La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.

Une participation pleine et active des étudiant(e)s était nécessaire

Le texte énonçant la mission de l’Université est clair : «Collégialité, transparence et imputabilité [sic] dirigent notre gouvernance universitaire.» Des principes à la pratique, il y a pourtant un gouffre que l’administration centrale a la responsabilité de combler. Or, les membres de la communauté universitaire ont eu droit à tout le contraire dans le cadre de l’élaboration du «Plan d’optimisation des ressources».

Transparence : On a refusé aux étudiant(e)s l’accès aux plans d’optimisation préliminaires préparés par les facultés et les services de l’Université. L’administration centrale n’a pas donné suite à la demande formulée à cet effet dans la correspondance envoyée à Allan Rock et signée par la GSAÉD, la FÉUO et les quatre principaux syndicats de l’Université (l’APUO, l’APTUO, le SCFP 2626 et le PSUO).

Collégialité : Bien qu’un doyen et un professeur y siègent, l’administration centrale a refusé qu’un(e) étudiant(e) soit membre du comité de direction responsable de piloter le processus d’«optimisation des ressources», malgré les demandes répétées de la GSAÉD et de la FÉUO à cet égard. Elle a également refusé que des étudiant(e)s se joignent aux groupes de travail se rapportant à ce comité de direction. En 2007, le comité d’embauche du recteur comptait un étudiant. Depuis plus de deux ans, une étudiante siège à l’exécutif du Bureau des gouverneurs. Comment justifier, alors, qu’un comité ayant le mandat ambitieux de réduire de 5% le budget de fonctionnement de l’Université tout en améliorant la qualité de l’«expérience étudiante» n’ait aucun(e) étudiant(e) en son sein?

Imputabilité : Derrière cette traduction inexacte du terme anglais accountability, on devine la volonté d’exprimer le principe de responsabilité. Or, si elle eût voulu agir de manière réellement responsable, l’administration centrale aurait pour ainsi dire optimisé la transparence, en remettant, par exemple, les plans d’optimisation préliminaires des facultés et services aux associations étudiantes et aux syndicats qui les ont demandé à maintes reprises.

Il y aura certes une forme de consultation a posteriori d’organisée. Mais pourra-t-on vraiment amender le plan à un stade si tardif du processus? Les coupures budgétaires qu’il prévoit touchant à peu près toutes les facettes de la vie universitaire, on aurait dû permettre à toutes les parties prenantes de participer activement à l’élaboration du «Plan d’optimisation des ressources», et ce, bien avant qu’il ne soit finalisé. Aux étudiant(e)s, employé(e)s et professeur(e)s que ce plan affectera, cet exercice de consultation risque fort d’offrir trop peu, trop tard.

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