Des organismes dédiés à la santé régionale
Bien s’alimenter tout en encourageant les producteurs d’ici, c’est possible et ce n’est pas si cher, grâce au Marché de solidarité régionale de l’Outaouais et à la Boîte verte d’Ottawa.
Le Marché de solidarité régionale de l’Outaouais (MSRO) est une initiative lancée en 2008 afin d’encourager l’économie locale et d’améliorer la qualité de vie rurale. Offrant une grande diversité de produits, le MSRO s’adresse à tous, y compris aux étudiants! Récemment déménagé sur la rue Frontenac, dans le secteur Hull, le MSRO a maintenant un plus grand local pour accueillir les produits.
En 2007, les AmiEs de la Terre de l’Estrie mettaient sur pied le projet de marchés de solidarité régionale. On en trouve aujourd’hui dans trois villes du Québec: Sherbrooke, Québec et Gatineau. Tout en donnant un emploi à des gens de la région, ces marchés donnent la chance aux consommateurs de se procurer des aliments de qualité à des prix raisonnables. C’est dans cet état d’esprit que le projet a été développé et mené à bien.
Parmi les produits offerts, on compte notamment des viandes, des fruits et légumes, du pain, du fromage et du miel. Comme l’explique Jérôme Brassard-Duperré, coordonnateur du MSRO, le prix des denrées offertes par la coopérative revient plus ou moins au même qu’à celui de l’épicerie traditionnelle.
«Toutefois, ajoute-t-il, la qualité est nettement supérieure. Nous offrons des produits frais en sachant qu’ils n’ont pas fait des centaines de kilomètres avant d’arriver dans notre assiette.» Par le fait même, diminuer la distance parcourue par les aliments contribue grandement à réduire les émissions de gaz à effet de serre. On tente également de bâtir une économie locale solidaire en créant des partenariats entre les producteurs. La plupart des aliments sont certifiés biologiques et s’ils ne le sont pas, ils sont produits en respectant l’équilibre naturel de la terre. «Nos produits sont de qualité et bons pour la santé des individus et de leur région», soutient ce passionné d’agriculture.
De la fourche à la fourchette
Le fonctionnement est facile à adopter. Il y a des frais d’adhésion de 20$ par année pour faire partie de la coopérative. Ce montant est facturé lors de la première commande. Au lieu de garder une marge de 30 à 40% de profit sur la facture comme le font les épiceries traditionnelles, le MSRO ne garde que 15%, pour les salaires et les autres dépenses. «Le bénévolat donne vie au projet, explique Brassard-Duperré. Chaque semaine, nous recevons de l’aide dans la distribution des commandes. C’est grâce [aux bénévoles] si nous maintenons nos frais hebdomadaires aussi bas.» La première étape du processus est l’inscription en ligne. Ensuite, chaque semaine, le membre place sa commande sur Internet et va la chercher au local du MSRO, sur la rue Frontenac, la semaine suivante.
Une pomme par jour…
La Boîte verte d’Ottawa, quant à elle, est un service à but non lucratif offert par la Banque alimentaire de l’U d’O. «Nous voulons encourager la population à s’alimenter sainement pour peu d’argent», explique Danielle Gaudet, coordonnatrice de la Banque alimentaire de la FÉUO. La boîte verte s’adresse à tout le monde. L’idée est venue du Centre de santé communautaire du Centre-ville, une association qui joue un rôle d’aide sociale sur plusieurs plans à Ottawa. «Nous offrons, à peu de frais, des fruits et légumes à la population en général. Nous privilégions les agriculteurs locaux, dont ceux qui se trouvent dans le marché By et d’autres entreprises des villes de Gatineau et d’Ottawa», précise Gaudet.
La coordonnatrice explique que durant la première semaine du mois, les utilisateurs passent leur commande au bureau de la Banque alimentaire. Le troisième mercredi du mois, ils peuvent y recueillir les fruits et légumes qu’ils avaient demandés. Trois formats de boîte leur sont offerts: celui à 10, à 15 ou encore à 20$. On peut aussi commander un sac de fruits frais pour 5$. «Il est très avantageux de commander ses fruits et légumes à la Banque alimentaire, car nous commandons tout en vrac et obtenons des prix concurrentiels», clarifie la coordonnatrice. «Nous donnons des trucs aux “mangeurs” pour économiser. Par exemple, au lieu de s’acheter un café, pourquoi ne pas s’en faire un à la maison? Ça revient beaucoup moins cher et la qualité reste la même», conseille-t-elle. Des recettes simples sont aussi ajoutées à la boîte pour aider à savoir quoi cuisiner avec les aliments qui s’y trouvent.
La Banque alimentaire est en train de mettre sur pied des ateliers mensuels afin d’enseigner aux étudiants comment cuire la nourriture, comment faire leur budget, et de leur présenter les ressources communautaires pour les aider sur le plan financier.


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