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Centre des services spirituels : Les étudiants se mobilisent

par Jessica Rose.

Les étudiants passent à l’action devant la fermeture possible et controversée du Centre des services spirituels.

La fermeture possible du Centre des services spirituels, situé au Centre universitaire pièce 215B, fait beaucoup de remous depuis la présentation des recommandations du comité d’optimisation des ressources. Plusieurs étudiants se sont mobilisés en faisant circuler une pétition pour démontrer l’importance du Service qui pourrait être éliminé afin de réduire les dépenses de l’Université.

«Si le Centre ferme, il y a plusieurs personnes qui ne seront pas capables de trouver une place pour être eux-mêmes. Moi, c’est là où je suis allé quand je voulais trouver des gens qui avaient les mêmes croyances que moi, des gens avec qui j’étais à l’aise», raconte David Breault, un étudiant en psychologie, qui s’est joint au mouvement de protestation en récoltant des signatures. Selon Rose-Ingrid Garcia, étudiante en musique, plus de 500 signatures ont été amassées en moins de cinq jours.

La pétition a été déposée le 15 février dernier au Bureau des gouverneurs dans l’espoir que la recommandation de fermeture du Centre soit révisée. «L’Université offre des services de tutorat pour la vie mentale, on a des services pour la vie physique comme les gymnases, alors que l’aspect spirituel de la vie étudiante est aussi important que ça. C’est le devoir de l’Université de couvrir tous les besoins que les étudiants peuvent avoir», soutient l’étudiante qui administre également le groupe Facebook “Save Spiritual Services at University of Ottawa,” qui compte 350 membres.

Mobilisation rapide

La principale fonction du Centre des services spirituels consiste à soutenir quiconque a besoin d’être écouté dans des moments de solitude, de difficulté ou de prise de décision. Il offre, entre autres, des services d’aumônerie et est devenu un lieu de rencontre pour plusieurs membres des clubs religieux de l’Université. La mobilisation en faveur de la sauvegarde du Centre s’est créée au début du mois de février, alors que le comité directeur d’optimisation des ressources remettait son rapport contenant des dizaines de suggestions pour réaliser une compression budgétaire de 30,3M$ en 2010-2011. En fermant à la fois le Centre des services spirituels et le Centre pour étudiants adultes, près de 93 000$ seraient économisés, selon les chiffres présentés dans le document. Deux postes, un à temps plein et l’autre à temps partiel, seraient ainsi abolis.

La communauté universitaire avait deux semaines pour se faire entendre sur les suggestions proposées par le comité d’optimisation. En plus de la pétition, les étudiants ont envoyé des lettres aux quotidiens d’Ottawa pour exposer la situation. L’Ottawa Citizen ainsi que l’Ottawa Sun ont repris l’histoire. David Breault croit que la diffusion dans les médias a pu faire changer les choses, mais il demeure tout de même réaliste quant à l’issue du problème: «On sait que ça a fait quelque chose, que l’université a réagi d’une certaine façon. C’est sûr qu’ils n’aiment pas la pression qui vient avec les journaux qui les appellent. Si cette pression est assez forte pour laisser le Centre ouvert, ça, je ne le sais pas.»

Silence et attente au SVC

Contactée par La Rotonde, la coordonnatrice du Centre des services spirituelles, Marie-Colombe de Maupeou, a affirmé «[ne pas être] en position pour émettre des commentaires». Responsable des finances et de l’administration au Service de vie communautaire (SVC), Diane D’Amours a également refusé de commenter: «Je n’ai aucune autorité pour faire des commentaires. Toute question concernant le plan d’optimisation doit être adressée au Service des communications.» Le directeur du SVC, Marc Duval, explique la situation comme suit: «La question de référer au Service des communications, c’est parce qu’on veut s’assurer que le message qui sort est constant, c’est pour ça qu’on a un bureau de communication sur le campus. On contrôle le message.»

Duval, insiste sur le fait que la fermeture possible du Centre des services spirituels est encore au stade de recommandation et qu’il ne faut pas, pour l’instant, être sur la défensive: «Ce n’est pas une question de défendre! Qu’est-ce que vous voulez que je défende? Il n’y a pas de décision finale de prise encore. Une fois que la décision va être prise, je vais réagir en conséquence. Ce qui est important, à ce point-ci, c’est que la communauté soit informée du processus et qu’ils sachent que ce n’est pas une décision finale, ce sont des recommandations.» En tant que gestionnaire, Duval mentionne que son rôle consiste avant tout à diriger les étudiants qui voudraient émettre des commentaires: «J’ai recommandé à tout étudiant et à mes employés qui exprimaient des inquiétudes par rapport à la recommandation de faire part de leur rétroaction à l’administration.»

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