Laissez-passer universel : Selon la FÉUO, les étudiants du Québec pourront se retirer
Si la Société de transport de l’Outaouais (STO) refusait de participer à l’entente de laissez-passer universel à 145$, les étudiants du Québec pourraient avoir la liberté de se retirer du programme de laissez-passer universel, selon Roxanne Dubois, du comité référendaire du OUI. «L’Université vient de nous confirmer qu’elle pourrait désinscrire les étudiants du Québec [de cette cotisation] si la STO ne veut pas participer», a annoncé Dubois lors d’une conversation téléphonique.
Selon la militante du OUI, ce sera à la FÉUO de négocier les modalités de l’entente avec OC Transpo, comme c’est le cas des autres programmes financés par référendum. Ce retrait des étudiants québécois ferait donc partie des demandes de la Fédération.
La Rotonde a annoncé vendredi dernier que la STO comptait imposer des frais supplémentaires de 65$ par session aux étudiants qui désiraient ajouter le réseau québécois à leur laisser-passez universel. Selon Danny Albert, gestionnaire du transport durable à l’Université d’Ottawa, environ 4100 étudiants de l’U d’O habitent à Gatineau, dont 49% utilisent le transport en commun.
Pour ce qui est de déterminer si cette possibilité de retrait ne contredit pas la question référendaire qui fait référence à un laissez-passer obligatoire, Dubois ne souhaite pas se prononcer: «Je ne vais pas faire l’analyse constitutionnelle de la question, on va pouvoir régler ça après le référendum.» Rappelons qu’une plainte a été déposée plus tôt cette semaine devant le comité d’arbitrage étudiant afin de contester la constitutionnalité de la question. Celle-ci ne mentionne pas de réseau de transport en commun en particulier et Houda Souissi, la plaignante, croit qu’elle peut «induire en erreur» les électeurs étudiants.







