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Élections FÉUO

De Bellefeuille attaque, Wolfe se défend

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, directeur des élections démissionnaire, affirme avoir quitté son poste à cause de l’ingérence du président de la FÉUO. Ce dernier s’est expliqué dans un communiqué.
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Exclusif|De Bellefeuille dénonce «l’ingérence» de Wolfe dans les élections

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, directeur des élections de la FÉUO démissionnaire, accuse directement Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du Comité des élections, de s’être ingéré dans la dernière campagne électorale. En entrevue avec La Rotonde, De Bellefeuille explique qu’il a rompu le silence qu’il observait jusqu’à maintenant lorsqu’il a lu que Wolfe prétendait ne pas connaître les raisons de sa démission.

«Moi, je ne voulais pas en parler, de cette question-là, confie-t-il. Par contre, j’ai été frustré de voir que Seamus avait dit que je n’avais pas donné de raisons pour ma démission. Ça m’a beaucoup frustré», déclare celui qui cumule plusieurs années d’expérience au sein de la Fédération étudiante.

La goutte qui a fait déborder le vase et qui a directement mené à la démission de l’agent d’élection est lié au cas d’Amalia Savva. De Bellefeuille croyait juste d’imposer deux sanctions différentes pour l’utilisation, d’une part, de l’ordinateur de Roxanne Dubois et, d’autre part, de l’ordinateur de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement. Wolfe aurait fait pression sur le directeur des élections en niant les allégations d’utilisation du matériel informatique, puis en tentant de diminuer les sanctions imposées.

«Premièrement, c’était des pressions disant que l’allégation n’était pas fondée, mais la candidate nous avait dit, dans le local du bureau des élections, qu’elle avait simplement ouvert son document dans le bureau de Roxanne. On voulait aussi que je change les sanctions en les diminuant, mais je trouvais aussi que c’était un manque d’intégrité», explique De Bellefeuille après avoir énuméré les autres pénalités qu’il avait imposées à la candidate. La principale intéressée nous a appris que les deux violations au règlement avaient finalement été fusionnées en une seule par le Comité des élections.

De Bellefeuille ne lésine pas sur les termes lorsque vient le temps de qualifier les agissements de Wolfe. «Oui, absolument, c’était de l’ingérence, je me sentais vraiment forcé. Je ne sais pas ce qui serait arrivé si j’avais continué à travailler en imposant la sanction [que j’avais imposée], je ne sais pas ce que ça aurait donné», dénonce-t-il.

Ce n’est que plus tard dans l’entrevue qu’il ciblera directement le président de la FÉUO. «Je vais te le dire parce que je ne veux pas mettre les autres dans une situation difficile. C’est Seamus qui s’est ingéré dans le processus», a-t-il lâché.

Pour De Bellefeuille, ces tentatives d’ingérence étaient inacceptables. «J’avais trois choix, expose-t-il. Je pouvais jouer le jeu avec le Comité des élections, je pouvais démissionner - c’est ce que j’ai fait - ou je pouvais me battre contre eux, mais ça aurait été très difficile.»

De Bellefeuille fait aussi un lien avec les évènements qui remplissaient les pages des médias étudiants il y a un an jour pour jour. «Vois-tu, moi je trouvais ça très grave comme situation. Je veux dire, de voir la situation de l’année précédente qui se répétait et me demander de participer à ça, dans un sens. Ça, je ne pouvais pas l’accepter.»

De Bellefeuille : Démission pour cause de «manque de tranparence et de bonne gouvernance» à la FÉUO

par Mathieu Langlois.

Julien de Bellefeuille, ex-directeur des élections de la FÉUO qui a démissionné au milieu de la campagne électorale, se serait retiré à cause de problèmes importants dans la gouvernance de l’organisation, selon sa lettre de démission.

«Les évènements qui se sont déroulés pendant les derniers jours ont démontré un sérieux manque de transparence et de bonne gouvernance dans vos organisations. À cause de ces circonstances, cela est devenu impossible pour moi de conduire mes fonctions de directeur des élections avec intégrité», écrit-il dans le seul paragraphe explicatif de sa missive.

De Bellefeuille était pourtant réputé proche de l’exécutif actuel de la FÉUO, ayant servi de plaideur pour défendre l’innocence de Seamus Wolfe, Julie Séguin et Roxanne Dubois lors de la contestation électorale l’an dernier.

Raz-de-marée : Tyler Steeves l’emporte haut la main

par Mathieu Langlois.

