La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.
Élections 2010

Wolfe: «J’ai été forcé de croire qu’il voulait garder les détails de sa démission privés»

par Mathieu Langlois.

La réaction de Seamus Wolfe vient de tomber.

Chers étudiant.e.s,

Le matin du 3 février, en arrivant au bureau j’ai trouvé une lettre de démission écrite par Julien de Bellefeuille, qui comprenait un seul paragraphe expliquant sa démission. Une lettre semblable fut laissée au bureau des élections qui indiquait sa démission sans donner de détails sur les motivations de sa décision.

Depuis avoir reçu la lettre de Julien, je n’ai eu aucune interaction avec lui. Je n’ai eu aucune autre information concernant sa décision. Puisqu’il avait choisi de ne pas inclure de justification dans sa lettre publique laissée au bureau des élections, j’ai dû en déduire qu’il souhait garder les détails de sa démission confidentiels.

J’ai beaucoup de respect pour le travail, l’éthique et le professionnalisme de Julien. J’ai donc choisi de respecter sa confidentialité en ne révélant pas les détails limités contenus dans la lettre de démission qu’il m’a laissée. De plus, il n’est pas pratique courante à la FÉUO, ou dans toute autre organisation, de révéler les détails d’une démission, à moins que ce soit clairement souhaité par son auteur.

Je voudrais rappeler au Conseil d’administration et aux candidat.e.s de l’élections que le Comité des élections a fait plus de 40 décisions dans deux élections différentes que nous avons supervisé cette année. À ce jour, aucune de nos décision n’a été portée en appel au comité d’arbitrage étudiant. Il n’y a pas de meilleure indication d’impartialité et de transparence quant aux actions du Comité des élections cette année.
 Sincèrement,

Seamus Wolfe
 Président

Steeves Président et enquête sur irrégularités présumées

par Mathieu Langlois.

Tyler Steeves a été élu président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa avec 55,9% des voix, soit près du double de sa plus proche opposante.

Par ailleurs, la frustration a été son comble chez plusieurs candidats défaits alors que le Bureau des élections annonçait qu’une enquête devrait être menée dans les prochains jours afin d’éclaircir un problème dans la comptabilisation des votes. Selon Liz Doneathy, ce problème n’aurait aucun impact sur les courses au comité exécutif et les référendums, mais ont tout de même empêché l’annonce de certains résultats pour le conseil d’administration.

Le taux de participation pour ces élections a été de 21,88%, environ 6% de moins qu’à l’occasion des dernières élections.

Présidence
Steeves 55,9%
Savva 28,3%
Gélinas-Faucher 10,5%
St-Amour 5,2%

Finances
King 46,5%
Loko 30,3%
Hasinoff 23,2%

Communications
Galette 63,6%
Dénommée 36,4%

Affaires universitaires
Horton 45,9%
Berrada 29,9%
Marentette 24,3%

Affaires étudiantes
Hammett 55,8%
Tishler 44,2%

Social
Chaput 86,7%
Non 13,3%

Laissez-passer universel
OUI 64,3%
NON 35,7%

Centre environnemental
OUI 54,2%
NON 45,8%

Société des débats anglais
NON 69,8%
OUI 30,2%

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La journée de vote gâchée «aurait facilement pu être évitée» selon l’ancien directeur de l’information : Pas de prolongation

Bien que la réception des courriels contenant les mots de passe pour le vote en ligne ait pris une journée de retard dans le cas de bien des étudiants, le Comité des élections, chargé par l’exécutif de la FÉUO de gérer le scrutin, ne prolongera pas la période électorale.

En effet, selon Seamus Wolfe, président de la FÉUO et membre du Comité des élections, «tout le monde a eu son courriel». Wolfe ne voit pas l’intérêt d’étendre le délai puisque tout le monde «a amplement le temps de voter».

«Le problème de retard dans la réception des courriels hier a été causé par un problème avec les serveurs et la messagerie virtuelle de l’Université d’Ottawa», a expliqué Elizabeth Doneathy, directrice du scrutin.

Rappelons qu’un problème semblable était aussi survenu l’année dernière. Selon Wassim Garzouzi, ancier directeur de l’information du Bureau des élections, le problème était aussi lié aux services informatiques de l’Université. Il semble que des problèmes informatiques soient survenus après un envoi de courriels en français (environ 10 000).

