Arrestation de Wolfe: Abus policier sur le campus?
Le président de la FÉUO, Seamus Wolfe, a été arrêté sur le campus mardi dernier, dans le contexte d’une autre arrestation, celle de Marc Kelly. Ce dernier se trouvait dans le Centre de recours étudiant (CRÉ) lorsque les policiers ont voulu l’expulser du campus.
Sean Kelly, président du Syndicat des étudiants et étudiantes employés à l’U d’O, était présent. Il tentait d’appuyer Mireille Gervais, agente du Centre de recours étudiants (CRÉ), devant les agents du Service de protection et les policiers de la Ville d’Ottawa comme quoi elle était l’occupante légale du CRÉ et qu’une arrestation dans son bureau contreviendrait à la Loi sur l’entrée sans autorisation.
Contacté afin de confirmer si l’espace occupé par le CRÉ ressort réellement de la Fédération étudiante, Seamus Wolfe est venu s’enquérir de la situation. C’est alors que les agents de police de la Ville d’Ottawa lui ont demandé d’aller chercher le bail afin de déterminer à qui appartenait le local du CRÉ.
«J’étais là pour défendre l’espace étudiant. Quand je suis revenu, il n’y avait plus personne. Je suis donc sorti dehors, et j’ai trouvé un agent de police», raconte Wolfe. «J’ai donc suivi le policier et je lui ai demandé s’il ne voulait pas voir le bail.»
«Je lui ai demandé s’il avait un mandat, et il m’a répondu qu’il n’avait pas besoin de mandat parce que [la Fédération étudiante] “n’est propriétaire d’aucun espace.”»
Indigné, Wolfe aurait alors lancé: «Ça n’a pas de sens!» (“This is fucked!”) L’agent de police lui a ensuite dit de ne pas blasphémer, sans quoi il serait arrêté. Wolfe serait parti et, tournant le dos au policier, aurait lancé par-dessus son épaule: «Je ne savais pas que blasphémer était contre la loi, face de baise [fuckface]!»
«C’est à ce moment qu’il m’a dit que j’étais en état d’arrestation», affirme Wolfe.
Contexte
Gervais soutient que Marc Kelly était venu la rencontrer pour un rendez-vous concernant son recours étudiant quand le doyen de la faculté des Sciences, André Lalonde, l’a aperçu. «On devine qu’il a dû appeler [le Service de] protection: cinq minutes plus tard, la Protection s’est pointée. Ma porte était ouverte. Je leur ai expliqué ma position légale, selon laquelle je suis “l’occupante légale.” Selon la Loi sur l’entrée sans autorisation, c’est moi qui occupe le bureau, c’est moi qui gère le bureau, c’est moi qui ai le pouvoir de dire qui peut entrer ou non», soutient Gervais.
«J’ai demandé à la Protection de quitter, j’ai fermé la porte, ils ont appelé la police. Une fois la police arrivée, elle a contacté le conseiller juridique de l’Université. On devine que c’est Alain Roussy qui a dit que vu que tout le campus est la propriété de l’Université d’Ottawa, la police pouvait faire ce qu’elle voulait.
«C’est complètement à l’encontre de l’écrit de la loi. Je suis outrée que l’Université d’Ottawa se donne le droit de venir chercher mes clients dans mon bureau, dans des dossiers confidentiels, pour les éjecter comme si c’était des criminels.»
Rejoint par La Rotonde, le constable Jean-Paul Vincelette de la police d’Ottawa relate qu’« à 12h15, la police de service d’Ottawa a été appelée pour gérer une situation pour “Loi sur l’entrée sans autorisation” par l’Université d’Ottawa.»
La manœuvre policière a résulté en une double arrestation. Marc Kelly a reçu une contravention en vertu de la Loi sur l’entrée sans autorisation tandis que Seamus Wolfe aurait été accusé en vertu du Code criminel du Canada pour avoir troublé la paix en blasphémant devant la police d’Ottawa.
Commentaires
Gervais ajoute que le CRÉ «ne lâchera pas»: «Plus jamais des policiers dans mon bureau, plus jamais la Protection dans mon bureau, c’est à cela que je m’engage.»
