La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.
Dernière heure

Rock satisfait du budget fédéral

Le Recteur de l’Université d’Ottawa a signé une lettre conjointe avec 13 de ses homologues dans la Gazette d’hier. En effet, les recteurs et principaux des plus grandes universités de recherche du Canada ont tenu à s’exprimer sur le budget fédéral. Pour eux, à l’heure ou les autres pays coupent dans leur système d’éducation postsecondaire, la proposition de Stephen Harper est satisfaisante.

«Nous croyons essentiel de reconnaître que, dans ce budget, les universités se sont vu offrir un soutien important pour renforcer leurs missions fondamentales, avec de nouveaux outils très utiles pour les faire évoluer sur plusieurs fronts stratégiques», peut-on lire dans le texte commun.

On peut lire la lettre (en anglais) ici.

Accès au campus : Les syndicats étudiants grognent

par Archives.

La FÉUO, la GSAÉD et le SFPC2626, le Syndicat des étudiants-employés de l’Université ont fait part, hier, de leur mécontentement face aux avis d’empiètement appliqué dans leurs bureaux, comme ce fut le cas pour Marc Kelly le 2 février dernier. La lettre adressée au recteur Rock exprime le refus de «l’application des avis d’accès sans autorisation émis par l’Université d’Ottawa aux locaux et autres espaces du campus dont [ils sont] les locataires». Ces avis indiquent aux individus à qui on les émet qu’ils ne sont plus les bienvenus sur le terrain de l’Université. Au début du mois dernier, Seamus Wolfe, président de la FÉUO, s’était fait arrêter tout près du Centre universitaire en tentant d’expliquer à un agent de police que l’occupant du Centre de recours étudiant était la FÉUO, et non l’Université, invalidant du coup l’application de l’avis.

«En vertu des principes fondamentaux à la base même de nos organisations respectives, nous avons non seulement la ferme volonté de donner à tous nos membres accès à nos locaux, mais aussi l’obligation de le faire», justifient les trois organisations.

Lettre des syndicats sur l’accès au campus

C.A. en direct

Free video chat by Ustream

Wolfe: «J’ai été forcé de croire qu’il voulait garder les détails de sa démission privés»

par Mathieu Langlois.

La réaction de Seamus Wolfe vient de tomber.

Chers étudiant.e.s,

Le matin du 3 février, en arrivant au bureau j’ai trouvé une lettre de démission écrite par Julien de Bellefeuille, qui comprenait un seul paragraphe expliquant sa démission. Une lettre semblable fut laissée au bureau des élections qui indiquait sa démission sans donner de détails sur les motivations de sa décision.

Depuis avoir reçu la lettre de Julien, je n’ai eu aucune interaction avec lui. Je n’ai eu aucune autre information concernant sa décision. Puisqu’il avait choisi de ne pas inclure de justification dans sa lettre publique laissée au bureau des élections, j’ai dû en déduire qu’il souhait garder les détails de sa démission confidentiels.

J’ai beaucoup de respect pour le travail, l’éthique et le professionnalisme de Julien. J’ai donc choisi de respecter sa confidentialité en ne révélant pas les détails limités contenus dans la lettre de démission qu’il m’a laissée. De plus, il n’est pas pratique courante à la FÉUO, ou dans toute autre organisation, de révéler les détails d’une démission, à moins que ce soit clairement souhaité par son auteur.

Je voudrais rappeler au Conseil d’administration et aux candidat.e.s de l’élections que le Comité des élections a fait plus de 40 décisions dans deux élections différentes que nous avons supervisé cette année. À ce jour, aucune de nos décision n’a été portée en appel au comité d’arbitrage étudiant. Il n’y a pas de meilleure indication d’impartialité et de transparence quant aux actions du Comité des élections cette année.
 Sincèrement,

Seamus Wolfe
 Président

CA: Gélinas-Faucher veut changer la FCÉÉ

par CUP.

Bruno Gélinas-Faucher, candidat défait à la présidence de la FÉUO, présentera dimanche quatre projets de résolution qui, s’ils sont adoptés par le Conseil d’administration, seront débattus à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ). Les deux premiers sont des résolutions de fond qui guideraient globalement l’action de la FCÉÉ, alors que les deux derniers modifieraient directement et concrètement les règlements de l’organisation.

Si elle est adoptée, la nouvelle résolution 37 apportée par Gélinas-Faucher imposerait un devoir de transparence à l’organisation en exigeant qu’elle transmette «le plus d’information possible concernant la gestion de la Fédération aux membres individuels» en plus de mettre de l’avant le principe d’imputabilité pour les décisions prises. L’autre résolution permanente proposée veut limiter «l’utilisation abusive des tribunaux» par la FCÉÉ.

En ce qui a trait aux modifications aux règlements de l’organisation, celles-ci annuleraient les effets de la fameuse «motion 6» adoptée en novembre dernier, laquelle augmente les conditions préalables à un référendum de désaffiliation. De plus, Gélinas-Faucher propose d’instaurer la nécessité de remettre une pétition signée par 10% de la population étudiante pour tenir un référendum d’affiliation. Actuellement, ce processus est possible par simple décision du Conseil d’administration, comme ce fut le cas pour la FÉUO.