Le candidat qui tentait sa chance à la présidence pour la deuxième année consécutive a finalement remporté le scrutin. En effet, Steeves est sorti vainqueur avec 55,9% des voix.
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… la continuité pour le reste de l’exécutif

par Mathieu Langlois.

Les candidatures les plus critiques de l’orientation actuelle de la FÉUO ont été rejetées massivement au terme de la campagne électorale, jeudi dernier. Les élus l’ayant emporté avec, en moyenne, 18% de voix de plus que leur plus proche rival, les étudiants de premier cycle ont clairement fait le choix de la continuité.
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Le RÉFO fait son bilan

Très actif lors des deux débats entre les prétendants aux postes exécutifs de la Fédération étudiante de l’U d’O (FÉUO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) a su attirer l’attention des candidats et du public sur les enjeux liés au français. Alors qu’un nouveau comité exécutif est maintenant formé, La Rotonde a voulu connaître les réactions du RÉFO à cette campagne.
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Mystérieuses irrégularités sous enquête

par licence Creative Commons “Attribution”.

Les détails concernant l’enquête sur les irrégularités électorales actuellement en cours sortent au compte-gouttes. Selon Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du comité des élections, des réponses devraient être apportées avant la prochaine réunion du Conseil d’administration, prévue pour le 28 février. «Il y a actuellement une enquête en cours, mais c’est difficile puisque c’était un vote électronique. Il faut passer à travers toutes les informations informatiques, car nous n’avons aucun papier», explique Wolfe.

Le 11 février dernier, lors de la soirée du dévoilement des résultats, le Bureau des élections a annoncé qu’une enquête devait être menée avant de rendre public les résultats pour les administrateurs des facultés de Sciences sociales et de Génie. Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin, avait alors déclaré que des irrégularités avaient été observées dans le système de vote, sans toutefois affecter les résultats pour le conseil exécutif, le Sénat et les autres facultés. Selon Seamus Wolfe, les problèmes sont survenus lors du deuxième après-midi de vote: «On a reçu quelques plaintes et des questions des étudiants, ce qui a éveillé nos soupçons. On a alors fait une demande auprès de la compagnie qui comptabilise les votes. Ils ont fait une vérification de sécurité et le problème a été isolé. On est sûr qu’il n’y en avait pas d’autres.»

Pour la comptabilisation des votes et le support informatique, la FÉUO fait affaire avec la compagnie américaine Everyone Counts, spécialisée dans les systèmes de vote électronique. Wolfe refuse toutefois de dévoiler le courriel contenant les résultats transmis par la compagnie tant que le comité n’aura pas rendu publiques les conclusions de l’enquête.

Lorsqu’on lui demande si la nature du problème est connue à ce stade-ci de l’enquête, Wolfe répond positivement sans toutefois vouloir donner plus de détails. Il mentionne toutefois que la FÉUO a contacté son avocat dans le cadre de l’enquête: «Chaque fois qu’il y a un problème, c’est juste normal de jaser avec son avocat afin de connaître son avis.»

Problème de NIP?

Elizabeth Doneathy a été très avare de commentaires, affirmant que l’enquête actuelle l’empêchait de révéler quoi que ce soit. Elle a toutefois mentionné que les pépins survenus avec l’attribution des numéros d’identification personnels (NIP) nécessaires pour voter était «peut-être une partie du problème». L’équipe du candidat défait, Sidney Loko, aurait appris de source anonyme que certains étudiants n’auraient jamais reçu de numéro d’identification ou en auraient reçu un invalide. Un appel à tous a été lancé sur Facebook afin que toute personne dans cette situation se manifeste. Interrogé par La Rotonde à ce sujet, Wolfe ne semble pas croire que les irrégularités électorales soient dues à l’attribution des NIP.

Élections : C’est parti!

par Licence CC.

Depuis hier 13h, la campagne électorale de la FÉUO est démarrée. Affichage, présentations de classe et poignées de mains rempliront donc le quotidien des candidats pour la prochaine semaine.

Le scrutin se tiendra du 9 au 11 février prochain.

La Rotonde vous propose son blogue des élections, par Mathieu Gohier.

L’avis des étudiants sollicité

Trois questions référendaires seront soumises à tous les étudiants au moment du vote. Si les questions ont déjà été rendues publiques, les militants de chaque option ont jusqu’à aujourd’hui 17 h pour former un comité officiel et ainsi profiter des budgets alloués.
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2 candidats retranchés, la course arrive à grands pas.

Seuls deux candidats ont été retranchés de la liste préliminaire après les tests de bilinguisme pour la course à l’exécutif de la FÉUO.