Sean Kelly soutient que de la perspective du syndicat, «c’est important d’être capable de protéger l’intégrité de nos bureaux. Nous allons nous battre contre cela. Peu importe la personne, l’Université n’a pas pu démontrer un réel besoin d’émettre un tel avis. Il faut que l’Université comprenne qu’elle ne peut pas émettre un avis d’entrée sans autorisation pour des bureaux qu’elle ne contrôle pas. Tout cela est ridicule.»
«Il s’agit d’un geste grave, excessif et inadmissible, si ce que La Rotonde affirme est vrai. Il y a une tendance lourde et inquiétante, ce n’est pas un évènement isolé quant à l’utilisation de la force policière sur le campus», affirme Gaétan-Philippe Beaulière, commissaire à l’externe de l’Association des étudiants diplômés.
«Cela créer un climat hostile et malsain. Les policiers ont trop souvent démontré leur caractère impulsif et colérique pour que leur intervention sur le campus ne soit pas strictement encadrée. Des paramètres clairs quant à l’utilisation des avis d’entrée sans autorisation et le recours aux forces policières doivent être établis dans les plus brefs délais par la communauté universitaire et l’administration centrale», poursuit-il.
Le Bureau des communications de l’Université «ne commentera pas l’arrestation de Seamus Wolfe».


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C’est rare que je vais dire cela, mais Wolfe tu as fait vraiment ta job, représenter les étudiants!! Tu avais raison de protester sur qui était l’occupant légale! Le policier t’as arrêter parce qu’il été dans le tord! Il sera également dans le tord après que cette vidéo sera présenter comme preuve dans ton dossier. So des dums fuck pareil! Heads up!!
What? J’aurais pitché mon mug de café chaud dans face de ce cochon-là ça fait longtemps!
Power trip intense.
Pourquoi le point d’interrogation dans le titre?
Il me semble que ce “?” dans le titre de LR n’est pas consistant avec ce que je vois dans le video.
Wow… C’est vraiment n’importe quoi.. quel abus de pouvoir flagrant..
Thanks for keeping me safe from the crazy hippies Ottawa Police.
Adieu!
Vous êtiez prévenus
Que vous n’auriez pas dû
Faire n’importe quoi
Et ça va de soi.
Adieu! Adieu! Mais adieu!
C’est totalement ridicule de voir la police agir de cette manière, surtout que l’agent en question avait dupé Seamus d’aller chercher le bail pour prouver qu’il était dans ses droits d’objecter à l’arrestation de Kelly.
Voir des scènes comme celles-là me donne des frissons. Qu’on aime la FÉUO et Seamus ou pas, c’est l’action de la police qui est triste à voir.
Douchebaggery…
Oh pardon, puis-je jurer ici?
@Denis: des fois poser la question, c’est y répondre.
@Mb: Waw, i’m impress. i bet that when you grow up you want to be a policeman and following your comment, i’m sure you’ll do well.
@Robert: attention, ne crie pas non plus, tu pourrais te retrouver en prison pour ça, c’est pas comme si on était dans un pays libre, et de surcroît, sur un campus universitaire..
Il est déplorable de voir de l’abus sévir à ce point sur un campus universitaire! Indépendement des luttes que mènent les Marc Kelly de ce monde, je pense que la répression que permet l’Université d’Ottawa est un message clair à tous ceux qui “dérangent” trop. Pour manifester, s’opposer ou revendiquer, il faut être prêt à subir de l’abus verbal comme physique. Je trouve déplorable que plusieurs étudiants de l’université ne soient pas en mesure d’évaluer la situation au-delà de du cas présent. Les répercussions et conséquences de tels gestes ont des impacts sur nos vies à tous au sein de ce campus! Une réflexion collective est nécessaire!
@Caro B.: Moi je trouve déplorable que plusieurs étudiants de l’université ne soient pas en mesure d’évaluer la situation du cas présent de Marc Kelly. Marc Kelly se defend contre une administration authoritaire et en 2008 a ose envoyer des messages pour alerter les etudiant(e)s.
