidèles à leur habitude, la FÉUO et la GSAÉD ont chacune envoyé un représentant afin de plaider leur cause devant les Gouverneurs de l’Université. Gaétan-Philippe Beaulière, commissaire à l’externe pour la GSAÉD, a notamment dénoncé des augmentations de frais qui atteignent, selon lui, 36% depuis 2002. «C’est indécent de piger dans la poche des étudiants pour régler des problèmes de déficits structurels de l’Université. C’est tout simplement inacceptable.»

En plus de dénoncer véhément le montant des hausses et l’impact de celle-ci pour leurs membres, les deux Beaulière et Seamus Wolfe (représentant de la FÉUO) ont condamné l’administration de l’Ud’O pour présenter, chaque année, la hausse des frais comme l’unique voie possible à emprunter. «Ils n’osent pas remettre en question ce que l’administration centrale dit. Même si l’administration leur demande de prendre une décision à l’aveugle. Ils doivent augmenter les droits de scolarité sans savoir qu’est-ce qu’on va faire avec cet argent-là», a indiqué Beaulière au quotidien Le Droit.

Plusieurs dizaines d’étudiants étaient présent sur les lieux afin de faire entendre leur mécontentement face aux hausses. Les «honte» ont fusés tout aux long du débat.

-Source des citation : Jonathan Blouin, Le Droit

DeAveiro quitte aussi le navire, l’hémorragie continue

par Mathieu Langlois.

Après l’entraineur-chef de l’équipe de football masculin Denis Piché et l’entraineuse de l’équipe de hockey féminin Shelley Coolidge, c’est au tour de Dave DeAveiro de quitter le navire des Gee-Gees. Celui qui a été choisi trois fois entraineur de l’année de sa division travaillera plutôt pour l’Université McGill à partir de l’an prochain. Selon une déclaration rapportée dans le Ottawa Citizen, l’institution montréalaise lui aurait fait une «meilleure offre».

DeAveiro profite de son départ pour critiquer le financement des équipes sportives à l’Université d’Ottawa. «J’ai continué d’espérer qu’à un moment donné, l’école mettrait plus d’argent dans notre programme et investirait un peu dans mon avenir, en termes de volonté de m’avoir et de me garder ici», a-t-il déclaré. DeAveiro aurait mentionné les obligations de collecte de fonds comme étant un poids lourd à porter.

Investissement douteux : l’ensemble du document

Afin de se plier à des demandes répétées et de vous fournir une couverture toujours plus complète, La Rotonde publie aujourd’hui les documents complets qu’elle a obtenu par la loi d’accès à l’information concernant les investissements de l’Université d’Ottawa.

Ces données ont déjà fait l’objet d’un article d’analyse poussé par Anaïs Elboujdaïni, chef de pupitre Actualités.

Investissements - Université d’Ottawa

L’U d’O fait 25% plus de riches que l’an dernier

par Image libre de droit.

Malgré les coupes budgétaires de 5% du budget total de l’Université demandées par le recteur Allan Rock, l’U d’O a remis des salaires de 100 000$ et plus à 861 individus en 2009, soit une augmentation de 25% par rapport aux 685 de l’année 2008.

Parmi les neuf personnes les mieux payées à l’U d’O, on retrouve une seule femme, Mona Nemer, vice-rectrice à la recherche. Gilles Patry, qui a quitté son siège de recteur l’été 2008, a tout de même reçu un salaire de 351 120$, ce qui le place au troisième rang des personnes les mieux payées. Robert Major, ancien vice-recteur aux études, s’y retrouve aussi, en compagnie de son successeur, François Houle.

Le salarié le mieux payé de l’Université d’Ottawa est son recteur lui-même, Allan Rock, qui a reçu près de 400 000$ en 2009.

Les dix salariés les mieux payés de l’Université sont:

Allan Rock - 394 999,92$
Jacques Bradwejn - 382 849,92$
Gilles Patry - 351 120$
Robert Major - 265 000,08$
Mona Nemer - 261 041,83$
Victor Simon - 259 999,92$
Éric Poulin - 252 500,03$
François Houle - 227 500,08$
Micheal Kelly - 226 687,44$
Daniel Figeys - 226 296,72$

La liste complète.

LETTRE : Cher franco

par Indica.

Parlons franco. Franco comme dans: francophonie, francophone ou francopholie. Franco- français, disons. Le jeudi 25 mars dernier avait lieu le Gala des bénévoles de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). Ceux qui s’impliquent, ceux qui illuminent la vie étudiante. On les félicitait, lors de cette soirée assez chic. En fait, on les remerciait. Malheureusement, la présente ne concerne pas les bénévoles. À vrai dire, ça ne les exclut pas non plus.

