La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.
Éditorial

Une vision à revoir

«Optimiser : Donner à (une machine, une entreprise, une production) les meilleures conditions de fonctionnement, de rendement » (Le Petit Robert).

À propos du fameux plan d’optimisation, il est clair que le service de communication devait être fier de sa trouvaille quand il a pensé l’appeler ainsi. « Restructuration », « refonte », ou tiens, le « plan de réaménagement des ressources » auraient été plus appropriés pour ce qui sera davantage des coupes budgétaires qu’un investissement.
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Le père Noël, la fée des dents, le bilinguisme à l’Université d’Ottawa

Les contes font rêver. Ils nous fascinent par leur simplicité et évoquent une réalité fabuleuse qui nous permet, le temps d’une lecture, d’imaginer un monde exempt des maux qu’on lui connaît. À l’instar de Disney World, l’Université d’Ottawa semble être un endroit propice à la prolifération d’histoires fantastiques.
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La transparence est un mythe

À l’ère de l’Internet, les gens sont de plus en plus informés, ce qui ne veut pas nécessairement dire de mieux en mieux informés. Beaucoup croient que l’un ne va pas sans l’autre. En fait, le premier donne l’illusion du second. Plus précisément, le fait d’être «branché» 24 heures sur 24, d’avoir un océan d’information au bout des doigts et d’avoir accès au quotidien de ses amis et même des amis de ses amis donne l’impression d’être omniscient, ou du moins, de pouvoir l’être. Bref, les gens sont naïfs.
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Si on est ce que l’on mange…

À l’Université d’Ottawa, l’étudiant est plus souvent qu’autrement obligé de se procurer sa pitance dans un établissement gérer par Chartwells. En effet, la compagnie détient un quasi-monopole sur ce que les étudiants peuvent acheter comme nourriture sur le campus. Au-delà du fait que l’argent des étudiants permet à une multinationale de se remplir les poches, est-il possible que Chartwells, en la quasi-absence de concurrence, puisse se permettre de servir des produits dont la qualité laisse à désirer et dont les prix paraissent exorbitants à beaucoup d’étudiants?
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« Ne crie pas ou tu iras en prison! » – Policier d’Ottawa

La nouvelle s’est d’abord transmise oralement et plusieurs ont cru à l’exagération. Puis elle a fait son chemin sur les blogues et dans les journaux étudiants – encore là, certains parlaient de sensationnalisme.

Récemment, la vidéo a fait son apparition sur l’Internet et tout le monde a constaté de ses propres yeux à quel point prononcer un juron en abandonnant une lutte légitime devant un policier de mauvaise humeur pouvait couter cher.
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Une proposition sexy

La proposition est vendeuse: un «laissez-passer universel à 145$ pour les étudiants». D’emblée, elle séduit. Elle parait rassembleuse, abordable; bref, elle évoque l’«estudiantisme» à son meilleur. De surcroît, elle est applaudie par tous les grands. Allan Rock, la FÉUO et la GSAÉD attendent la proposition référendaire avec fébrilité. Mais que veut dire, au juste, l’expression «laissez-passer universel»? Que tout le monde en profite ou que tout le monde paie?
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Accommodement universitaire

La motion proposée par des étudiants musulmans voulant que la pièce 125 du Centre universitaire devienne un endroit désigné de façon permanente pour prier a été adoptée au CA de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa. La raison avancée pour justifier cette requête serait que l’absence d’un tel espace donne parfois lieu à des confrontations entre les étudiants musulmans et le personnel de l’Université, les étudiants musulmans devant remplir leur obligation de Salaah dans des endroits parfois inadéquats. « Le Salaah est une obligation qu’ont tous les musulmans sains d’esprit, physiquement capables et qui ont passé le stade de la puberté », peut-on lire dans le rapport sur les accommodements religieux musulmans émis par l’Association des étudiants musulmans de l’U d’O. Il consiste en une série de prières qui implique une « combinaison d’actions physiques et verbales ».
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Tout le monde en parle

Les avis sur la campagne « Devenez célèbre » sont partagés : si certains disent « parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en », d’autres pensent plutôt qu’une campagne publicitaire doit faire parler d’elle pour les bonnes raisons. En comparaison, la même campagne, l’an dernier, a connu un franc succès tant sur le plan des valeurs véhiculées que sur le plan de l’efficacité.
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Étudiant et ignorant

Comme nous vous l’apprenions dans notre édition du 26 octobre dernier, au Canada, l’Ontario est une place de choix pour l’étudiant qui désire payer cher son éducation. Certains s’insurgent lorsqu’on leur dit que l’université, de nos jours, est davantage une entreprise qu’un service. D’autres sont aujourd’hui convaincus de ce fait. La « carte d’affaire » vidéo de l’Université et les abribus tapissés de grenat qui agrémentent le paysage d’Ottawa-Gatineau et même d’autres villes, (Montréal, par exemple) contribuent certainement à la formulation d’une telle idée. Au-delà de cette prise de position, qui relève des valeurs personnelles, il est légitime de se questionner : notre argent est-il bien dépensé?
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Post mortem 2010

