L’U d’O accusée d’espionnage
Dans un communiqué de presse largement diffusé, Denis Rancourt, professeur de physique de l’Université d’Ottawa renvoyé en mars dernier, soutient que l’Université a mis sur pied un projet d’espionnage à son endroit. En effet, l’Association des professeurs de l’Université d’Ottawa (APUO), qui représente Rancourt, a récemment déposé un grief devant un arbitre du travail pour se plaindre de ce que le professeur considère comme une « surveillance secrète » et « sans précédent au Canada ».
Rancourt explique qu’il a d’abord rempli un grief que l’APUO a ensuite appuyé. Jointe par La Rotonde, la présidente du syndicat des professeurs de l’Université, Micheline Lessard, affirme qu’elle ne peut commenter le sujet.
Selon la version des faits de Rancourt, Michelle Flaherty, ancienne conseillère juridique de l’Université, aurait engagé une étudiante pour surveiller les actions du professeur et en faire rapport à la haute direction de l’Université.
« Une étudiante de premier cycle et membre d’un journal étudiant [NDLR Fulcrum], Maureen Robinson, a été embauchée comme “agente du conseiller juridique de l’Université” et s’est munie d’une fausse identité Facebook pour infiltrer des groupes étudiants, en particulier le groupe appuyant le cours de militantisme de Rancourt », selon le communiqué de presse qu’a fait parvenir Rancourt aux médias.
« Il n’y a absolument aucune vérité dans les accusations disgracieuses du professeur selon lesquelles j’étais une ”espionne” », a déclaré l’étudiante par courriel au Fulcrum.
« L’Université d’Ottawa ne peut pas commenter et doit respecter la confidentialité ainsi que ses obligations juridiques dans le dossier impliquant Denis Rancourt », a indiqué l’Université par l’entremise d’un porte-parole.


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