Il y a quelques semaines de cela, La Rotonde sortait un dossier assez révélateur de la situation des francophones à l’Université d’Ottawa. La minorité linguistique présente du côté des «Français» versus les «Anglais». Le journal indépendant francophone de l’U d’O ne s’est pas gêné pour lancer des flèches à Seamus Wolfe et à sa meute, la FÉUO, dans le dossier des conférenciers, entre autres. La Fédération étudiante, a-t-on noté, invite plus de conférenciers qui communiquent dans la langue de Shakespeare. Pas correct. Vous, francophones, êtes déçus, frustrés et révoltés. J’exagère à peine. Eh bien voilà que la FÉUO et son vice-président aux activités sociales, Alexandre Chaput, réservent un coup de circuit. Un home run, mes amis. Lors de ce fameux Gala des bénévoles, Chaput annonce que les Trois Accords offriront une prestation. Pas pire. Les Trois Accords, ce n’est pas banal du tout. Personnellement, ce n’est pas mon groupe préféré. Cela n’enlève absolument rien à leur talent, bien évidemment. Ces gars-là ont du talent et une certaine notoriété. Récipiendaires du Félix du meilleur album de l’année pop-rock au Gala de l’ADISQ en 2007, tenez-le-vous pour dit, ce ne sont pas des no name. Ce groupe québécois s’est même un jour offert le Centre Bell à Montréal.

Alexandre Chaput a pensé franco pour cette soirée des bénévoles. Inviter les Trois Accords, c’est du temps, beaucoup de temps, et, bien sûr, de l’argent. «J’ai travaillé facilement trois semaines pour convaincre leur agent. On n’avait pas un budget incroyablement élevé pour ce gala et on voulait quand même sortir un gros coup. On a quand même doublé l’offre [précédente] pour les avoir ce soir», explique le v-p aux activités sociales. Doubler l’offre, c’est combien, ça? «Je peux pas dire le montant, disons dans les quatre chiffres», enchaîne Chaput. Et le résultat? «Vraiment décevant! La FÉUO a écouté les francophones, on a travaillé pour eux, on leur amène les Trois Accords et il y a quoi, 25 personnes qui dansent. C’est plate», a-t-il conclu. Il faut en conclure que les francophones ont simplement dit non à la démarche d’Alexandre Chaput, c’est triste.
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Les étudiants font taire Coulter

par Mathieu Langlois.

La pression s’est finalement faite trop forte: Ann Coulter a annulé son intervention controversée au pavillon Marion de l’Université d’Ottawa, pour le plus grand plaisir de ses nombreux détracteurs sur le campus.

«Plusieurs choses vont arriver ce soir», avait confié à La Rotonde une militante anti-Coulter dès le début des évènements. Ce fut effectivement le cas, à l’exception de ce qui devait être l’élément central de cette soirée.

Ezra Levant, l’avocat polémiste chargé de faire l’introduction de Coulter, a annoncé que le Service de la protection du campus avait averti la conférencière que sa sécurité physique pouvait être mise en danger si elle livrait son allocution.

À l’intérieur, des adultes dépassant la cinquantaine applaudissaient à tout rompre à chacune des phrases de Levant, qui fustigeait l’Université d’Ottawa et les manifestants. Les étudiants étaient très clairement minoritaires dans l’auditorium, filtrés par un processus d’inscription obligatoire plusieurs jours à l’avance.

À l’extérieur, une foule bigarrée composée en majorité d’étudiants criait des slogans de victoire après l’annonce de l’annulation. Les manifestants ont entonné des “This is what free speech looks like” («Voilà à quoi ressemble la liberté d’expression») et des “Ann Coulter has got to go” («Ann Coulter doit s’en aller») en chaîne, jusqu’à faire entendre leurs voix dans l’auditorium.

La Presse canadienne annonçait que «des milliers» de personnes manifestaient devant Marion, un constat clairement exagéré, selon les observations de La Rotonde.

BLOGUE EN DIRECT|Houle prévient Coulter: «Pesez vos mots»

par Flickr.

Dans une lettre adressée à la très controversée Ann Coulter, le vice-recteur aux études de l’U d’O, François Houle, lui propose de se «renseigner, si nécessaire, sur ce qui est acceptable au Canada, et de le faire avant [son] arrivée ici». En effet, le National Post d’aujourd’hui publie en version intégrale une missive d’avertissement envoyée par Houle à la polémiste, conférencière et auteure ultra-conservatrice. «Je vous demande donc, pendant que vous êtes une invitée sur ce campus, de peser vos mots avec le respect et la civilité à l’esprit», continue Houle.