«Le système a bloqué temporairement le deuxième envoi, par mesure préventive, et aussi par défaut, puisque la capacité du serveur était limitée. Par conséquent, les étudiants francophones ont reçu les courriels entre 5h et 8h le matin, tandis que les anglophones ont dû patienter jusqu’à 13h ou 16h au plus tard. Depuis, l’Université a changé son système, alors il est possible que le système soit différent. Nous nous sommes adaptés après la première journée et nous avons envoyé les courriels vers 22h le soir précédent, au lieu d’attendre au matin même», expose-t-il.

Garzouzi attaque ensuite directement l’actuelle organisation du scrutin. «Cette solution était clairement indiquée dans les rapports de transition de Sylvia Lewis-Havard et de moi-même. Or, je présume que sans directeur général des élections, ce genre de problème qui aurait pu facilement être évité devient inévitable», soutient-il.

Laissez-passer universel : Question contestée

La question posée aux membres de la FÉUO à travers le référendum sur le laissez-passer universel de transport en commun sera contestée devant le comité d’arbitrage étudiant selon des documents largement diffusés et reçus par La Rotonde.

En effet, une demande a été formellement déposée par Houda Souissi, étudiante en droit civil, devant le comité d’arbitrage étudiant. Celui-ci devra déterminer si la question posée aux étudiants est constitutionnelle ou pas.

La question à laquelle les étudiants doivent répondre par oui ou par non se lit actuellement comme suit: «Êtes-vous d’accord de créer un laissez-passer d’autobus universel obligatoire pour les étudiants au cout de 145$ par étudiant à temps plein par sessions d’automne et d’hiver?»

Selon Souissi, ce libellé ne se plie pas aux articles de la constitution de la FÉUO, qui prévoient que la question d’un référendum doit être «concise, claire et précise». «Il n’est pas fait mention d’OC Transpo [seule société de transport qui consent à délivrer le laissez-passer pour 145$] et l’utilisation du terme “universel” est trompeuse», explique-t-elle dans sa demande.

Si le comité d’arbitrage étudiant donnait raison à Souissi, la sentence pourrait aller jusqu’à l’invalidation des résultats, la conclusion demandée.

Toujours pas de directeur des élections après 3h30 de huis clos

Alors que les étudiants membres de la FÉUO peuvent voter depuis ce matin en ligne ou en personne, le poste de directeur des élections est toujours innoccupé, le comité des élections étant en charge du traitement des plaintes.

En effet, après la démission surprise de Julien de Bellefeuille la semaine dernière, le comité des élections du Conseil d’administration, l’entité qui doit choisir le directeur des élections, avait pris le relais et se chargeait depuis lors les élections. Inquiets de la mise en place de cette solution, certains administrateurs avaient alors convoqué une réunion d’urgence du Conseil d’administration afin d’établir un nouveau processus.

Une fois les présences prises, Federico Carvajal, président du Conseil d’administration, a annoncé que le Comité des élections avait préparé un rapport sur la situation actuelle, mais que les rédacteurs avaient inscrit le huis clos du CA comme condition sine qua non de la distribution. Ce huis clos fut accepté par le Conseil.

Par la suite, Carvajal aurait informé les membres du CA qu’il s’était entretenu avec Marc Labrosse, avocat de la FÉUO, qui lui avait donné un avis légal de façon orale. Cet avis stipulerait que seules les recommandations du comité des élections pourraient être admises comme motions, à rejeter ou à adopter. Autrement dit, les administrateurs ne pourraient pas prendre l’initiative d’y aller de leurs propres propositions.

Le rapport contenait une recommandation pour la suite des choses: la nomination de Khadija Kanji comme directrice des élections, poste qu’elle aurait occupé de façon bénévole. Plusieurs administrateurs auraient alors exprimé leur opposition à cette proposition, invoquant notamment l’article 4.13.2 qui interdit à un représentant de faculté d’être «engagé» comme directeur général des élections. Un point d’ordre, défait, aurait même été soulevé afin de faire considérer la motion comme hors d’ordre pour inconstitutionnalité.

Cette motion n’a pas été adoptée par le Conseil d’administration, les deux tiers des voix étant nécessaires pour ce faire.

