L’Université d’Ottawa fière de ses nageurs
L’équipe de natation mixte de l’Université d’Ottawa entamait la saison 2009-2010 avec assurance et confiance en ses moyens. Forte de vétérans talentueux tels que Hans Fracke, capitaine, Bernard Joosten, spécialiste de la brasse, et les sœurs Kamenz, elle pouvait aussi compter sur des recrues prometteuses comme Adam Best ou encore Nicole Tudor. De plus, le Service des sports sortait une nouvelle carte de sa manche en la personne de Derrick Schoof, nouvel entraineur-chef des Gee-Gees débarqué en juillet dans la ville Reine pour faire du programme de natation de l’université canadienne un programme compétitif et de qualité. Ainsi, l’administration du Double G frappait un grand coup en attirant chez le Gris et Grenat l’ancien entraineur-chef de l’équipe de natation de renommée nationale de l’Université de la Colombie-Britannique. Bref, toute la troupe était prête au début de l’année à réaliser de grands exploits et à battre des records.
Les Gee-Gees livrent la marchandise
À leur première compétition à domicile de la saison régulière, la pression pesait lourd sur toute l’équipe de natation ottavienne, mais les nageurs étaient plus impatients d’épater la galerie qu’inquiets d’une mauvaise performance qui aurait fait mentir les prévisions optimistes de Derrick Schoof. Néanmoins, le 6 novembre, le Gris et Grenat s’imposait fermement contre ses adversaires des universités Queen’s et Carleton lors d’une rencontre à trois au bassin du pavillon Montpetit. En effet, des vétérans comme Hans Fracke ont montré qu’ils pouvaient encore se dépasser tandis que de nouveaux arrivants tels que Adam Best ont pu prouver qu’ils étaient bel et bien des compétiteurs de haut calibre et qu’ils méritaient leur place dans la troupe sélecte de natation du Double G. Bref, une bien belle façon de commencer l’année et d’inquiéter les rivaux.
Les Gee-Gees ont par la suite suscité l’admiration en conservant le rythme qu’ils s’étaient imposé dès les premières rencontres et en ne cessant d’améliorer leurs performances et de faire tomber de vieux records. Certes Fracke et Best ont brillé dans leurs disciplines respectives, donnant lieu à des luttes intéressantes entre le vétéran et la relève à quelques occasions.
Cependant, d’autres nageurs qui s’étaient faits plus discrets jusque là ont imposé leur nom au sein de la formation. Robert Irvine, notamment, spécialiste des longues distances et des courses d’endurance telles que les 200 mètres papillon ou encore les 1500 mètres style libre, a littéralement survolé la saison avec des chronos records. Ceux-ci lui ont très tôt valu d’atteindre les standards requis mesurer aux meilleurs nageurs universitaires à l’échelle nationale dans le cadre du championnat du Sport interuniversitaire canadien (SIC), la plus importante compétition du circuit qui a lieu en fin d’année. On ne peut oublier le maître de la brasse, Bernard Joosten, et son coéquipier, Andrew Davis, qui ont formé un duo d’enfer cette année et imposer une cadence soutenue à leurs concurrents.
Du côté des femmes, les performances furent généralement moins impressionnantes que celles de leurs confrères. Les nageuses ont toutefois bataillé jusqu’à la fin pour leur place aux championnats nationaux, avec des résultats plus qu’acceptables. Effectivement, la jeune Kara Demers s’est fait un nom avec des temps records, notamment aux 200 mètres style libre, discipline dans laquelle elle a éclipsé ses concurrentes à plusieurs reprises cette saison dans la conférence de l’Est, obtenant d’office son billet pour le championnat du SIC; sa consœur, Rachel Shallhorn, l’a ensuite imitée. Finalement, ce sont les sœurs Zoe et Erika Kamenz qui ont mérité leur participation aux nationaux respectivement aux 100 mètres brasse et aux 50 mètres dos.
A+ au test final
Si les nageurs de Derrick Schoof n’ont cessé d’impressionner tout au long de la saison, c’est véritablement aux championnats du SIC qu’ils ont livré le bouquet final. De fait, l’Université d’Ottawa envoyait cette année une délégation de 13 étoiles du programme de natation. Aucun des nageurs et nageuses présents n’a pu se tailler une place sur le podium, mais le but de Schoof était tout autre. Il avait en effet déclaré qu’il serait presque utopique d’espérer des médailles, mais que ses protégés pouvaient tout de même prouver qu’ils pouvaient offrir une opposition de taille aux meilleurs nageurs canadiens. Mission accomplie.
Ainsi, le jeune Adam Best a explosé lors des 50 mètres dos pour terminer avec une remarquable dixième position, son collègue de Brossard, Kwok-Yan Suen, terminant quant à lui en 19e position. De son côté, Robert Irvine a été fidèle a lui même en récoltant une superbe 13e place aux 400 mètres quatre nages individuelles. D’autre part, Andrew Davis a causé la surprise en terminant au 24e rang, une place devant son co-équipier Bernard Joosten. Finalement, l’équipe de relais masculin a uni ses forces lors des 4x100 mètres style libre en se payant la sixième place.
Pour finir, les femmes ont aussi fait bonne figure. Kara Demers a férocement bataillé pour une 22e position aux 200 mètres style libre. Quant à elle, Zoe Kamenz a terminé au 21e rang aux 100 mètres brasse après une course enlevante tandis que l’équipe de relais se classait neuvième au terme d’une ronde de qualifications très serrée.
Ça promet pour l’an prochain!


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