Autres affaires

En plus de ces quatres propositions, le CA de la FÉUO se penchera sur plusieurs autres dossiers sujets à controverse.

D’abord, à travers le brouillard total qui entoure présentement le travail du Comité d’arbitrage étudiant, les administrateurs seront invités à élire de nouveaux arbitres au point 9.7 de la réunion.

Au point d’ordre suivant, c’est le Comité des élections de la FÉUO qui fera son rapport. Après les accusations du directeur des élections démissionnaire Julien de Bellefeuille à l’endroit de Seamus Wolfe, le débat pourrait être des plus bouillants.

Finalement, le Comité disciplinaire de la FÉUO présentera aussi son rapport concernant les plaintes portées par deux étudiants à l’endroit de Roxanne Dubois, qu’ils accusent d’avoir contribué à la campagne présidentielle d’Amalia Savva.

Exclusif|De Bellefeuille dénonce «l’ingérence» de Wolfe dans les élections

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, directeur des élections de la FÉUO démissionnaire, accuse directement Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du Comité des élections, de s’être ingéré dans la dernière campagne électorale. En entrevue avec La Rotonde, De Bellefeuille explique qu’il a rompu le silence qu’il observait jusqu’à maintenant lorsqu’il a lu que Wolfe prétendait ne pas connaître les raisons de sa démission.

«Moi, je ne voulais pas en parler, de cette question-là, confie-t-il. Par contre, j’ai été frustré de voir que Seamus avait dit que je n’avais pas donné de raisons pour ma démission. Ça m’a beaucoup frustré», déclare celui qui cumule plusieurs années d’expérience au sein de la Fédération étudiante.

La goutte qui a fait déborder le vase et qui a directement mené à la démission de l’agent d’élection est lié au cas d’Amalia Savva. De Bellefeuille croyait juste d’imposer deux sanctions différentes pour l’utilisation, d’une part, de l’ordinateur de Roxanne Dubois et, d’autre part, de l’ordinateur de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement. Wolfe aurait fait pression sur le directeur des élections en niant les allégations d’utilisation du matériel informatique, puis en tentant de diminuer les sanctions imposées.

«Premièrement, c’était des pressions disant que l’allégation n’était pas fondée, mais la candidate nous avait dit, dans le local du bureau des élections, qu’elle avait simplement ouvert son document dans le bureau de Roxanne. On voulait aussi que je change les sanctions en les diminuant, mais je trouvais aussi que c’était un manque d’intégrité», explique De Bellefeuille après avoir énuméré les autres pénalités qu’il avait imposées à la candidate. La principale intéressée nous a appris que les deux violations au règlement avaient finalement été fusionnées en une seule par le Comité des élections.

De Bellefeuille ne lésine pas sur les termes lorsque vient le temps de qualifier les agissements de Wolfe. «Oui, absolument, c’était de l’ingérence, je me sentais vraiment forcé. Je ne sais pas ce qui serait arrivé si j’avais continué à travailler en imposant la sanction [que j’avais imposée], je ne sais pas ce que ça aurait donné», dénonce-t-il.

Ce n’est que plus tard dans l’entrevue qu’il ciblera directement le président de la FÉUO. «Je vais te le dire parce que je ne veux pas mettre les autres dans une situation difficile. C’est Seamus qui s’est ingéré dans le processus», a-t-il lâché.

Pour De Bellefeuille, ces tentatives d’ingérence étaient inacceptables. «J’avais trois choix, expose-t-il. Je pouvais jouer le jeu avec le Comité des élections, je pouvais démissionner - c’est ce que j’ai fait - ou je pouvais me battre contre eux, mais ça aurait été très difficile.»

De Bellefeuille fait aussi un lien avec les évènements qui remplissaient les pages des médias étudiants il y a un an jour pour jour. «Vois-tu, moi je trouvais ça très grave comme situation. Je veux dire, de voir la situation de l’année précédente qui se répétait et me demander de participer à ça, dans un sens. Ça, je ne pouvais pas l’accepter.»

De Bellefeuille : Démission pour cause de «manque de tranparence et de bonne gouvernance» à la FÉUO

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, ex-directeur des élections de la FÉUO qui a démissionné au milieu de la campagne électorale, se serait retiré à cause de problèmes importants dans la gouvernance de l’organisation, selon sa lettre de démission.

«Les évènements qui se sont déroulés pendant les derniers jours ont démontré un sérieux manque de transparence et de bonne gouvernance dans vos organisations. À cause de ces circonstances, cela est devenu impossible pour moi de conduire mes fonctions de directeur des élections avec intégrité», écrit-il dans le seul paragraphe explicatif de sa missive.

De Bellefeuille était pourtant réputé proche de l’exécutif actuel de la FÉUO, ayant servi de plaideur pour défendre l’innocence de Seamus Wolfe, Julie Séguin et Roxanne Dubois lors de la contestation électorale l’an dernier.

