Direction Vancouver pour Simon Cremer!
Simon Cremer, ancien journaliste, chef de pupitre Sports et directeur de la production de La Rotonde, aura la chance de vivre une expérience unique avec un compatriote, François-Olivier Dorais, en se rendant à Vancouver pour assister aux Jeux olympiques d’hiver 2010.
La Rotonde: Dans quel contexte et pour quelles raisons iras-tu aux Olympiques de Vancouver?
Simon Cremer: J’y vais avec le Projet Franco Média 2010, une collaboration entre l’Association de la presse francophone qui regroupe différents médias écrits francophones situés principalement hors Québec ainsi que l’Association des radios communautaires du Canada. C’est un projet à deux volets: presse écrite et radio. Ce sont 23 jeunes de partout au Canada qui se dirigent vers Vancouver pour faire une couverture alternative. Mes deux sports prioritaires seront le curling et le hockey masculin.
LR: À quel genre de couvertures seras-tu affecté?
SC: Les gens en presse écrite vont alimenter un fil de presse avec des articles de nature différente. Il y aura des entrevues, des portraits d’athlètes et un peu de nouvelles. Nos articles pourront ensuite être publiés dans différents hebdos ou journaux régionaux qui mettent l’accent sur les athlètes francophones non québécois. Un des articles que j’aimerais vraiment faire est une entrevue avec Jonathan Toews!
LR: Est-ce que tu auras la chance de faire autre chose que de la couverture journalistique pendant ton séjour?
SC: J’ai l’occasion de faire une étude dirigée sur mon expérience aux Jeux. Je vais probablement me faire un journal de bord. En fait, je ne sais pas vraiment quel genre d’horaire je vais avoir sur place, mais je pense que l’expérience en soi, ce sera bien assez!
LR: Penses-tu que cette expérience sera bénéfique pour toi dans ta future carrière de journaliste?
SC: C’est évident! Ce sont les Olympiques! C’est l’évènement le plus important dans le monde du journalisme sportif, même dans le monde du sport point! Il y a tellement de compétitions en même temps qu’il sera vraiment important d’être bon sous pression puis de ne pas se laisser dépasser par le contexte. Et c’est une bonne façon de se faire un réseau de contact solide.
LR: Si tu avais eu la chance d’aller aux Olympiques en tant qu’athlète, dans quel sport aurais-tu aimé évoluer?
SC: La réponse facile, c’est le hockey masculin; c’est difficile de ne pas dire le hockey masculin!
LR: Penses-tu que l’équipe de hockey masculine pourra répéter son exploit de 2002 à Salt Lake City lorsqu’elle avait gagnée la médaille d’or?
SC: Ça va être dur d’avoir la même dramatique qu’en 2002 parce que le contexte était différent. La médaille d’or, en hockey masculin, c’est au Canada de la perdre. La déception vis-à-vis d’une défaite du Canada serait plus grande que la satisfaction de l’avoir gagnée.
LR: Crois-tu que le Canada puisse remporter le plus de médailles?
SC: Même avec des estimés très pessimistes, le Canada devrait remporter autour de 35 médailles, ce qui est largement suffisant.
LR: As-tu déjà eu l’intention de travailler dans un autre domaine journalistique que le sport?
SC: Je parlais avec Jean St-Onge de Radio-Canada et il m’a dit: «Est-ce que tu veux faire du journalisme sportif ou du vrai journalisme?» J’ai pensé changer de branche, mais je reviens toujours au sport parce que c’est le domaine dans lequel j’ai le plus de facilité. Mais je me garde toujours une porte ouverte!


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