Par ailleurs, la FÉUO s’est officiellement positionnée contre la venue de Coulter lors de la séance de son Conseil d’administration hier soir. Selon Michèle Lamarche, vice-présidente aux affaires étudiantes, la conférencière menacerait le respect d’un environnement égalitaire sur le campus.

Depuis qu’elle sévit dans les médias, Coulter a signé des livres tels que «Si les démocrates avaient un cerveau, ils seraient républicains» et a appelé le gouvernement américain à «envahir leur pays, tuer leurs dirigeants et les convertir au christianisme» en référence aux terroristes du 11 septembre 2001. Elle est de plus citée dans le National Post pour considérer l’usage du français au Canada comme une bonne raison de se moquer du pays.

La Rotonde bloguera l’évènement en direct.

Les hommages pleuvent sur Gibson-Bascombe

par Jessica Rose.

La saison de basket-ball masculin est bel et bien terminée pour les Gee-Gees, mais leur joueur étoile, Joshua Gibson-Bascombe, reçoit toujours des honneurs pour son parcours incroyable. En effet, Gibson-Bascombe, qui en était à sa dernière année au sein du Gris et Grenat, a été sélectionné pour faire partie de la première équipe d’étoiles du Sport interuniversitaire canadien (SIC). De plus, il a échappé de justesse le titre de joueur de l’année du SIC, qui a finalement été décerné à Josh Whyte de l’Université de la Colombie-Britannique, indique un communiqué du Service des sports de l’U d’O.

Néanmoins, Gibson-Bascombe étant l’un des meilleurs marqueurs du circuit interuniversitaire cette année, il a été sélectionné pour l’obtention du prix Mike-Moser, qui récompense le meilleur compteur de l’année du SIC.

Oui au laissez-passer universel et à l’ombudsman

Les étudiants des deuxième et troisième cycles se sont montrés majoritairement favorables à la création d’un laissez-passer universel avec 210 votes pour et 148 contre. Quant au financement du Bureau de l’ombudsman, 239 étudiants se sont montrés favorables tandis que 116 ont rejeté la cotisation de 0,95$.

Le taux de participation aux élections de l’Association des étudiants diplômés a accusé un léger recul par rapport à l’an dernier; seulement 7,8% des 4800 étudiants des cycles supérieurs sont se présentés aux urnes, comparativement à 8% en 2009.

La directrice générale des élections, Désirée Lamoureux, se dit tout de même satisfaite et explique que la faible participation est en partie dû au fait que la plupart des postes n’étaient convoités que par un seul candidat.

Seul siège contesté au conseil exécutif, le poste de commissaire aux finances, a été remporté par Joshua Hambleton avec 176 voix contre 99 pour Travis Davidson.

Patrick Imbeau, Sean Kelly, Caroline Bouchard et Guillaume Lemieux viendront compléter le conseil exécutif.
Au Sénat, Viva Dadwal a remporté le siège réservé aux étudiants des humanités avec seulement neuf votes de plus que Parastoo Jamshidi. Joseph Hickey sera également représentant au Sénat pour les étudiants en sciences.

Résultats complets:

Référendums

Ombudsman:
Oui: 239
Non: 116

Laissez-passer universel
Oui: 210
Non: 148

Conseil exécutif

Commissaire à l’externe:
Patrick Imbeau:
Oui: 241
Non: 28

Commissaire à l’interne:
Sean Kelly:
Oui: 282
Non: 44

Commissaire aux finances
Travis Davidson: 99
Joshua Hambleton: 176

Commissaire à la vie étudiante :
Guillaume Lemieux
Oui: 305
Non: 30

Commissaire aux affaires universitaires
Caroline Bouchard:
Oui: 296
Non: 25

Sénat
Humanités:
Viva Dadwal: 29
Parastoo Jamshidi: 20

Sciences:
Joseph Hickey:
Oui: 54
Non: 25

Rock satisfait du budget fédéral

Le Recteur de l’Université d’Ottawa a signé une lettre conjointe avec 13 de ses homologues dans la Gazette d’hier. En effet, les recteurs et principaux des plus grandes universités de recherche du Canada ont tenu à s’exprimer sur le budget fédéral. Pour eux, à l’heure ou les autres pays coupent dans leur système d’éducation postsecondaire, la proposition de Stephen Harper est satisfaisante.

«Nous croyons essentiel de reconnaître que, dans ce budget, les universités se sont vu offrir un soutien important pour renforcer leurs missions fondamentales, avec de nouveaux outils très utiles pour les faire évoluer sur plusieurs fronts stratégiques», peut-on lire dans le texte commun.

On peut lire la lettre (en anglais) ici.

Accès au campus : Les syndicats étudiants grognent

par Archives.