En effet, Eric ERYOU et Armel AGBODJOGBE ont été retirés de la liste officielle, que le bureau des élections a publiée aujourd’hui.

Les électeurs pourront donc choisir entre 18 candidats aux six postes du comité exécutif. Par ailleurs, 33 candidats s’affronteront pour les postes au Conseil d’administration de la FÉUO, et 15 étudiants convoitent les postes de sénateurs-étudiants.

Liste Officielle Des Candidats

Candidatures : Liste préliminaire annoncée, record battu

Après la réunion d’information des candidats aux différentes course de la campagne électorale de la FÉUO, La Rotonde a eu accès à une liste préliminaire de candidats au conseil exécutif du syndicat étudiant. Les noms sur cette listes restent à confirmer, mais ils peuvent donner une idée fidèle du bulletin de vote final. Après une vérification administrative, tous devront passer un test de bilinguisme pour tester leur capacité à communiquer dans les deux langues.

Au-delà de certaines candidatures surprenante, c’est plutôt leur nombre qui est inattendu. Avec 20 candidats, Julien de Bellefeuille et son équipe a atteint son objectif d’égalisation du niveau de l’an dernier à cette étape : 17 candidats. Reste à voir quelle proportion passera à la prochaine étape de la course.

Présidence
Bruno GÉLINAS-FAUCHER
Marc KELLY (De Bellefeuille a exprimé des doutes quant à l’acceptabilité de cette candidature)
Amalia SAVVA
Sébastien ST-AMOUR
Tyler STEEVES

Vice-présidence aux affaires étudiantes
Armel M. AGBODJOGBE
Eric ERYOU
Amy HAMMETT
Julie SÉGUIN
Nicole TISHLER

Vice-présidence aux finances
Mike FANCIE
Maureen HASINOFF
Sarah Jayne KING
Sidney LOKO

Vice-présidence aux communications
Tristan DÉNOMMÉE
Paige GALETTE

Vice-présidence aux affaires universitaires
Osamma BERRADA
Ted HORTON
Stephanie MARENTETTE

Vice-présidence aux affaires sociales
Alexandre CHAPUT

Des affiches sèment la controverse (M. à J. : de Bellefeuille réagit)

par Philippe Teisceira-Lessard.

Le dernier concept d’affiche élaboré pour inciter les étudiants à se présenter aux élections d’hiver de la FÉUO sont très loin de faire l’unanimité. Distribuées un peu partout sur le campus, elles présentent l’image d’une jeune femme vêtue d’un manteau de fourrure et d’immenses verres fumés, scintillante sous des projecteurs. En outre, l’image est ornée du slogan «Devenez célèbre», sans doute censé en pousser certains vers la politique étudiante.

Amy Kishek, présidente du groupe féministe Equal Voice, se dit outrée par l’utilisation de telles images. Selon elle, le fait que « celle qui est représentée sur ce poster est une femme jolie à regarder, une ”célébrité”, sert seulement à renforcer l’idée selon laquelle vous avez besoin d’une image “photoshoppée” et de beauté pour faire de la politique avec succès. C’est une campagne qui n’est ni inclusive, ni inspirante. Elle ne fait que renforcer le statu quo.»

D’autres acteurs des scènes progressistes et féministes misaient plutôt sur le second degré, disant espérer qu’il ne s’agisse que d’une blague de mauvais gout.

Du côté de l’exécutif de la FÉUO, Michelle Lamarche semble vouloir calmer les esprits : sans appuyer les affiches ou se prononcer sur le niveau désiré d’interprétation, elle lance un appel au calme. «Parfois, je me dis que tout le monde se prend un peu trop au sérieux. La réaction des gens par rapport à ces posters me rappelle bien cela.»

Les explications du Comité des élections seront publiées dès leur réception.

Mise à jour 12 janvier

Julien de Bellefeuille, directeur des élection, affirme qu’il ne fera pas de commentaire sur le dossier. «Je ne suis pas intéressé à participer à ces histoire-là, c’est une simple affiche», a-t-il déclaré à La Rotonde. Même bouche cousue pour savoir si de Bellefeuille croit que sa publicité respecte les valeurs de la FÉUO.

Après quelques questions, le nouveau directeur des élections dira finalement que l’affiche avait bel et bien été créée dans le but de provoquer les étudiants : «On savait bien qu’il y a des gens qui réagiraient fortement par rapport au fait que ça ne devrait pas être une question d’être célèbre.» De Bellefeuille continue en affirmant que devant la résonnance qu’a eue cette histoire, il croit que l’objectif de l’affiche est atteint.