La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.
Le coin du glouton

Les pubs et le plaisir gourmands

J’écris cet article un jour après la fête de la Saint-Patrick, lors de laquelle j’ai vu plus d’un enthousiaste, de vert vêtu, déglutir plutôt rapidement sa bière, parfois verte elle aussi. Ceci a dû réjouir les nombreux pubs de notre région.

C’était un bon moment pour constater à quel point Ottawa compte de nombreux pubs. Dans le marché By, par exemple, difficile de marcher cent mètres sans en apercevoir un. Malgré leur nombre, il ne semble pas y avoir saturation : le vendredi soir, ils sont très souvent pleins. Est-ce seulement attribuable à l’héritage colonial britannique? Peut-être; je n’oserais toutefois répondre définitivement. Ce qui m’intéresse plutôt, c’est l’apport de ces établissements à la scène gastronomique locale, si apport il y a.
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La saison des terrasses

Si vous avez jeté un coup d’œil dehors ces derniers temps, vous avez sûrement remarqué que l’hiver semble s’essouffler peu à peu. Du coup, les saisons clémentes nous titillent, annonçant leur début plus ou moins imminent. L’espoir généré par ce phénomène inspirera la folie chez certains: on les reconnaît parce qu’ils portent short et sandales alors que le seuil des 10°C n’a pas encore été franchi. Chez les plus raisonnables d’entre nous s’éveillera la nostalgie, celle du vent chaud, du soleil et des vacances estivales.
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L’épicerie fine et la mémoire d’un gourmand

par Eric Ricou.

Ma mémoire est principalement organisée autour des souvenirs de bouffe. À six ans, ma famille et moi somme allés au Maine, et j’ai mangé un immense cornet de crème glacée à la pâte de biscuit. Sur l’île de Vancouver, avec mon père, j’ai trempé à l’âge de huit ans mon premier morceau de pain dans l’huile d’olive et le vinaigre balsamique. Il ne faut pas croire que ces repas, ces bouchées, soient l’essentiel de mes souvenirs : comme les odeurs, les saveurs de mon passé évoquent ces moments où, oui, j’ai mangé, mais où j’ai été heureux, j’ai découvert, j’ai ri, et ainsi de suite.
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Pensées de pizzas

par Eric Ricou.

J’ai récemment complété mon premier pèlerinage gourmand à New York, ville aux mille restaurants. C’était avec impatience que j’attendais ce séjour, que j’avais projeté comme l’escapade gourmande idéale, une balade de restaurants en bistros, de délices en régals. Étant donné la nature plutôt frénétique de cette métropole, je n’ai pas pu glisser aussi facilement d’une destination à l’autre, pour ainsi combler tous mes appétits.
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Quand aimer et manger vont de pair

Si vous êtes une jeune demoiselle convoitée par ma charmante personne, il est fort probable qu’on soupe, dîne ou pique-nique ensemble. Vous allez me dire qu’il s’agit d’une simple formalité de la drague, ce à quoi je répondrai que «pas nécessairement». Un bon repas, qu’il soit pris au resto ou cuisiné à la maison, révèle bien des choses sur notre bien-aimé(e) potentiel(le): ses gouts, son ouverture d’esprit, sa personnalité en public, sa créativité, ses manières à table (et en général) et aussi sa tendance ou non à mâcher la bouche ouverte, critère important dans mon cas. Sa conversation peut aussi contribuer à attiser l’intérêt mutuel. Évidemment, ce type de rendez-vous peut se solder par un échec ou être un triomphe. Il y a cependant un bon moyen de réduire ces risques d’échec (surtout pour soi): choisir un bon restaurant. Si quelqu’une m’emmenait souper au Mike’s, ce serait un début assez chancelant pour une relation. Laissez-moi vous guider un peu.
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Ahora : on n’est pas tout à fait au Mexique

La cuisine mexicaine, c’est des ingrédients frais, des saveurs brillantes, des couleurs vives et des épices d’une étonnante variété. Il est facile de comprendre pourquoi tant de pays ont importé, soit intégralement ou par quelque réinterprétation, cette tradition culinaire. Malheureusement, la qualité des restaurants mexicains est souvent inversement proportionnelle à leur distance de la mère patrie. Pour ceux qui ne suivaient pas en géographie, Ottawa, c’est plutôt loin du Mexique.
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La pâtisserie de l’hiver

par Eric Ricou.

Déambulant près du parc Jacques-Cartier, récemment, je les ai vus : « Les canons à neige! » Bon, je n’étais peut-être pas à ce point enthousiaste, mais je me souviens quand ces grands nuages de flocons signalaient pour moi le début du Bal de neige, mirobolant évènement hivernal de ma jeunesse. Oui, je préférais les glissades, bien que je ne me plaignais pas non plus quand on allait patiner sur le canal, surtout parce que « patiner sur le canal » était, pour moi, synonyme de « manger des queues de castor ». Il est fort possible que la nourriture ne figure pas aussi intensément dans vos souvenirs que dans les miens, mais je crois que bien des gens associent cette pâtisserie éminemment canadienne à l’hiver.

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Preston d’un autre point de vue

Ces dernières années, rue Preston rimait avec « travaux de réfection paralysants ». Pour un quartier réputé pour sa vivacité, sa culture et ses nombreux commerces et restaurants, ce n’est pas exactement une situation idéale.
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Deux dîners d’hiver

par Eric Ricou.

