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Toujours pas de directeur des élections après 3h30 de huis clos

Alors que les étudiants membres de la FÉUO peuvent voter depuis ce matin en ligne ou en personne, le poste de directeur des élections est toujours innoccupé, le comité des élections étant en charge du traitement des plaintes.

En effet, après la démission surprise de Julien de Bellefeuille la semaine dernière, le comité des élections du Conseil d’administration, l’entité qui doit choisir le directeur des élections, avait pris le relais et se chargeait depuis lors les élections. Inquiets de la mise en place de cette solution, certains administrateurs avaient alors convoqué une réunion d’urgence du Conseil d’administration afin d’établir un nouveau processus.

Une fois les présences prises, Federico Carvajal, président du Conseil d’administration, a annoncé que le Comité des élections avait préparé un rapport sur la situation actuelle, mais que les rédacteurs avaient inscrit le huis clos du CA comme condition sine qua non de la distribution. Ce huis clos fut accepté par le Conseil.

Par la suite, Carvajal aurait informé les membres du CA qu’il s’était entretenu avec Marc Labrosse, avocat de la FÉUO, qui lui avait donné un avis légal de façon orale. Cet avis stipulerait que seules les recommandations du comité des élections pourraient être admises comme motions, à rejeter ou à adopter. Autrement dit, les administrateurs ne pourraient pas prendre l’initiative d’y aller de leurs propres propositions.

Le rapport contenait une recommandation pour la suite des choses: la nomination de Khadija Kanji comme directrice des élections, poste qu’elle aurait occupé de façon bénévole. Plusieurs administrateurs auraient alors exprimé leur opposition à cette proposition, invoquant notamment l’article 4.13.2 qui interdit à un représentant de faculté d’être «engagé» comme directeur général des élections. Un point d’ordre, défait, aurait même été soulevé afin de faire considérer la motion comme hors d’ordre pour inconstitutionnalité.

Cette motion n’a pas été adoptée par le Conseil d’administration, les deux tiers des voix étant nécessaires pour ce faire.

Par la suite, une pause a été votée avec pour mot d’ordre que le comité des élections formulerait une nouvelle recommandation. Lors de la reprise du débat, les membres du comité ont proposé de maintenir le statu quo: laisser leur propre comité gérer les plaintes, alors que Liz Doneathy, l’actuelle directrice du scrutin qui, selon certaines sources, consistuait le choix d’une grande partie de l’assemblée, garderait son poste. «Plusieurs administrateurs ont pris la parole pour dénoncer le manque de vision et d’écoute du comité des élections après le rejet par eux-mêmes de la candidature de Liz», soulignait un individu bien au fait du dossier.

Après deux votes consécutifs où le taux d’abstention était trop élevé, la question a été référée au comité exécutif, qui a pris la décision de maintenir le statu quo. Le poste de directeur général des élections est donc toujours vacant, tandis que le comité des élections du CA traitent les plaintes.

6 commentaires

  • Maxime

    Après deux votes consécutifs ou le taux d’abstention était trop élevé, la question a été référée au comité exécutif”
    Est-ce que la constitution prévoit ceci, soit de référer un vote à l’exécutif?! Ridicule.
    Si je ne me trompe pas, l’année dernière lorsque le taux d’abstention était trop élevée sur une motion (la motion devait être défaite si x nombre d’abstentions), Frederico et Seamus on présenté un document de “l’avocat” qui disait que le vote allait donc passer. Pourquoi cette fois ce ne fut pas le cas?

  • Robert

    J’ai presque levé ce point-là précisément. Mais, de toute façon, la CA a été présenté un fait accompli; le résultat a été décidé d’avance.

    Ce qui est frustrant, c’est que cette réunion aurait pu être résous à la quasi-unanimité en moins d’une heure, si le comité d’élections l’aurait voulu. Au lieu, nous avons eu l’absurde pendant près de quatre heures.

  • Étudiant

    Et non, la constitution prévoit de référer la question au comité pertinent. Bien que le bon sens indique de référer la question au comité des élections afin de leur permettre de soumettre une autre candidature plus appropriée, le président du C.A a jugé que le comité pertinent était l’exécutif.

    Moyen de dépouiller le Conseil d’administration de la Fédération de ses pouvoirs au profit d’un exécutif partisan.

  • anonyme

    J’ai l’impression que la fédé garde un avocat au fond d’une shed qu’ils sortent à chaque fois qu’un règlement est inconvénient.

  • anonyme 2

    On ne peut toujours pas voter après une journée de scrutin c’est de la marde

  • Zellers

    Et je ne peux toujours pas voter! Pourtant, on est bien le 9 février? La dernière fois que j’ai vu un jour d’élection sans vote, c’est le premier srutin que tennait la première République de Banane du Mid-Ouest Article.

    Come On!

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