Laissez-passer universel : Confusion autour des décisions

par Mathieu Langlois.

Alors que les étudiants de l’Université d’Ottawa ont appuyé à 64,3% l’instauration d’un laissez-passer universel il y a deux semaines, le débat fait toujours rage quant à validité de la question inscrite sur le bulletin de vote. Plusieurs plaintes semblent avoir été déposées au Comité d’arbitrage étudiant (CAÉ), mais la confusion règne quant à leur nombre et à leur teneur.

Une réponse à une plainte générale déposée contre le référendum a été diffusée sur Internet. Bien que cette plainte basée sur le manque d’information aux membres et le taux de participation minimal que l’auteur estime «déraisonnable» ait été rejetée, les arbitres y mentionnent que le référendum aurait déjà été invalidé.

«Dans une décision rendue par le CAÉ sur une question différente, le CAÉ a déterminé que la question référendaire sur le laissez-passer universel était inconstitutionnelle et donc invalide parce qu’elle avait manqué à la disposition constitutionnelle exigeant une question claire, concise et précise en anglais et en français. La décision a été soumise au Conseil d’administration, qui peut décider d’entendre un appel sur la question et qui détient le pouvoir de renverser notre décision en respectant la constitution», peut-on lire dans ce document.

Joint par courriel, David Davis, arbitre en chef de la FÉUO, nous a répondu qu’il ne répondrait pas aux question sur le sujet. «Il y a eu un problème de communication interne qui a résulté en des informations qui n’étaient pas tout à fait exactes, et donc trompeuses, donc je voudrais clarifier le fait qu’aucune décision officielle n’a encore été soumise jusqu’à maintenant sur la constitutionnalité [de la question référendaire] du laissez-passer universel.»

Mystérieuses irrégularités sous enquête

par licence Creative Commons “Attribution”.

Les détails concernant l’enquête sur les irrégularités électorales actuellement en cours sortent au compte-gouttes. Selon Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du comité des élections, des réponses devraient être apportées avant la prochaine réunion du Conseil d’administration, prévue pour le 28 février. «Il y a actuellement une enquête en cours, mais c’est difficile puisque c’était un vote électronique. Il faut passer à travers toutes les informations informatiques, car nous n’avons aucun papier», explique Wolfe.

Le 11 février dernier, lors de la soirée du dévoilement des résultats, le Bureau des élections a annoncé qu’une enquête devait être menée avant de rendre public les résultats pour les administrateurs des facultés de Sciences sociales et de Génie. Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin, avait alors déclaré que des irrégularités avaient été observées dans le système de vote, sans toutefois affecter les résultats pour le conseil exécutif, le Sénat et les autres facultés. Selon Seamus Wolfe, les problèmes sont survenus lors du deuxième après-midi de vote: «On a reçu quelques plaintes et des questions des étudiants, ce qui a éveillé nos soupçons. On a alors fait une demande auprès de la compagnie qui comptabilise les votes. Ils ont fait une vérification de sécurité et le problème a été isolé. On est sûr qu’il n’y en avait pas d’autres.»

Pour la comptabilisation des votes et le support informatique, la FÉUO fait affaire avec la compagnie américaine Everyone Counts, spécialisée dans les systèmes de vote électronique. Wolfe refuse toutefois de dévoiler le courriel contenant les résultats transmis par la compagnie tant que le comité n’aura pas rendu publiques les conclusions de l’enquête.

Lorsqu’on lui demande si la nature du problème est connue à ce stade-ci de l’enquête, Wolfe répond positivement sans toutefois vouloir donner plus de détails. Il mentionne toutefois que la FÉUO a contacté son avocat dans le cadre de l’enquête: «Chaque fois qu’il y a un problème, c’est juste normal de jaser avec son avocat afin de connaître son avis.»

Problème de NIP?

Elizabeth Doneathy a été très avare de commentaires, affirmant que l’enquête actuelle l’empêchait de révéler quoi que ce soit. Elle a toutefois mentionné que les pépins survenus avec l’attribution des numéros d’identification personnels (NIP) nécessaires pour voter était «peut-être une partie du problème». L’équipe du candidat défait, Sidney Loko, aurait appris de source anonyme que certains étudiants n’auraient jamais reçu de numéro d’identification ou en auraient reçu un invalide. Un appel à tous a été lancé sur Facebook afin que toute personne dans cette situation se manifeste. Interrogé par La Rotonde à ce sujet, Wolfe ne semble pas croire que les irrégularités électorales soient dues à l’attribution des NIP.

Plus de 2000 personnes boycotteront Chartwells lundi

par Libre de droits.

Un groupe Facebook encourageant les étudiants de l’Université d’Ottawa à boycotter les points de distribution de Chartwells sur le campus a atteint plus de 2000 invités confirmés au milieu de la semaine de lecture. Si tous ces internautes passent à l’acte, cela pourrait représenter un coup dur pour l’entreprise dont le contrat d’exclusivité se termine cette année.