La FÉUO, la GSAÉD et le SFPC2626, le Syndicat des étudiants-employés de l’Université ont fait part, hier, de leur mécontentement face aux avis d’empiètement appliqué dans leurs bureaux, comme ce fut le cas pour Marc Kelly le 2 février dernier. La lettre adressée au recteur Rock exprime le refus de «l’application des avis d’accès sans autorisation émis par l’Université d’Ottawa aux locaux et autres espaces du campus dont [ils sont] les locataires». Ces avis indiquent aux individus à qui on les émet qu’ils ne sont plus les bienvenus sur le terrain de l’Université. Au début du mois dernier, Seamus Wolfe, président de la FÉUO, s’était fait arrêter tout près du Centre universitaire en tentant d’expliquer à un agent de police que l’occupant du Centre de recours étudiant était la FÉUO, et non l’Université, invalidant du coup l’application de l’avis.

«En vertu des principes fondamentaux à la base même de nos organisations respectives, nous avons non seulement la ferme volonté de donner à tous nos membres accès à nos locaux, mais aussi l’obligation de le faire», justifient les trois organisations.

Lettre des syndicats sur l’accès au campus

C.A. en direct

Free video chat by Ustream

Wolfe: «J’ai été forcé de croire qu’il voulait garder les détails de sa démission privés»

par Mathieu Langlois.

La réaction de Seamus Wolfe vient de tomber.

Chers étudiant.e.s,

Le matin du 3 février, en arrivant au bureau j’ai trouvé une lettre de démission écrite par Julien de Bellefeuille, qui comprenait un seul paragraphe expliquant sa démission. Une lettre semblable fut laissée au bureau des élections qui indiquait sa démission sans donner de détails sur les motivations de sa décision.

Depuis avoir reçu la lettre de Julien, je n’ai eu aucune interaction avec lui. Je n’ai eu aucune autre information concernant sa décision. Puisqu’il avait choisi de ne pas inclure de justification dans sa lettre publique laissée au bureau des élections, j’ai dû en déduire qu’il souhait garder les détails de sa démission confidentiels.

J’ai beaucoup de respect pour le travail, l’éthique et le professionnalisme de Julien. J’ai donc choisi de respecter sa confidentialité en ne révélant pas les détails limités contenus dans la lettre de démission qu’il m’a laissée. De plus, il n’est pas pratique courante à la FÉUO, ou dans toute autre organisation, de révéler les détails d’une démission, à moins que ce soit clairement souhaité par son auteur.

Je voudrais rappeler au Conseil d’administration et aux candidat.e.s de l’élections que le Comité des élections a fait plus de 40 décisions dans deux élections différentes que nous avons supervisé cette année. À ce jour, aucune de nos décision n’a été portée en appel au comité d’arbitrage étudiant. Il n’y a pas de meilleure indication d’impartialité et de transparence quant aux actions du Comité des élections cette année.
 Sincèrement,

Seamus Wolfe
 Président

CA: Gélinas-Faucher veut changer la FCÉÉ

par CUP.

Bruno Gélinas-Faucher, candidat défait à la présidence de la FÉUO, présentera dimanche quatre projets de résolution qui, s’ils sont adoptés par le Conseil d’administration, seront débattus à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ). Les deux premiers sont des résolutions de fond qui guideraient globalement l’action de la FCÉÉ, alors que les deux derniers modifieraient directement et concrètement les règlements de l’organisation.

Si elle est adoptée, la nouvelle résolution 37 apportée par Gélinas-Faucher imposerait un devoir de transparence à l’organisation en exigeant qu’elle transmette «le plus d’information possible concernant la gestion de la Fédération aux membres individuels» en plus de mettre de l’avant le principe d’imputabilité pour les décisions prises. L’autre résolution permanente proposée veut limiter «l’utilisation abusive des tribunaux» par la FCÉÉ.

En ce qui a trait aux modifications aux règlements de l’organisation, celles-ci annuleraient les effets de la fameuse «motion 6» adoptée en novembre dernier, laquelle augmente les conditions préalables à un référendum de désaffiliation. De plus, Gélinas-Faucher propose d’instaurer la nécessité de remettre une pétition signée par 10% de la population étudiante pour tenir un référendum d’affiliation. Actuellement, ce processus est possible par simple décision du Conseil d’administration, comme ce fut le cas pour la FÉUO.

Autres affaires

En plus de ces quatres propositions, le CA de la FÉUO se penchera sur plusieurs autres dossiers sujets à controverse.

D’abord, à travers le brouillard total qui entoure présentement le travail du Comité d’arbitrage étudiant, les administrateurs seront invités à élire de nouveaux arbitres au point 9.7 de la réunion.

