D’une pierre deux coups pour les Ravens; les Gee-Gees rentrent bredouilles
Mercredi soir avait lieu la quatrième édition de la Classique de la capitale de la MBNA. Cet affrontement annuel entre les deux rivaux de longue date, les Ravens de Carleton et les Gee-Gees d’Ottawa, se tenait à la place Banque-Scotia. Le match des femmes présenté à 18h a été suivi de la rencontre masculine très attendue qui opposait les deux meilleures équipes de basket-ball de l’association de l’est.
Sunley-Paisley laissée à elle-même
En ouverture, la troupe de l’entraineur Andy Sparks tentait d’oublier la défaite crève-cœur subie aux mains des Gaels de l’Université Queen’s, samedi dernier, en se frottant à la meilleure équipe de leur division: les Ravens de Carleton. Malgré les partisans bruyants qui encourageaient leur équipe favorite, le Gris et Grenat a dû plier bagages et s’avouer vaincu sur un pointage final de 40-53.
Le premier quart s’est terminé à l’avantage d’Ottawa qui semblait confiante et en pleine possessions de ses moyens face à des adversaires coriaces. Cependant, les réjouissances ont été de courte durée. Durant le quart suivant, les Ravens ont montré aux Gee-Gees pourquoi elles occupent le premier rang de la division, en marquant 16 points pour porter leur avance à 24 contre 18. Comme d’habitude, Hannah Sunley-Paisley a terminé la première demie en étant la meilleure pointeuse avec huit points en banque. Ses coéquipières avaient quant à elles du mal à la suivre la cadence, car aucune n’avait réussi plus d’un panier après 20 minutes de jeu.
De mal en pis
Le Double G a amorcé la deuxième demie du mauvais pied en laissant leurs adversaires prendre leur envol et creuser l’avance qui séparait les deux équipes avec un pointage de 25-41. Par ailleurs, Sunley-Paisley semblait toujours être la seule joueuse capable de tenir tête aux puissantes Ravens.
Enfin, le quatrième quart a été marqué par la remontée du Gris et Grenat, qui tentait de revenir dans la partie. D’autre part, Émilie Morasse et Melina Wishart avaient l’air nerveuses dans leur jeu de transition et prenaient de mauvaises décisions. C’est peut-être la raison pour laquelle on a vu apparaitre sur le jeu des joueuses moins expérimentées comme Charlotte Mackenzie et Catherine Cloutier. Cette stratégie a souri au coach Sparks qui a vu son équipe s’améliorer nettement par rapport au troisième quart. Néanmoins, ce fut, une fois encore, trop peu et trop tard pour l’Université d’Ottawa.
Mea culpa
Après la rencontre, Andy Sparks était visiblement déçu de la performance de ses joueuses. «Nos joueuses doivent être les meilleures pour que nous l’emportions. Cependant, ça n’a pas été le cas», a-t-il confié. Sparks a aussi critiqué celle qui organise le jeu de transition et qui monte la balle pour le Gris et Grenat, Émilie Morasse. Il a mentionné que cette dernière avait été terrible ce soir-là. Marie-Ève Caouette, quant à elle, a tenté d’expliquer la défaite par la défensive poreuse du Double G.
Malgré la victoire de Carleton, une belle ambiance régnait à la place Banque-Scotia. Après la partie, Caouette a déclaré avoir aimé l’atmosphère. Elle assure que ça ne l’a pas stressée de jouer devant une foule aussi nombreuse.
L’entraineur Sparks et ses joueuses devront maintenant se préparer à affronter Ryerson vendredi et Toronto samedi. Ces matchs, qui seront présentés au pavillon Montpetit, sont d’une importance cruciale vu la position des Gee-Gees dans le classement. Au moment d’écrire ces lignes, les universités d’Ottawa et Ryerson avaient le même nombre de points en banque. Vendredi soir, elles se disputeront donc la quatrième position.


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