La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.

Ce que nous pouvons être bêtes

En réalisant les entrevues pour les «Élections Gee-Gees» cette semaine, un des athlètes sélectionnés, Pat Millette, a attiré mon attention sur une problématique qu’il trouve déplorable, et qui m’a touchée. C’est pourquoi je désire vous faire part de mon étonnement par rapport au désintérêt d’une partie des étudiants face au sport universitaire en général.

En effet, au cours de notre rencontre, le jeune homme se demandait avec raison pourquoi peu de gens venaient assister aux parties de hockey au Complexe sportif. Ces interrogations sont particulièrement justes étant donné que l’étudiant de l’Université d’Ottawa a toutes les raisons de s’intéresser au sport universitaire et d’encourager l’excellence des athlètes.

Tout d’abord, l’administration de l’Université d’Ottawa a pris plusieurs mesures pour encourager les étudiants du premier cycle à aller aux rendez-vous sportifs. De fait, les «recrues» n’ont pas à débourser un sou pour pouvoir assister aux rencontres des Gee-Gees à domicile. En ce qui concerne les étudiants de deuxième cycle et plus, le cout des billets pour les matchs de basket-ball par exemple, est presque dérisoire: quatre dollars. Un rapport qualité-prix incroyable pour deux heures de sport compétitif. C’est bien moins cher qu’une sortie en ville, sans compter l’ambiance au pavillon Montpetit et au Complexe sportif, enlevante et motivante, le prélude parfait à une soirée réussie.

Par la suite, nous avons à portée de main du sport en direct, avec une foule de talents en ébullition, mais nous préférons suivre le «vrai» sport à la télévision; mais peut-être préférons-nous le décor de notre salon à celui des arénas, des gymnases et du terrain Matt-Anthony…En fait, beaucoup trouvent, comme excuse à leur désintérêt, le niveau de jeu moins relevé que dans les équipes nationales. Néanmoins, la qualité du sport universitaire canadien est excellente et on ne devrait pas sous-estimer les étoiles de demain.

Enfin, nous payons une somme de 98 dollars par année intégrée au montant des frais accessoires sur notre facture d’université, alors, vaut mieux rentabiliser cette somme plutôt que de la gaspiller en balayant trop rapidement de son champ d’intérêts nos honorables Gee-Gees. Et attention, mon intention n’est pas non plus que vous vous insurgiez contre la somme déboursée même si vous ne profitez pas de prime abord des services sportifs. Effectivement, le secteur sportif d’une université est un vecteur important de sa renommée nationale et internationale.

D’autre part, on oublie souvent que les Gee-Gees sont non seulement des athlètes, mais aussi des étudiants, et que la plupart d’entre eux contribuent doublement au renom de notre établissement grâce à leurs performances scolaires.

Bref, je vous attendrai dorénavant en grand nombre, les vendredis et samedis soirs au Complexe sportif et au pavillon Montpetit. Avec les championnats et les éliminatoires qui arrivent à grands pas, on ne risque pas de s’ennuyer.

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