Au point d’ordre suivant, c’est le Comité des élections de la FÉUO qui fera son rapport. Après les accusations du directeur des élections démissionnaire Julien de Bellefeuille à l’endroit de Seamus Wolfe, le débat pourrait être des plus bouillants.

Finalement, le Comité disciplinaire de la FÉUO présentera aussi son rapport concernant les plaintes portées par deux étudiants à l’endroit de Roxanne Dubois, qu’ils accusent d’avoir contribué à la campagne présidentielle d’Amalia Savva.

Exclusif|De Bellefeuille dénonce «l’ingérence» de Wolfe dans les élections

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, directeur des élections de la FÉUO démissionnaire, accuse directement Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du Comité des élections, de s’être ingéré dans la dernière campagne électorale. En entrevue avec La Rotonde, De Bellefeuille explique qu’il a rompu le silence qu’il observait jusqu’à maintenant lorsqu’il a lu que Wolfe prétendait ne pas connaître les raisons de sa démission.

«Moi, je ne voulais pas en parler, de cette question-là, confie-t-il. Par contre, j’ai été frustré de voir que Seamus avait dit que je n’avais pas donné de raisons pour ma démission. Ça m’a beaucoup frustré», déclare celui qui cumule plusieurs années d’expérience au sein de la Fédération étudiante.

La goutte qui a fait déborder le vase et qui a directement mené à la démission de l’agent d’élection est lié au cas d’Amalia Savva. De Bellefeuille croyait juste d’imposer deux sanctions différentes pour l’utilisation, d’une part, de l’ordinateur de Roxanne Dubois et, d’autre part, de l’ordinateur de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement. Wolfe aurait fait pression sur le directeur des élections en niant les allégations d’utilisation du matériel informatique, puis en tentant de diminuer les sanctions imposées.

«Premièrement, c’était des pressions disant que l’allégation n’était pas fondée, mais la candidate nous avait dit, dans le local du bureau des élections, qu’elle avait simplement ouvert son document dans le bureau de Roxanne. On voulait aussi que je change les sanctions en les diminuant, mais je trouvais aussi que c’était un manque d’intégrité», explique De Bellefeuille après avoir énuméré les autres pénalités qu’il avait imposées à la candidate. La principale intéressée nous a appris que les deux violations au règlement avaient finalement été fusionnées en une seule par le Comité des élections.

De Bellefeuille ne lésine pas sur les termes lorsque vient le temps de qualifier les agissements de Wolfe. «Oui, absolument, c’était de l’ingérence, je me sentais vraiment forcé. Je ne sais pas ce qui serait arrivé si j’avais continué à travailler en imposant la sanction [que j’avais imposée], je ne sais pas ce que ça aurait donné», dénonce-t-il.

Ce n’est que plus tard dans l’entrevue qu’il ciblera directement le président de la FÉUO. «Je vais te le dire parce que je ne veux pas mettre les autres dans une situation difficile. C’est Seamus qui s’est ingéré dans le processus», a-t-il lâché.

Pour De Bellefeuille, ces tentatives d’ingérence étaient inacceptables. «J’avais trois choix, expose-t-il. Je pouvais jouer le jeu avec le Comité des élections, je pouvais démissionner - c’est ce que j’ai fait - ou je pouvais me battre contre eux, mais ça aurait été très difficile.»

De Bellefeuille fait aussi un lien avec les évènements qui remplissaient les pages des médias étudiants il y a un an jour pour jour. «Vois-tu, moi je trouvais ça très grave comme situation. Je veux dire, de voir la situation de l’année précédente qui se répétait et me demander de participer à ça, dans un sens. Ça, je ne pouvais pas l’accepter.»

De Bellefeuille : Démission pour cause de «manque de tranparence et de bonne gouvernance» à la FÉUO

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, ex-directeur des élections de la FÉUO qui a démissionné au milieu de la campagne électorale, se serait retiré à cause de problèmes importants dans la gouvernance de l’organisation, selon sa lettre de démission.

«Les évènements qui se sont déroulés pendant les derniers jours ont démontré un sérieux manque de transparence et de bonne gouvernance dans vos organisations. À cause de ces circonstances, cela est devenu impossible pour moi de conduire mes fonctions de directeur des élections avec intégrité», écrit-il dans le seul paragraphe explicatif de sa missive.

De Bellefeuille était pourtant réputé proche de l’exécutif actuel de la FÉUO, ayant servi de plaideur pour défendre l’innocence de Seamus Wolfe, Julie Séguin et Roxanne Dubois lors de la contestation électorale l’an dernier.

Laissez-passer universel : Confusion autour des décisions

par Mathieu Langlois.

