La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.

Inégalités flagrantes au sein des Gee-Gees

Le monde du sport interuniversitaire est un milieu compétitif, les équipes et les athlètes se mesurent les uns aux autres à un haut niveau et les rivalités sont grandes, parfois même féroces, entre certaines universités.

Pourtant, en plus de concourir contre les formations des autres universités ontariennes et canadiennes, certains athlètes doivent aussi se battre sur un tout autre terrain qui dépasse le cadre sportif; celui de l’administration du programme de sport de l’Université d’Ottawa.

En effet, les athlètes évoluant dans les équipes de natation et d’athlétisme, par exemple, sont en proie à des inégalités face, entre autres, à leurs homologues de hockey ou de basket-ball. Ils ne bénéficient pas de tout le soutien financier nécessaire à leur réussite scolaire et sportive que pourrait leur fournir le Service des sports. De fait, ils ne sont pas éligibles à la bourse pour étudiant-athlète, qui leur assurerait une aide précieuse de 3500 dollars par année pour payer leurs frais de scolarité et ainsi compenser la quasi-impossibilité pour un Gee-Gee d’occuper un emploi à temps partiel et de s’assurer un revenu de base nécessaire puisqu’il doit mettre le temps qu’il ne consacre pas à ses études dans les entrainements et les compétitions.

Des questions sans réponse

Contactée par La Rotonde, l’administration du Service des sports se fait muette par rapport à ce dossier délicat. En effet, elle ne semblait pas en mesure de répondre clairement aux questions qui lui étaient posées sur l’exclusion des équipes de natation et d’athlétisme à la bourse pour étudiant-athlète. Néanmoins, la personne jointe a pu fournir quelques explications sur ce dossier dont elle avouait «mal connaître l’historique». Bref, l’administration invoque en tout premier lieu sa propre situation financière pour expliquer l’attribution sélective des bourses aux équipes sportives. Ainsi, les fonds manquent pour pouvoir assurer un service de bourse égalitaire au sein du Gris et Grenat et l’administration doit donc couper l’aide financière à certaines équipes du Double G.

D’autre part, le Service des sports insiste sur le fait que les équipes de natation et d’athlétisme ne sont pas considérées comme des formations sportives à part entière étant donné que leur discipline se pratique de manière individuelle lors des compétitions et des entrainements et que ces équipes ne sont pas composées exclusivement d’athlètes féminins ou masculins, mais regroupent les deux sexes.

Un climat d’incompréhension

Il va sans dire que plusieurs athlètes se demandent pourquoi l’administration refuse leur éligibilité à la bourse pour étudiant-athlète, laquelle leur assurerait un coussin financier. Marie-Ève Gauthier, membre de l’équipe d’athlétisme des Gee-Gees croit ainsi que la procédure doit être révisée et que les performances admirables de son équipe depuis le début de l’année devraient être reconnues.

Ainsi, même si les équipes de natation et d’athlétisme se démarquent par leurs excellents résultats, elles ne font officiellement toujours pas partie du club sélect des formations du Gris et Grenat qui reçoivent un soutien énorme, voire presque illimité de la part de l’administration du Service des sports; le hockey masculin, par exemple, qui n’a pourtant pas brillé cette année. Cette histoire est à suivre, car selon l’administration du Service des sports, le directeur adjoint aux programmes et services, Colin Timm, réévaluerait actuellement le dossier.

Laisser un commentaire
Vos commentaires peuvent être utilisés pour publication