Par la suite, une pause a été votée avec pour mot d’ordre que le comité des élections formulerait une nouvelle recommandation. Lors de la reprise du débat, les membres du comité ont proposé de maintenir le statu quo: laisser leur propre comité gérer les plaintes, alors que Liz Doneathy, l’actuelle directrice du scrutin qui, selon certaines sources, consistuait le choix d’une grande partie de l’assemblée, garderait son poste. «Plusieurs administrateurs ont pris la parole pour dénoncer le manque de vision et d’écoute du comité des élections après le rejet par eux-mêmes de la candidature de Liz», soulignait un individu bien au fait du dossier.

Après deux votes consécutifs où le taux d’abstention était trop élevé, la question a été référée au comité exécutif, qui a pris la décision de maintenir le statu quo. Le poste de directeur général des élections est donc toujours vacant, tandis que le comité des élections du CA traitent les plaintes.

Blogue en direct - Jour 2 des débats

L’équipe de La Rotonde est sur place pour vous transmettre le contenu des débats.
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Réunion d’urgence du CA confirmée, Lewis-Havard «certainement intéressée»

par Mathieu Gohier.

Une demande a été déposée et acceptée afin de tenir une réunion d’urgence du Conseil d’administration de la FÉUO, avec pour seul point la Démission du Directeur des élections.

«J’ai reçu la demande spéciale de convoquer une réunion du Conseil d’administration. Cette demande a été signée par 11 membres du Conseil et répond donc aux conditions requises dans la section 3.1.8.1 de la Constitution. Tel qu’indiqué dans la section 3.1.8.2, un avis d’au moins deux jours ouvrables est requis pour que la réunion spéciale ait lieu», écrit Federico Carvajal, président du CA, dans son courriel de convocation.

Le Conseil d’administration est donc convoqué pour une réunion spéciale le lundi 8 février 2010 à 17h30, dans la pièce 083 du pavillon Tabaret.

Le mouvement semble s’être mis en branle à la suite de l’envoi par Robert Prazeres, administrateur représentant la faculté des Arts au CA, d’un courriel à l’ensemble des administrateurs dans lequel il défendait l’idée de tenir une telle réunion. Il y plaide notamment que le Comité des élections ne devrait pas être en charge de la gestion directe de la campagne, car une crise de confiance pourrait s’ensuivre. «Ceci est une affaire urgente qui, j’en suis certain, devrait être traitée par le Conseil.»

Par ailleurs, il semble que le nom de Sylvia Lewis-Havard, qui a été directrice des élections de la FÉUO pour quatre scrutins distincts, circule pour prendre le relais de Julien de Bellefeuille. «Je suis certainement intéressée», a confirmé la principale intéressée par courriel. «Certains administrateurs m’ont approchée pour voir si j’étais prête à assumer le rôle de directrice générale des élections.»

Blogue en direct : 1re journée de débat

La Rotonde blogue en direct pour vous cette première journée de débat. Simple exercice de routine ou point tournant dans la campagne?

Quatre débats auront lieu aujourd’hui.

11h à 11h30 : Référendum sur le laissez-passer universel de transport en commun

11h30 à 12h : Référendum sur la création d’un fonds environnemental à la FÉUO

12h30 à 13h : Vice-présidence aux communications

13h-13h45 : Vice-présidence aux affaires universitaires

EXCLUSIF Dubois accusée : Le comité disciplinaire est convoqué

par Mathieu Langlois.

Après 24 heures de confusion, les personnes en charge ont finalement confirmé aux membres du Conseil d’administration de la FÉUO que le comité disciplinaire de l’organisation tranchera ce dossier, selon un échange de courriels auquel La Rotonde a eu accès.

C’est Sarah Jayne King, elle-même candidate pour un autre poste dans ces élections, qui a finalement répondu aux plaintes de Greg Smith et Peter Flynn, les deux vice-présidents de l’AÉÉPID qui accusent Roxanne Dubois d’avoir collaboré à la campagne d’Amalia Savva, candidate à la présidence.

«Tel que mentionné, le Comité disciplinaire sera convoqué et discutera des prochaines étapes à prendre dans un échéancier raisonnable», a écrit King hier soir. «Comme toutes les réunions du Comité disciplinaire se déroulent à huis clos, je déconseille fortement toute communication entre les administrateurs et les médias à ce sujet. Ce sujet est délicat et sera traité, en l’occurence, par les membres élus du Comité disciplinaire.»

Dans une communication distincte, King précise qu’elle n’émettera pas de commentaires sur l’affaire, se limitant à nous informer que les réunions du Comité disciplinaire se dérouleront à huis clos.