Alors que les étudiants de l’Université d’Ottawa ont appuyé à 64,3% l’instauration d’un laissez-passer universel il y a deux semaines, le débat fait toujours rage quant à validité de la question inscrite sur le bulletin de vote. Plusieurs plaintes semblent avoir été déposées au Comité d’arbitrage étudiant (CAÉ), mais la confusion règne quant à leur nombre et à leur teneur.

Une réponse à une plainte générale déposée contre le référendum a été diffusée sur Internet. Bien que cette plainte basée sur le manque d’information aux membres et le taux de participation minimal que l’auteur estime «déraisonnable» ait été rejetée, les arbitres y mentionnent que le référendum aurait déjà été invalidé.

«Dans une décision rendue par le CAÉ sur une question différente, le CAÉ a déterminé que la question référendaire sur le laissez-passer universel était inconstitutionnelle et donc invalide parce qu’elle avait manqué à la disposition constitutionnelle exigeant une question claire, concise et précise en anglais et en français. La décision a été soumise au Conseil d’administration, qui peut décider d’entendre un appel sur la question et qui détient le pouvoir de renverser notre décision en respectant la constitution», peut-on lire dans ce document.

Joint par courriel, David Davis, arbitre en chef de la FÉUO, nous a répondu qu’il ne répondrait pas aux question sur le sujet. «Il y a eu un problème de communication interne qui a résulté en des informations qui n’étaient pas tout à fait exactes, et donc trompeuses, donc je voudrais clarifier le fait qu’aucune décision officielle n’a encore été soumise jusqu’à maintenant sur la constitutionnalité [de la question référendaire] du laissez-passer universel.»

Mystérieuses irrégularités sous enquête

par licence Creative Commons “Attribution”.

Les détails concernant l’enquête sur les irrégularités électorales actuellement en cours sortent au compte-gouttes. Selon Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du comité des élections, des réponses devraient être apportées avant la prochaine réunion du Conseil d’administration, prévue pour le 28 février. «Il y a actuellement une enquête en cours, mais c’est difficile puisque c’était un vote électronique. Il faut passer à travers toutes les informations informatiques, car nous n’avons aucun papier», explique Wolfe.

Le 11 février dernier, lors de la soirée du dévoilement des résultats, le Bureau des élections a annoncé qu’une enquête devait être menée avant de rendre public les résultats pour les administrateurs des facultés de Sciences sociales et de Génie. Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin, avait alors déclaré que des irrégularités avaient été observées dans le système de vote, sans toutefois affecter les résultats pour le conseil exécutif, le Sénat et les autres facultés. Selon Seamus Wolfe, les problèmes sont survenus lors du deuxième après-midi de vote: «On a reçu quelques plaintes et des questions des étudiants, ce qui a éveillé nos soupçons. On a alors fait une demande auprès de la compagnie qui comptabilise les votes. Ils ont fait une vérification de sécurité et le problème a été isolé. On est sûr qu’il n’y en avait pas d’autres.»

Pour la comptabilisation des votes et le support informatique, la FÉUO fait affaire avec la compagnie américaine Everyone Counts, spécialisée dans les systèmes de vote électronique. Wolfe refuse toutefois de dévoiler le courriel contenant les résultats transmis par la compagnie tant que le comité n’aura pas rendu publiques les conclusions de l’enquête.

Lorsqu’on lui demande si la nature du problème est connue à ce stade-ci de l’enquête, Wolfe répond positivement sans toutefois vouloir donner plus de détails. Il mentionne toutefois que la FÉUO a contacté son avocat dans le cadre de l’enquête: «Chaque fois qu’il y a un problème, c’est juste normal de jaser avec son avocat afin de connaître son avis.»

Problème de NIP?

Elizabeth Doneathy a été très avare de commentaires, affirmant que l’enquête actuelle l’empêchait de révéler quoi que ce soit. Elle a toutefois mentionné que les pépins survenus avec l’attribution des numéros d’identification personnels (NIP) nécessaires pour voter était «peut-être une partie du problème». L’équipe du candidat défait, Sidney Loko, aurait appris de source anonyme que certains étudiants n’auraient jamais reçu de numéro d’identification ou en auraient reçu un invalide. Un appel à tous a été lancé sur Facebook afin que toute personne dans cette situation se manifeste. Interrogé par La Rotonde à ce sujet, Wolfe ne semble pas croire que les irrégularités électorales soient dues à l’attribution des NIP.

Plus de 2000 personnes boycotteront Chartwells lundi

par Libre de droits.