«Le lundi 22 février est la première journée d’école après la semaine de lecture. Chartwells aura besoin d’une journée bien remplie après une semaine avec peu de clientèle et peu de profits. Vous êtes invités à leur montrer que nous voulons des changements du côté de la vente de nourriture sur le campus en n’achetant aucun produit Chartwells ce jour-là», peut-on lire sur la page web de l’évènement.

Plus de détails lundi dans La Rotonde.

Steeves Président et enquête sur irrégularités présumées

par Mathieu Langlois.

Tyler Steeves a été élu président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa avec 55,9% des voix, soit près du double de sa plus proche opposante.

Par ailleurs, la frustration a été son comble chez plusieurs candidats défaits alors que le Bureau des élections annonçait qu’une enquête devrait être menée dans les prochains jours afin d’éclaircir un problème dans la comptabilisation des votes. Selon Liz Doneathy, ce problème n’aurait aucun impact sur les courses au comité exécutif et les référendums, mais ont tout de même empêché l’annonce de certains résultats pour le conseil d’administration.

Le taux de participation pour ces élections a été de 21,88%, environ 6% de moins qu’à l’occasion des dernières élections.

Présidence
Steeves 55,9%
Savva 28,3%
Gélinas-Faucher 10,5%
St-Amour 5,2%

Finances
King 46,5%
Loko 30,3%
Hasinoff 23,2%

Communications
Galette 63,6%
Dénommée 36,4%

Affaires universitaires
Horton 45,9%
Berrada 29,9%
Marentette 24,3%

Affaires étudiantes
Hammett 55,8%
Tishler 44,2%

Social
Chaput 86,7%
Non 13,3%

Laissez-passer universel
OUI 64,3%
NON 35,7%

Centre environnemental
OUI 54,2%
NON 45,8%

Société des débats anglais
NON 69,8%
OUI 30,2%

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Laissez-passer universel : Selon la FÉUO, les étudiants du Québec pourront se retirer

par Archives LR.

Si la Société de transport de l’Outaouais (STO) refusait de participer à l’entente de laissez-passer universel à 145$, les étudiants du Québec pourraient avoir la liberté de se retirer du programme de laissez-passer universel, selon Roxanne Dubois, du comité référendaire du OUI. «L’Université vient de nous confirmer qu’elle pourrait désinscrire les étudiants du Québec [de cette cotisation] si la STO ne veut pas participer», a annoncé Dubois lors d’une conversation téléphonique.

Selon la militante du OUI, ce sera à la FÉUO de négocier les modalités de l’entente avec OC Transpo, comme c’est le cas des autres programmes financés par référendum. Ce retrait des étudiants québécois ferait donc partie des demandes de la Fédération.

La Rotonde a annoncé vendredi dernier que la STO comptait imposer des frais supplémentaires de 65$ par session aux étudiants qui désiraient ajouter le réseau québécois à leur laisser-passez universel. Selon Danny Albert, gestionnaire du transport durable à l’Université d’Ottawa, environ 4100 étudiants de l’U d’O habitent à Gatineau, dont 49% utilisent le transport en commun.

Pour ce qui est de déterminer si cette possibilité de retrait ne contredit pas la question référendaire qui fait référence à un laissez-passer obligatoire, Dubois ne souhaite pas se prononcer: «Je ne vais pas faire l’analyse constitutionnelle de la question, on va pouvoir régler ça après le référendum.» Rappelons qu’une plainte a été déposée plus tôt cette semaine devant le comité d’arbitrage étudiant afin de contester la constitutionnalité de la question. Celle-ci ne mentionne pas de réseau de transport en commun en particulier et Houda Souissi, la plaignante, croit qu’elle peut «induire en erreur» les électeurs étudiants.

La journée de vote gâchée «aurait facilement pu être évitée» selon l’ancien directeur de l’information : Pas de prolongation

Bien que la réception des courriels contenant les mots de passe pour le vote en ligne ait pris une journée de retard dans le cas de bien des étudiants, le Comité des élections, chargé par l’exécutif de la FÉUO de gérer le scrutin, ne prolongera pas la période électorale.

En effet, selon Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du Comité des élections, «tout le monde a eu son courriel». Wolfe ne voit pas l’intérêt d’étendre le délai puisque tout le monde «a amplement le temps de voter».

«Le problème de retard dans la réception des courriels hier a été causé par un problème avec les serveurs et la messagerie virtuelle de l’Université d’Ottawa», a expliqué Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin.

Rappelons qu’un problème semblable était aussi survenu l’année dernière. Selon Wassim Garzouzi, ancier directeur de l’information du Bureau des élections, le problème était aussi lié aux services informatiques de l’Université. Il semble que des problèmes informatiques soient survenus après un envoi de courriels en français (environ 10 000).

«Le système a bloqué temporairement le deuxième envoi, par mesure préventive, et aussi par défaut, puisque la capacité du serveur était limitée. Par conséquent, les étudiants francophones ont reçu les courriels entre 5h et 8h le matin, tandis que les anglophones ont dû patienter jusqu’à 13h ou 16h au plus tard. Depuis, l’Université a changé son système, alors il est possible que le système soit différent. Nous nous sommes adaptés après la première journée et nous avons envoyé les courriels vers 22h le soir précédent, au lieu d’attendre au matin même», expose-t-il.