Rappelons que le comité disciplinaire du CA est composé de Sarah Jayne King (présidente), Kyle Ryc, Marie-Ève Bérubé et Richard Mah, en plus de Bruno Gélinas-Faucher et Dennis Stark qui agissent en tant que remplaçants.

EXCLUSIF Affaire Savva : Confusion au comité disciplinaire

Dans la foulée de la controverse entourant l’identité de l’auteur de la plateforme d’Amalia Savva, Peter Flynn et Greg Smith, les deux vice-présidents de l’AÉÉPID qui accusent Roxanne Dubois, tentent actuellement de porter plainte devant le Comité disciplinaire de la FÉUO. Ils ont envoyé deux formulaires de plainte distincts, mais avec exactement le même témoignage. Après la description de la présumée découverte du fichier suspect sur l’ordinateur de l’AÉÉPID, on peut lire, parmi leurs conclusions, qu’à leur avis, la preuve exposée témoigne entre autres «qu’un membre actuel de l’exécutif est l’auteur ou a enregistré des modifications du matériel électoral d’une candidate».

Flynn et Smith auraient en effet contacté Sarah Jayne King, présidente du Comité et par ailleurs candidate à la vice-présidence aux finances de la FÉUO.

Selon une source proche du dossier, King n’aurait pas encore répondu à cette plainte, pas plus que Federico Carvajal, président du Conseil d’administration de la FÉUO.

«De ce que je comprends, si Sarah est vraiment la présidente du Comité [disciplinaire], c’est sa responsabilité de convoquer une réunion après avoir reçu cette plainte», écrit Guillaume Pelegrin, un administrateur impliqué dans la campagne de Stephanie Marentette, candidate à la vice-présidence aux affaires universitaires.

PRIMEUR LR: Savva dans l’eau chaude?

par Mathieu Langlois.

Dure première journée de campagne pour Amalia Savva, candidate à la présidence de la FÉUO. Occupant actuellement le siège de présidente de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement (AÉÉPID), elle semble être victime d’une mutinerie de la part de l’exécutif de l’organisation.

D’abord, on apprenait hier que James Johnston, vice-président aux affaires académiques (administration publique) de l’AÉÉPID, a fait parvenir une lettre à l’ensemble de l’exécutif de l’organisation pour dénoncer l’attitude de Savva. «Je suis vraiment troublé par ce qui semble être un manque d’engagement de [sa] part envers l’AÉÉPID et l’exécutif de l’AÉÉPID dans les dernières semaines, écrit-il. […] [Ses] absences à plusieurs évènements et réunions de l’AÉÉPID ne sont pas passées inaperçues et, selon moi, bloquent notre capacité de fonctionner correctement en tant qu’exécutif.»

De plus, La Rotonde a rencontré ce soir deux autres administrateurs de l’AÉÉPID, Peter Flynn et Greg Smith, respectivement v-p aux finances et v-p aux affaires académiques (sciences politiques). Ceux-ci accusent la vice-présidente aux finances sortante de la FÉUO, Roxanne Dubois, d’avoir pris position en faveur de Savva au cours de la campagne électorale. En effet, hier soir, Flynn et Smith auraient découvert sur l’ordinateur du bureau de l’AÉÉPID un fichier informatique qui contiendrait la plateforme de la candidate présidentielle et qui aurait été créé sur l’ordinateur professionnel de Dubois.

«Cet ordinateur et cet utilisateur sont bien les mêmes que l’ordinateur de Roxanne Dubois dans le bureau de la FÉUO. Il a été créé sur cet ordinateur dans le bureau de la FÉUO. Roxanne Dubois qui aide une candidate à l’exécutif, dans notre opinion, cela viole l’article 4.13.3 et 4.13.4 de la Constitution de la FÉUO. Nous avons été informés que nous devrions loger une plainte au comité disciplinaire de la FÉUO, ce que nous comptons faire», soutient Flynn. Rappelons que Bruno Gélinas-Faucher, autre candidat à la présidence de la FÉUO, est l’un des membres de ce comité disciplinaire.

L’article 4.13.3 stipule clairement qu’«un membre de l’Exécutif sortant ne peut prendre position pour une ou plusieurs candidates durant l’élection».

La Rotonde attend actuellement des retours de communication de la part de Dubois et de Savva.

Mise à jour

Tyler Steeves, autre candidat à la présidence de la FÉUO, a confié ses impressions à La Rotonde. «Si les accusations sont vraies, alors ces actions sont un affront à la démocratie», a-t-il dit.