Un groupe Facebook encourageant les étudiants de l’Université d’Ottawa à boycotter les points de distribution de Chartwells sur le campus a atteint plus de 2000 invités confirmés au milieu de la semaine de lecture. Si tous ces internautes passent à l’acte, cela pourrait représenter un coup dur pour l’entreprise dont le contrat d’exclusivité se termine cette année.

«Le lundi 22 février est la première journée d’école après la semaine de lecture. Chartwells aura besoin d’une journée bien remplie après une semaine avec peu de clientèle et peu de profits. Vous êtes invités à leur montrer que nous voulons des changements du côté de la vente de nourriture sur le campus en n’achetant aucun produit Chartwells ce jour-là», peut-on lire sur la page web de l’évènement.

Plus de détails lundi dans La Rotonde.

Steeves Président et enquête sur irrégularités présumées

par Mathieu Langlois.

Tyler Steeves a été élu président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa avec 55,9% des voix, soit près du double de sa plus proche opposante.

Par ailleurs, la frustration a été son comble chez plusieurs candidats défaits alors que le Bureau des élections annonçait qu’une enquête devrait être menée dans les prochains jours afin d’éclaircir un problème dans la comptabilisation des votes. Selon Liz Doneathy, ce problème n’aurait aucun impact sur les courses au comité exécutif et les référendums, mais ont tout de même empêché l’annonce de certains résultats pour le conseil d’administration.

Le taux de participation pour ces élections a été de 21,88%, environ 6% de moins qu’à l’occasion des dernières élections.

Présidence
Steeves 55,9%
Savva 28,3%
Gélinas-Faucher 10,5%
St-Amour 5,2%

Finances
King 46,5%
Loko 30,3%
Hasinoff 23,2%

Communications
Galette 63,6%
Dénommée 36,4%

Affaires universitaires
Horton 45,9%
Berrada 29,9%
Marentette 24,3%

Affaires étudiantes
Hammett 55,8%
Tishler 44,2%

Social
Chaput 86,7%
Non 13,3%

Laissez-passer universel
OUI 64,3%
NON 35,7%

Centre environnemental
OUI 54,2%
NON 45,8%

Société des débats anglais
NON 69,8%
OUI 30,2%

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Laissez-passer universel : Selon la FÉUO, les étudiants du Québec pourront se retirer

par Archives LR.

Si la Société de transport de l’Outaouais (STO) refusait de participer à l’entente de laissez-passer universel à 145$, les étudiants du Québec pourraient avoir la liberté de se retirer du programme de laissez-passer universel, selon Roxanne Dubois, du comité référendaire du OUI. «L’Université vient de nous confirmer qu’elle pourrait désinscrire les étudiants du Québec [de cette cotisation] si la STO ne veut pas participer», a annoncé Dubois lors d’une conversation téléphonique.

Selon la militante du OUI, ce sera à la FÉUO de négocier les modalités de l’entente avec OC Transpo, comme c’est le cas des autres programmes financés par référendum. Ce retrait des étudiants québécois ferait donc partie des demandes de la Fédération.

La Rotonde a annoncé vendredi dernier que la STO comptait imposer des frais supplémentaires de 65$ par session aux étudiants qui désiraient ajouter le réseau québécois à leur laisser-passez universel. Selon Danny Albert, gestionnaire du transport durable à l’Université d’Ottawa, environ 4100 étudiants de l’U d’O habitent à Gatineau, dont 49% utilisent le transport en commun.

Pour ce qui est de déterminer si cette possibilité de retrait ne contredit pas la question référendaire qui fait référence à un laissez-passer obligatoire, Dubois ne souhaite pas se prononcer: «Je ne vais pas faire l’analyse constitutionnelle de la question, on va pouvoir régler ça après le référendum.» Rappelons qu’une plainte a été déposée plus tôt cette semaine devant le comité d’arbitrage étudiant afin de contester la constitutionnalité de la question. Celle-ci ne mentionne pas de réseau de transport en commun en particulier et Houda Souissi, la plaignante, croit qu’elle peut «induire en erreur» les électeurs étudiants.

La journée de vote gâchée «aurait facilement pu être évitée» selon l’ancien directeur de l’information : Pas de prolongation

Bien que la réception des courriels contenant les mots de passe pour le vote en ligne ait pris une journée de retard dans le cas de bien des étudiants, le Comité des élections, chargé par l’exécutif de la FÉUO de gérer le scrutin, ne prolongera pas la période électorale.

En effet, selon Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du Comité des élections, «tout le monde a eu son courriel». Wolfe ne voit pas l’intérêt d’étendre le délai puisque tout le monde «a amplement le temps de voter».

«Le problème de retard dans la réception des courriels hier a été causé par un problème avec les serveurs et la messagerie virtuelle de l’Université d’Ottawa», a expliqué Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin.