Garzouzi attaque ensuite directement l’actuelle organisation du scrutin. «Cette solution était clairement indiquée dans les rapports de transition de Sylvia Lewis-Havard et de moi-même. Or, je présume que sans directeur général des élections, ce genre de problème qui aurait pu facilement être évité devient inévitable», soutient-il.

Denis Piché, entraîneur-chef des Gee-Gees football, démissionne

Selon le site officiel des Gee-Gees, Denis Piché a quitté ses fonctions d’entraineur-chef de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa.

Il a confirmé la nouvelle au Service des sports ce matin et a mentionné vouloir consacrer plus de temps à sa famille.

Piché met fin à une contribution qui s’étale sur plus de 15 ans avec le programme de football d’Ottawa en agissant notamment comme joueur et entraineur-adjoint avant d’accéder au sommet de la pyramide.

Il était en poste depuis le 15 janvier 2002.

Laissez-passer universel : Question contestée

La question posée aux membres de la FÉUO à travers le référendum sur le laissez-passer universel de transport en commun sera contestée devant le comité d’arbitrage étudiant selon des documents largement diffusés et reçus par La Rotonde.

En effet, une demande a été formellement déposée par Houda Souissi, étudiante en droit civil, devant le comité d’arbitrage étudiant. Celui-ci devra déterminer si la question posée aux étudiants est constitutionnelle ou pas.

La question à laquelle les étudiants doivent répondre par oui ou par non se lit actuellement comme suit: «Êtes-vous d’accord de créer un laissez-passer d’autobus universel obligatoire pour les étudiants au cout de 145$ par étudiant à temps plein par sessions d’automne et d’hiver?»

Selon Souissi, ce libellé ne se plie pas aux articles de la constitution de la FÉUO, qui prévoient que la question d’un référendum doit être «concise, claire et précise». «Il n’est pas fait mention d’OC Transpo [seule société de transport qui consent à délivrer le laissez-passer pour 145$] et l’utilisation du terme “universel” est trompeuse», explique-t-elle dans sa demande.

Si le comité d’arbitrage étudiant donnait raison à Souissi, la sentence pourrait aller jusqu’à l’invalidation des résultats, la conclusion demandée.

Toujours pas de directeur des élections après 3h30 de huis clos

Alors que les étudiants membres de la FÉUO peuvent voter depuis ce matin en ligne ou en personne, le poste de directeur des élections est toujours innoccupé, le comité des élections étant en charge du traitement des plaintes.

En effet, après la démission surprise de Julien de Bellefeuille la semaine dernière, le comité des élections du Conseil d’administration, l’entité qui doit choisir le directeur des élections, avait pris le relais et se chargeait depuis lors les élections. Inquiets de la mise en place de cette solution, certains administrateurs avaient alors convoqué une réunion d’urgence du Conseil d’administration afin d’établir un nouveau processus.

Une fois les présences prises, Federico Carvajal, président du Conseil d’administration, a annoncé que le Comité des élections avait préparé un rapport sur la situation actuelle, mais que les rédacteurs avaient inscrit le huis clos du CA comme condition sine qua non de la distribution. Ce huis clos fut accepté par le Conseil.

Par la suite, Carvajal aurait informé les membres du CA qu’il s’était entretenu avec Marc Labrosse, avocat de la FÉUO, qui lui avait donné un avis légal de façon orale. Cet avis stipulerait que seules les recommandations du comité des élections pourraient être admises comme motions, à rejeter ou à adopter. Autrement dit, les administrateurs ne pourraient pas prendre l’initiative d’y aller de leurs propres propositions.

Le rapport contenait une recommandation pour la suite des choses: la nomination de Khadija Kanji comme directrice des élections, poste qu’elle aurait occupé de façon bénévole. Plusieurs administrateurs auraient alors exprimé leur opposition à cette proposition, invoquant notamment l’article 4.13.2 qui interdit à un représentant de faculté d’être «engagé» comme directeur général des élections. Un point d’ordre, défait, aurait même été soulevé afin de faire considérer la motion comme hors d’ordre pour inconstitutionnalité.

Cette motion n’a pas été adoptée par le Conseil d’administration, les deux tiers des voix étant nécessaires pour ce faire.

Par la suite, une pause a été votée avec pour mot d’ordre que le comité des élections formulerait une nouvelle recommandation. Lors de la reprise du débat, les membres du comité ont proposé de maintenir le statu quo: laisser leur propre comité gérer les plaintes, alors que Liz Doneathy, l’actuelle directrice du scrutin qui, selon certaines sources, consistuait le choix d’une grande partie de l’assemblée, garderait son poste. «Plusieurs administrateurs ont pris la parole pour dénoncer le manque de vision et d’écoute du comité des élections après le rejet par eux-mêmes de la candidature de Liz», soulignait un individu bien au fait du dossier.

