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L’après-Copenhague présenté par Stéphane Dion

par Anaïs Elboujdaïni.

Le 28 janvier dernier, l’ex-chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, s’est entretenu avec des dizaines d’étudiants de l’U d’O dans le cadre de la Semaine du développement international.

La conférence de Stéphane Dion portait sur l’après-accord de Copenhague et «l’enjeu du siècle»: l’environnement. Il y a deux semaines, c’était son successeur Michael Ignatieff qui rencontrait les étudiants de l’université canadienne. Contrairement à son chef, le député libéral a entretenu tant bien que mal une petite foule rassemblée dans un auditorium du pavillon Fauteux. Stéphane Dion a évidemment porté des coups au gouvernement du premier ministre Harper en matière d’environnement, lui qui a essuyé bon nombre de critiques au cours du dernier mois.

L’ex-ministre de l’environnement a toutefois souligné qu’au moins, il y avait eu un accord. «Je préfère ce faible accord que rien du tout, même si on peut difficilement qualifier cela d’“accord.”» Selon lui, Barack Obama est le sauveur de cette conférence même si son plan pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre ne suit en rien les recommandations des scientifiques. Il ajoute que le Canada devrait devenir un leader en matière d’environnement et cesser d’être l’ombre derrière les États-Unis.

Intelligence, intégrité, courage…

C’est le recteur et vice-chancelier de l’U  d’O, Allan Rock, qui a présenté le conférencier du jour à l’audience. Les deux amis anciens et collègues sous le gouvernement de Jean Chrétien dans les année 1990 ont eu la chance de se retrouver lors de cet évènement. Il s’agissait probablement du fait saillant de cette conférence, qui n’a tout compte fait pas tenu en haleine les étudiants réunis. Rock a soutenu certaines critiques envers le Bloc québécois. Il a aussi présenté Stéphane Dion comme étant un homme politique accompli en soulignant à maintes reprises son intelligence, son intégrité et son courage.

Un public silencieux

La conférence du critique en matière d’environnement au sein du Parti libéral ne marquera pas l’histoire, certes, mais la réaction du public présent n’était pas des plus enthousiastes. Quelques-uns ont jugé bon de tout simplement quitter au milieu du discours du conférencier. Pendant la deuxième partie de l’évènement, les étudiants ont eu la chance de lui poser des questions, auxquelles il a répondu avec intégrité et intelligence.

Stéphane Dion s’exprimait dans un français irréprochable. Toutefois, son anglais était très rudimentaire. Il est dommage qu’il se soit exprimé en langue anglaise la majeure partie du temps, car l’audience francophone a complètement décroché. Plusieurs notaient d’ailleurs qu’il aurait dû donner la conférence uniquement en français.

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