Rappelons qu’un problème semblable était aussi survenu l’année dernière. Selon Wassim Garzouzi, ancier directeur de l’information du Bureau des élections, le problème était aussi lié aux services informatiques de l’Université. Il semble que des problèmes informatiques soient survenus après un envoi de courriels en français (environ 10 000).

«Le système a bloqué temporairement le deuxième envoi, par mesure préventive, et aussi par défaut, puisque la capacité du serveur était limitée. Par conséquent, les étudiants francophones ont reçu les courriels entre 5h et 8h le matin, tandis que les anglophones ont dû patienter jusqu’à 13h ou 16h au plus tard. Depuis, l’Université a changé son système, alors il est possible que le système soit différent. Nous nous sommes adaptés après la première journée et nous avons envoyé les courriels vers 22h le soir précédent, au lieu d’attendre au matin même», expose-t-il.

Garzouzi attaque ensuite directement l’actuelle organisation du scrutin. «Cette solution était clairement indiquée dans les rapports de transition de Sylvia Lewis-Havard et de moi-même. Or, je présume que sans directeur général des élections, ce genre de problème qui aurait pu facilement être évité devient inévitable», soutient-il.

Denis Piché, entraîneur-chef des Gee-Gees football, démissionne

Selon le site officiel des Gee-Gees, Denis Piché a quitté ses fonctions d’entraineur-chef de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa.

Il a confirmé la nouvelle au Service des sports ce matin et a mentionné vouloir consacrer plus de temps à sa famille.

Piché met fin à une contribution qui s’étale sur plus de 15 ans avec le programme de football d’Ottawa en agissant notamment comme joueur et entraineur-adjoint avant d’accéder au sommet de la pyramide.

Il était en poste depuis le 15 janvier 2002.

Toujours pas de directeur des élections après 3h30 de huis clos

Alors que les étudiants membres de la FÉUO peuvent voter depuis ce matin en ligne ou en personne, le poste de directeur des élections est toujours innoccupé, le comité des élections étant en charge du traitement des plaintes.

En effet, après la démission surprise de Julien de Bellefeuille la semaine dernière, le comité des élections du Conseil d’administration, l’entité qui doit choisir le directeur des élections, avait pris le relais et se chargeait depuis lors les élections. Inquiets de la mise en place de cette solution, certains administrateurs avaient alors convoqué une réunion d’urgence du Conseil d’administration afin d’établir un nouveau processus.

Une fois les présences prises, Federico Carvajal, président du Conseil d’administration, a annoncé que le Comité des élections avait préparé un rapport sur la situation actuelle, mais que les rédacteurs avaient inscrit le huis clos du CA comme condition sine qua non de la distribution. Ce huis clos fut accepté par le Conseil.

Par la suite, Carvajal aurait informé les membres du CA qu’il s’était entretenu avec Marc Labrosse, avocat de la FÉUO, qui lui avait donné un avis légal de façon orale. Cet avis stipulerait que seules les recommandations du comité des élections pourraient être admises comme motions, à rejeter ou à adopter. Autrement dit, les administrateurs ne pourraient pas prendre l’initiative d’y aller de leurs propres propositions.

Le rapport contenait une recommandation pour la suite des choses: la nomination de Khadija Kanji comme directrice des élections, poste qu’elle aurait occupé de façon bénévole. Plusieurs administrateurs auraient alors exprimé leur opposition à cette proposition, invoquant notamment l’article 4.13.2 qui interdit à un représentant de faculté d’être «engagé» comme directeur général des élections. Un point d’ordre, défait, aurait même été soulevé afin de faire considérer la motion comme hors d’ordre pour inconstitutionnalité.

Cette motion n’a pas été adoptée par le Conseil d’administration, les deux tiers des voix étant nécessaires pour ce faire.

Par la suite, une pause a été votée avec pour mot d’ordre que le comité des élections formulerait une nouvelle recommandation. Lors de la reprise du débat, les membres du comité ont proposé de maintenir le statu quo: laisser leur propre comité gérer les plaintes, alors que Liz Doneathy, l’actuelle directrice du scrutin qui, selon certaines sources, consistuait le choix d’une grande partie de l’assemblée, garderait son poste. «Plusieurs administrateurs ont pris la parole pour dénoncer le manque de vision et d’écoute du comité des élections après le rejet par eux-mêmes de la candidature de Liz», soulignait un individu bien au fait du dossier.

Après deux votes consécutifs où le taux d’abstention était trop élevé, la question a été référée au comité exécutif, qui a pris la décision de maintenir le statu quo. Le poste de directeur général des élections est donc toujours vacant, tandis que le comité des élections du CA traitent les plaintes.