Après deux votes consécutifs où le taux d’abstention était trop élevé, la question a été référée au comité exécutif, qui a pris la décision de maintenir le statu quo. Le poste de directeur général des élections est donc toujours vacant, tandis que le comité des élections du CA traitent les plaintes.

Blogue en direct - Conseil d’administration d’urgence

EXCLUSIF | Laissez-passer universel : 65$ additionnels demandés par la STO

par Mathieu Langlois.

La Société de transport de l’Outaouais (STO) souhaite participer au projet du laissez-passer universel moyennant une contribution additionnelle de 65$ par semestre pour les étudiants utilisant leurs services. Ces frais, versés directement à la STO, s’ajouteraient aux 145$ directement facturés aux étudiants via les droits accessoires. «Afin d’assurer l’équité, on ne peut abaisser les couts en-dessous de ceux que paient actuellement les étudiants qui fréquentent l’UQO», explique Céline Gauthier, responsable aux affaires publiques de la STO. Les étudiants de l’Outaouais verraient ainsi le cout de déplacements pour un semestre s’élever à 210$, soit 18$ de moins que ce qu’ils paient actuellement.

Jusqu’à hier, la STO refusait de prendre position dans le dossier, malgré sa participation au processus de négociations avec la Ville d’Ottawa et la FÉUO. À l’approche du référendum étudiant sur la question, la STO a finalement dévoilé ses cartes. «On veut que les étudiants de l’Outaouais votent en toute connaissance de cause au référendum et qu’ils connaissent la position de la STO», soutient Céline Gauthier.

Rappelons qu’un référendum sur la question du laissez-passer universel sera tenu les 9, 10 et 11 février prochains. Ce projet ferait en sorte que tous les étudiants à temps plein paieraient 145$ par session et auraient un droit d’accès illimité aux services d’OC Transpo.

Arrestation de Wolfe: Abus policier sur le campus?

Le président de la FÉUO, Seamus Wolfe, a été arrêté sur le campus mardi dernier, dans le contexte d’une autre arrestation, celle de Marc Kelly. Ce dernier se trouvait dans le Centre de recours étudiant (CRÉ) lorsque les policiers ont voulu l’expulser du campus.

Sean Kelly, président du Syndicat des étudiants et étudiantes employés à l’U d’O, était présent. Il tentait d’appuyer Mireille Gervais, agente du Centre de recours étudiants (CRÉ), devant les agents du Service de protection et les policiers de la Ville d’Ottawa comme quoi elle était l’occupante légale du CRÉ et qu’une arrestation dans son bureau contreviendrait à la Loi sur l’entrée sans autorisation.

Contacté afin de confirmer si l’espace occupé par le CRÉ ressort réellement de la Fédération étudiante, Seamus Wolfe est venu s’enquérir de la situation. C’est alors que les agents de police de la Ville d’Ottawa lui ont demandé d’aller chercher le bail afin de déterminer à qui appartenait le local du CRÉ.

«J’étais là pour défendre l’espace étudiant. Quand je suis revenu, il n’y avait plus personne. Je suis donc sorti dehors, et j’ai trouvé un agent de police», raconte Wolfe. «J’ai donc suivi le policier et je lui ai demandé s’il ne voulait pas voir le bail.»

«Je lui ai demandé s’il avait un mandat, et il m’a répondu qu’il n’avait pas besoin de mandat parce que [la Fédération étudiante] “n’est propriétaire d’aucun espace.”»

Indigné, Wolfe aurait alors lancé: «Ça n’a pas de sens!» (“This is fucked!”) L’agent de police lui a ensuite dit de ne pas blasphémer, sans quoi il serait arrêté. Wolfe serait parti et, tournant le dos au policier, aurait lancé par-dessus son épaule: «Je ne savais pas que blasphémer était contre la loi, face de baise [fuckface]!»

«C’est à ce moment qu’il m’a dit que j’étais en état d’arrestation», affirme Wolfe.

Contexte

Gervais soutient que Marc Kelly était venu la rencontrer pour un rendez-vous concernant son recours étudiant quand le doyen de la faculté des Sciences, André Lalonde, l’a aperçu. «On devine qu’il a dû appeler [le Service de] protection: cinq minutes plus tard, la Protection s’est pointée. Ma porte était ouverte. Je leur ai expliqué ma position légale, selon laquelle je suis “l’occupante légale.” Selon la Loi sur l’entrée sans autorisation, c’est moi qui occupe le bureau, c’est moi qui gère le bureau, c’est moi qui ai le pouvoir de dire qui peut entrer ou non», soutient Gervais.

«J’ai demandé à la Protection de quitter, j’ai fermé la porte, ils ont appelé la police. Une fois la police arrivée, elle a contacté le conseiller juridique de l’Université. On devine que c’est Alain Roussy qui a dit que vu que tout le campus est la propriété de l’Université d’Ottawa, la police pouvait faire ce qu’elle voulait.