L’heure est maintenant au bilan pour l’administration Rock alors que l’échéance est sur le point de tomber pour le plan stratégique Vision 2010. Rappelons que l’exercice de planification avait débuté en janvier 2004 par une vaste consultation interne impliquant toute la communauté universitaire : étudiants, personnel de soutien, corps professoral et personnel administratif. Selon le document présentant le bilan de Vision 2010, ce sont plus de 150 des quelque 200 initiatives prévues, ou qui se sont ajoutées depuis, qui sont complétées ou sur le point de l’être. Tout comme il est important de dénoncer les erreurs et les points négatifs, il est juste de souligner les bons coups de l’Université dans ce rapport.
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Trop tôt pour décider

Seamus Wolfe voit son projet d’autoriser la formation de partis politiques sur le campus de l’Université ralenti, mais pas totalement stoppé, par le Conseil d’administration de la FÉUO. Cette décision du Conseil est judicieuse et démontre la maturité d’une partie de ses membres. En effet, il était clairement prématuré pour le CA d’adopter, dès dimanche dernier, un changement constitutionnel aussi important que celui avancé. Un changement qui métamorphoserait la face de la politique étudiante à l’Université d’Ottawa. Un changement qui modifierait en profondeur la façon dont les gens s’impliquent dans la Fédération qui les représente.
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Éditorial : Y’a quelque chose qui cloche

À propos des ravages du SIDA, le poète Claude Péloquin avait fait écrire sur une murale : « Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves? C’est assez. » Une question semblable pourrait être posée aux étudiants de l’Université d’Ottawa et de partout en Ontario : « Vous êtes pas écoeurés de payer? » Quand on sait que l’Ontario remporte la palme peu enviable des frais de scolarité les plus élevés, que le chômage étudiant a atteint des records cet été et que l’Université hausse les frais de scolarité tout en « optimisant » les ressources, c’est à se demander pourquoi la mobilisation étudiante semble si difficile dans ce dossier. Il est difficile d’évaluer précisément le nombre de manifestants descendus dans les rues le 5 novembre dernier, mais les différentes approximations suivaient la même tangente : la baisse. Que faudra-t- il de plus pour que les étudiants, et pas seulement ceux dans l’entourage de la FÉUO, manifestent leur mécontentement? À quel montant devront être fixés les frais de scolarité pour que l’étudiant moyen dise « assez, c’est assez »?
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Le citron est assez pressé

Évidemment que l’Université d’Ottawa n’allait pas échapper à la crise économique mondiale. Évidemment qu’une période d’austérité et de pain noir allait suivre au sein de notre institution universitaire. Pas de surprise ici. Là où le bât blesse, c’est dans la manière dont cette « optimisation des ressources » se fait.
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La barre est haute

Les résultats du dernier grand sondage du Globe and Mail sont sans équivoque.

L’Université d’Ottawa se classe piètrement dans des catégories clé comme celles de la qualité de l’enseignement ou de la satisfaction générale des étudiants. Malgré tout, ces résultats ne surprennent guère.
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Ceci n’est pas un club

Servir les intérêts de milliers d’étudiants représente probablement le plus grand défi de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). Bon an mal an, des centaines et des centaines d’étudiants s’impliquent sur le campus à travers les divers organismes et services de la Fédération.
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Une question de fierté

Plus besoin de vous exposer les chiffres une fois de plus. La proportion de francophones en Amérique est en constante baisse. Plus besoin non plus de démonstrations mathématiques pour réaliser que malgré tous les efforts déployés, la population francophone de l’Ontario et d’ailleurs voit son influence démographique décroître.
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“Do you speak French?”

La prochaine année s’annonce particulièrement riche en évènements sportifs d’envergure dans la région. À proximité, notre ville voisine, Gatineau, accueille les prochains Jeux du Québec. À plus grande échelle, nous, Canadiens, aurons le plaisir de recevoir les prochains Jeux olympiques d’hiver. Pour l’amateur de sports, c’est comme lorsque un politisé a droit à des élections fédérale et une provinciale la même année.
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Ce n’est pas un luxe

Comme ce fut le cas pour plusieurs étudiants, la qualité de la langue dans le Guide de Semaine 101 et dans le site Internet de la Fédération étudiante (FÉUO) nous laisse perplexes. Comment de telles fautes peuvent-elles s’être glissées dans deux publications aussi importantes?
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Une question de nom

UCU.

Trois lettre qui en disent long. Centre universitaire. Pas Centre « étudiant », non: « universitaire ». Pas une grosse différence, me dites-vous? Un monde de différence! C’est fou comme le vocabulaire change tout. À qui sert le centre de notre université? Certainement pas aux étudiants! Êtes-vous fous? Mettre les étudiants au cœur de la vie universitaire, quelle idée! Un centre universitaire est bien trop important pour servir aux étudiants.
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Passez à la caisse et recevez un diplôme?

4 septembre. Date ultime pour s’acquitter de ses frais de scolarité. Grosse facture, hein? Le 4 septembre et pas après, sinon, pénalités. Pas les moyens de payer l’année complète dès le mois de septembre? L’Université y a pensé! Trente-cinq dollars de « frais administratifs » pour ceux qui ne peuvent se permettre de tout payer d’un coup. Faire payer les pauvres? Pourquoi pas, nous dit l’Université. Faire payer tout le monde? Ça fait déjà longtemps.
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