Le temps des Fêtes est une période très agréable pour les gourmands. Les occasions ne manquent pas de s’adonner à l’exercice de la goinfrerie. J’en ai, bien sûr, profité. Toutefois, je l’ai fait aussi au nom de mes lecteurs, pour qui j’ai fréquenté buffets, brunchs, festins et restos afin de découvrir des mets, des plats et des menus dignes de leurs palais.
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Au secours du hamburger

Création états-unienne datant du 19e siècle, le hamburger a rapidement été adopté par le reste de l’Amérique du Nord et, par la suite, le monde entier. Le hamburger est universel. On l’admire, le critique, le réinvente et le déguste. Pour certains, il évoque le fast-food et la corruption de notre alimentation; pour d’autres, ce mets rappelle les barbecues familiaux ou les premiers moments d’une gourmandise naissante.
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Un exemple à suivre

Le magazine enRoute d’Air Canada (l’équivalent approximatif du guide Michelin du Canada) a récemment inclus le restaurant Murray Street (110, rue Murray) dans sa liste des dix meilleurs nouveaux restos du Canada, excuse que j’ai utilisée pour retourner à l’une des destinations gourmandes éminentes de la ville. Souvent comparé à l’institution montréalaise Au Pied de cochon à cause de l’aspect champêtre et parfois carnivore de sa cuisine, Murray Street s’en démarque, selon moi, et crée une expérience unique. Soyez avertis, ce sera une critique positive.
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Witch ou comment se faire une passion pour les scones

par Eric Ricou.

C’est une étrange curiosité qui m’a attiré vers Scone Witch (388, rue Albert). Un établissement, plus café que restaurant, qui se dédie aux scones, que c’est intriguant! Mon intérêt croissait proportionnellement aux bonnes critiques qui se multipliaient. Je ne résiste pas longtemps à ce genre de chose.
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Confus par la fusion

par Eric Ricou.

Mon éternelle recherche de nouveaux horizons gastronomiques à parcourir m’a mené, cette semaine, à un établissement dont j’avais déjà entendu parler, mais qui ne m’avait jamais vraiment attiré. On parle ici du Savana Café (431, rue Gilmour). Malgré quelques éloges répandus à son égard, il y avait, dans la manière dont le resto se qualifiait, quelque chose qui me démangeait : « fusion tropicale ».
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Plaisirs chez Play

par Eric Ricou.

Stephen Beckta est une figure éminente sur la scène gastronomique ottavienne. En 2003, le restaurateur a inauguré Beckta Dining & Wine, qui s’est rapidement hissé au haut de la hiérarchie des restaurants locaux, présentant un menu moderne, novateur et exclusif. À l’aide de Michael Moffatt, son chef de cuisine, il a cette année ouvert un autre restaurant, espérant qu’il lui vaudra autant de louanges. Ce restaurant s’appelle Play Food & Wine (1, rue York) et, à l’occasion d’un après-midi pluvieux, j’y suis passé dîner.
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Complément automnal

par Eric Ricou.

Je me compte parmi ceux qui aiment l’automne. Les feuilles, les arbres, les odeurs, tout ça me plaît. En bon gourmand, il y a par contre une chose à laquelle je prends particulièrement plaisir durant cette saison. À l’occasion de ces journées fraîches et humides, où, par manque d’habitude, on oublie encore nos gants et nos écharpes, il n’y a pas, pour moi, plus grande joie que de me retrouver devant un chaleureux repas, consistant et vivifiant.
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Une nouvelle déception dans le marché

J’aimerais bien prendre un bon repas dans le marché By, seul quartier de la ville où il y a des gens dans les rues, du bruit, de l’action. Cette espèce d’idylle urbaine, cosmopolite ou romantique m’attire, oui. Cependant, la gastronomie dans le marché a une réputation moins que savoureuse : c’est cher et c’est rarement bon.
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Les shawarmas et moi

Satisfaire ma gourmandise tard dans la nuit est pour moi source de grand plaisir. Dans la région de la capitale nationale, par contre, nous ne sommes pas choyés. Oui, on trouve quelques diners et quelques casse-croutes, mais rien qui dépasse trop les bornes du générique.
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BEURKKKKKKKKKKK

par Mathieu Langlois.

Je croyais avoir connu l’absolu, cette semaine, avec le sublime de l’excellente représentation de La Flûte enchantée au CNA. Pourtant je me trompais. C’est en goutant la barre granola de Stephano’s All Natural Bakery que j’avais achetée au Pivik que j’ai atteint l’absolu. Malheureusement pour moi, ce n’était pas l’absolue beauté de l’opéra de Mozart qui attendait mon palais, mais bien l’absolu mauvais.
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Comment bien se gaver sans se ruiner

En tant qu’étudiant, il est plutôt difficile de trouver l’équilibre entre son budget et le raffinement culinaire. L’équation exige souvent qu’on délaisse certains luxes, notamment le restaurant. Si un tel abandon vous effraie, j’ai quelques propositions qui feront plaisir tant à votre bouche qu’à votre porte-monnaie.
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Bien manger avec un billet de 5$

Les sommes exorbitantes à la cafétéria du Centre universitaire, peuvent faire perdre de vue qu’il est possible de bien manger à peu de frais. Cette semaine, je vous entraine à la Bottega, une épicerie fine située au 64, rue George.
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