«C’est complètement à l’encontre de l’écrit de la loi. Je suis outrée que l’Université d’Ottawa se donne le droit de venir chercher mes clients dans mon bureau, dans des dossiers confidentiels, pour les éjecter comme si c’était des criminels.»

Rejoint par La Rotonde, le constable Jean-Paul Vincelette de la police d’Ottawa relate qu’« à 12h15, la police de service d’Ottawa a été appelée pour gérer une situation pour “Loi sur l’entrée sans autorisation” par l’Université d’Ottawa.»

La manœuvre policière a résulté en une double arrestation. Marc Kelly a reçu une contravention en vertu de la Loi sur l’entrée sans autorisation tandis que Seamus Wolfe aurait été accusé en vertu du Code criminel du Canada pour avoir troublé la paix en blasphémant devant la police d’Ottawa.
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Blogue en direct - Jour 2 des débats

L’équipe de La Rotonde est sur place pour vous transmettre le contenu des débats.
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Réunion d’urgence du CA confirmée, Lewis-Havard «certainement intéressée»

par Mathieu Gohier.

Une demande a été déposée et acceptée afin de tenir une réunion d’urgence du Conseil d’administration de la FÉUO, avec pour seul point la Démission du Directeur des élections.

«J’ai reçu la demande spéciale de convoquer une réunion du Conseil d’administration. Cette demande a été signée par 11 membres du Conseil et répond donc aux conditions requises dans la section 3.1.8.1 de la Constitution. Tel qu’indiqué dans la section 3.1.8.2, un avis d’au moins deux jours ouvrables est requis pour que la réunion spéciale ait lieu», écrit Federico Carvajal, président du CA, dans son courriel de convocation.

Le Conseil d’administration est donc convoqué pour une réunion spéciale le lundi 8 février 2010 à 17h30, dans la pièce 083 du pavillon Tabaret.

Le mouvement semble s’être mis en branle à la suite de l’envoi par Robert Prazeres, administrateur représentant la faculté des Arts au CA, d’un courriel à l’ensemble des administrateurs dans lequel il défendait l’idée de tenir une telle réunion. Il y plaide notamment que le Comité des élections ne devrait pas être en charge de la gestion directe de la campagne, car une crise de confiance pourrait s’ensuivre. «Ceci est une affaire urgente qui, j’en suis certain, devrait être traitée par le Conseil.»

Par ailleurs, il semble que le nom de Sylvia Lewis-Havard, qui a été directrice des élections de la FÉUO pour quatre scrutins distincts, circule pour prendre le relais de Julien de Bellefeuille. «Je suis certainement intéressée», a confirmé la principale intéressée par courriel. «Certains administrateurs m’ont approchée pour voir si j’étais prête à assumer le rôle de directrice générale des élections.»

Mise à Jour : De Bellefeuille démissionne, «c’était soudain», dit Doneathy

par Mathieu Langlois.

La Rotonde a appris que Julien de Bellefeuille, directeur des élections pour la FÉUO, vient de remettre sa démission.

C’est Seamus Wolfe, président de la FÉUO, qui a fait part de la nouvelle au Conseil d’administration par courriel.

«C’est avec regret que je me dois de vous informer que notre directeur général des élections a fait parvenir sa lettre de démission ce matin», écrit-il.

«Le Comité des élections a établi une procédure opérationnelle qui permettra le déroulement des élections de manière aussi ordonnée et équitable que possible. Comme la constitution prévoit que le Comité des élections a le pouvoir de réviser toute décision du DGE, en l’absence du DGE, le comité s’occupera dorénavant directement des décisions normalement faites par le DGE», termine-t-il.

Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin, décrit le départ de son collègue comme «soudain».

«Je ne sais pas pourquoi. Ce n’est pas que j’essaie de cacher de l’information, je ne sais pas pourquoi il a démissionné», commente-t-elle.

Doneathy, a aussi expliqué ce que devient son rôle avec ce changement. «Ce qui arrive maintenant c’est que je vais m’occuper du Bureau des élections, pour que tout se déroule normalement. La seule chose qui est différente, c’est que je ne rends pas une décision finale sur les plaintes puisque je n’ai pas été choisie comme directrice des élections pour pouvoir prendre ces décisions. Les plaintes iront directement au Comité des élections.»

Plus de détails à venir

Blogue en direct : 1re journée de débat

La Rotonde blogue en direct pour vous cette première journée de débat. Simple exercice de routine ou point tournant dans la campagne?

Quatre débats auront lieu aujourd’hui.

11h à 11h30 : Référendum sur le laissez-passer universel de transport en commun

11h30 à 12h : Référendum sur la création d’un fonds environnemental à la FÉUO

12h30 à 13h : Vice-présidence aux communications

13h-13h45 : Vice-présidence aux affaires universitaires

EXCLUSIF Dubois accusée : Le comité disciplinaire est convoqué

par Mathieu Langlois.

Après 24 heures de confusion, les personnes en charge ont finalement confirmé aux membres du Conseil d’administration de la FÉUO que le comité disciplinaire de l’organisation tranchera ce dossier, selon un échange de courriels auquel La Rotonde a eu accès.