Mais regardons de pres les accusations de l’universite contre lui. Je propose cette series de 9 articles (en anglais):
http://uofowatch.blogspot.com/search/label/Marc%20Kelly
Le cas Marc Kelly illustre fort bien la betise et l’abu de pouvoir de l’administration. Nous devons proteger les marc kelly et celebrer leurs efforts pour creer plus de liberte dans le projet educatif.
ceci est ridicule, je ne peux croire que de tels événements se déroulent sur le campus. Ce n’est plus une question de dire si on est d’accord avec M. Kelly ou pas, ça déborde au delà de ça. Il y a clairement un abus de pouvoir ici et on devrait franchement réagir.
Si on lis la loi comme les étudiants de l’Université sont des locataires au CU, il ne possède pas des droits sur l’endroit.
C’est rédicule toute cette affaire
@MF : N’importe quoi. La loi prévoit des droits pour les locataires, on est pas en Corée du Nord… Le propriétaire de ton appart n’a, par exemple, pas le droit de t’expulser ou encore d’expulser l’un de tes invités simplement parce que ca lui chante ou parce qu’il s’est levé du mauvais pied ce matin. Les droits sont partagés entre le proprio et le locataire, et ceux relatifs au trespass sont dévolus à ce dernier.
Les policiers ne devraient pas être autorisés à entrer sur notre campus, sauf pour les cas ou un individu met directement en danger l’intégrité physique d’autres personnes. Le cas présent (et tous les chapitres de la saga Kelly) démontre bien que nous ne pouvons pas leur faire confiance pour gérer la sécurité de notre communauté universitaire.
J’ajouterais également que le statut légal du centre universitaire est ambigue. En effet, je crois que nous sommes plus que de simples locataires puisque la FÉUO a participé au financement du UCU depuis sa création en continue encore de la faire à raison de 10$ par étudiant par année. Il faudrait alors regarder le contrat entre la FÉUO et l’université(précisément ce que Seamus tenait entre ses mains) pour voir que lest le statut légal des bureau de la FÉUO.
Si le tout a bien été négocié, je crois que nous devrions être plus que de simples locataires puisque nous avons financé un bonne partie de l’investissement de départ.
Les étudiants ont financé genre 20 millions $ du centre universitaire lors de sa création. Par contre, l’administration à ce que je sache est propriétaire… officiellement. Il y a un bon bout de temps, elle s’est approprié de notre “Centre Étudiant” allant jusqu’à le renommer centre universitaire.
Ce fut un thème qui a été longuement discuté cette année par la FÉUO, GSAED et l’admin (entre autres) et inclus notamment des discussions sur la création d’un nouveau centre géré et dont la propriété est celle des associations étudiantes.
Je tiens à dire par contre qu’il y a un comité de gestion du centre universitaire qui est géré majoritairement par des représentants étudiants (constat qui a été fait cet automne).
Le 10$ est opérationnel cependant, mais c’est une contribution TRÈS importante… c’est genre 300000$ par session qui va au centre universitaire…
Marc Kelly a perdu qu’il s’en aille ailleur et cesse de déranger notre campus
Whaaaa? Même mes collègues de travail ici en Espagne sont outrés, “attend attend… ça s’est passé au CANADA? Sur un campus?” Pour citer un commentaire de la vidéo YouTube: La police d’Ottawa vient de se torcher avec la Charte canadienne des droits et libertés…
Une analyse socio-politique de ces commentaires est presente (en anglais) ici:
http://activistteacher.blogspot.com/2010/02/binary-structure-of-slave-mentality.html
sur le blog “Activist Teacher”.
Denis Rancourt, Marc Kelly, Mimi Gervais, Seamus Wolf and curly Joe Hickey are modern hippies at U of O. They scare us!!! Please go and start a commune somewhere far away from the public. Eat honey, pick flowers and tell each other how well you slept under the stars.
@ David: So in other words, you totally agree with what you just saw?? Forget the identity of the people involved, do you support that kind of behaviour from the part of a policeman?
Le policier impliqué est un Constable de sinistre réputation.
On me dit aussi que c’est un francophobe notoire (en dépit de son nom).
La prochaine fois que qqchose comme ça arrive, les étudiants devraient se masser autour du char de police. Ou mieux même, marcher par milliers sur la station.
**Commentaire modifié afin de ne pas mentionner de nom**