Un vent musical sur le campus
L’ensemble de vents, qui a aussi mis en vedette l’Harmonie de l’Université d’Ottawa, a joué une série de pièces lors de la soirée du jeudi 11 février, au pavillon Tabaret. La salle était bien remplie avec un public composé en majorité de parents, d’étudiants et d’amis.
Sous la direction de son chef d’orchestre, Daniel Gress, l’ensemble a présenté un spectacle de haute qualité. Gress est un artiste de renommée canadienne. Il enseigne à l’Université d’Ottawa depuis 1977 et a fait partie de l’Orchestre du Centre national des Arts pendant 25 ans. Plusieurs de ses anciens étudiants ont été affiliés avec les meilleurs ensembles du pays, tels l’Orchestre philharmonique de Calgary et l’ensemble Canadian Brass.
L’ouverture de la soirée était assez particulière. Daniel Gress est entré dans la salle et a été accueilli chaleureusement par une vague d’applaudissements et un ensemble d’étudiants prêts à être impressionnés. La première pièce, “Gavorkna Fanfare” de Jack Stamp, a su plaire à la foule instantanément. Après la pièce, le chef d’orchestre a prononcé un mot de bienvenue et a demandé à la foule si elle connaissait la signification du mot “Gavorkna.” Personne n’a osé répondre et, avec un ton espiègle, le chef a expliqué que le mot n’existait pas, qu’il s’agissait plutôt d’une invention du compositeur.
Les œuvres explorées étaient nombreuses. Parmi celles-ci, on découvrait les différentes forces que l’harmonie possédait. Parmi ces œuvres, il y avait “Gavorkna Fanfare” de Jack Stamp, “Pageant” de Vincent Persichetti, “Folk Song Suite” de Vaughan-Williams, “Masquerade” de Donald Coakley, “The Hounds of Spring” de Alfred Reed, “Postcard” de Frank Ticheli, ainsi que “Three Japanese Dances” de Bernard Rogers. Ces pièces ont été jouées avec attention et précision et ont touché à une variété de styles.
Le point culminant de la soirée était le dernier mouvement de la dernière œuvre explorée en soirée. Intitulée “Three Japanese Dances,” elle était en trois mouvements. Le deuxième mouvement incorporait une chanteuse qui était stratégiquement placée au fond de la salle, sur le balcon. Plusieurs têtes dans la foule se sont alors tournées pour tenter de découvrir d’où provenait la musique. Le dernier mouvement, “Dance with Swords”, consistait à «faire appel au danger», comme l’a indiqué le chef d’orchestre. Plusieurs mélodies se propageaient en même temps avec des coups violents de percussions. La musique s’est alors arrêtée brusquement, au moment où se sont frappées les cymbales, pour ne laisser qu’une faible résonance des cymbales accompagnée d’un vaste silence dans la salle. Après une quinzaine de secondes, on s’est mis à entendre des sirènes d’ambulances et de camions de pompiers en provenance de l’extérieur. Cet effet non voulu de rappel à la réalité a bien clôturé la soirée.


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