C’est Sarah Jayne King, elle-même candidate pour un autre poste dans ces élections, qui a finalement répondu aux plaintes de Greg Smith et Peter Flynn, les deux vice-présidents de l’AÉÉPID qui accusent Roxanne Dubois d’avoir collaboré à la campagne d’Amalia Savva, candidate à la présidence.

«Tel que mentionné, le Comité disciplinaire sera convoqué et discutera des prochaines étapes à prendre dans un échéancier raisonnable», a écrit King hier soir. «Comme toutes les réunions du Comité disciplinaire se déroulent à huis clos, je déconseille fortement toute communication entre les administrateurs et les médias à ce sujet. Ce sujet est délicat et sera traité, en l’occurence, par les membres élus du Comité disciplinaire.»

Dans une communication distincte, King précise qu’elle n’émettera pas de commentaires sur l’affaire, se limitant à nous informer que les réunions du Comité disciplinaire se dérouleront à huis clos.

Rappelons que le comité disciplinaire du CA est composé de Sarah Jayne King (présidente), Kyle Ryc, Marie-Ève Bérubé et Richard Mah, en plus de Bruno Gélinas-Faucher et Dennis Stark qui agissent en tant que remplaçants.

Marc Kelly et Seamus Wolfe arrêtés

par Anaïs Elboujdaïni.

Le président de la FÉUO, Seamus Wolfe, a été arrêté sur le campus vers 12h30 dans le contexte d’une autre arrestation, celle de Marc Kelly. Ce dernier se trouvait dans le Centre de recours étudiant (CRÉ) lorsque les policiers ont voulu l’expulser du campus.

Alertée par Mireille Gervais, agente du Centre de recours étudiants (CRÉ), de la possible expulsion de Marc Kelly, La Rotonde a pu suivre l’arrestation de ce dernier.

Sean Kelly, président du Syndicat des étudiants et étudiantes employés à l’U d’O, était présent. Il tentait d’appuyer Gervais comme quoi elle était l’occupante légale du CRÉ et qu’une arrestation dans son bureau contreviendrait à la loi.

Gervais déclare que Marc Kelly était venu la rencontrer pour un rendez-vous concernant son recours étudiant quand le doyen de la faculté des Sciences, André Lalonde, l’a aperçu. «On devine qu’il a dû appeler [le Service de] protection : cinq minutes plus tard, la Protection s’est pointée. Ma porte était ouverte. Je leur ai expliqué ma position légale, selon laquelle je suis “l’occupante légale.” Selon la loi sur l’entrée sans autorisation, c’est moi qui occupe le bureau, c’est moi qui gère le bureau, c’est moi qui ai le pouvoir de dire qui peut entrer ou non», soutient Gervais.

«J’ai demandé à la Protection de quitter, j’ai fermé la porte, ils ont appelé la police. Une fois la police arrivée, elle a contacté le conseiller juridique de l’Université. On devine que c’est Alain Roussy qui a dit que vu que tout le campus est la propriété de l’Université d’Ottawa, la police pouvait faire ce qu’elle voulait. C’est complètement à l’encontre de l’écrit de la loi. Je suis outrée que l’Université d’Ottawa se donne le droit de venir chercher mes clients dans mon bureau, dans des dossiers confidentiels, pour les éjecter comme si c’était des criminels.»

Rejoint par La Rotonde, le constable Jean-Paul Vincelette de la police d’Ottawa relate qu’«à 12h15, la police de service d’Ottawa a été appelée pour gérer une situation pour “loi sur l’entrée sans autorisation” par l’Université d’Ottawa.»

La manœuvre policière a résulté en une double arrestation. Marc Kelly a reçu une contravention en vertu de la loi sur l’entrée sans autorisation tandis que Seamus Wolfe aurait été accusé en vertu du code criminel du Canada pour avoir troublé la paix en blasphémant devant la police d’Ottawa.

Gervais ajoute que le CRÉ «ne lâchera pas»: «Plus jamais des policiers dans mon bureau, plus jamais la Protection dans mon bureau, c’est à cela que je m’engage.»

Sean Kelly soutient que de la perspective du syndicat, «c’est important d’être capable de protéger l’intégrité de nos bureaux. Nous allons nous battre contre cela. Peu importe la personne, l’Université n’a pas pu démontrer un réel besoin d’émettre un tel avis. Il faut que l’Université comprenne qu’elle ne peut pas émettre un avis d’entrée sans autorisation pour des bureaux qu’elle ne contrôle pas. Tout cela est ridicule.»

Le Bureau des communications de l’Université «ne commentera pas l’arrestation de Seamus Wolfe».

«Il s’agit d’un geste grave, excessif et inadmissible, si ce que La Rotonde affirme est vrai. Il y a une tendance lourde et inquiétante, ce n’est pas un évènement isolé quant à l’utilisation de la force policière sur le campus», affirme Gaétan-Philippe Beaulière, commissaire à l’externe de l’Association des étudiants diplômés.

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