À l’aube de la célébrité
Joueur de deuxième année et étoile montante de l’équipe de basket-ball de l’Université d’Ottawa, Warren Ward ne s’enfle pas la tête pour autant. Au contraire, reste humble quant à son statut de « vedette » au sein du 15 ottavien et rappelle que la victoire n’est jamais le fait d’un seul joueur, mais bien le fruit des efforts de tous.
Une affaire de loyauté
Si l’athlète originaire de London est maintenant un élément clé dans les plans de match de Dave DeAveiro, il n’aurait pas pensé, il y a de cela seulement quelques années, qu’il se retrouverait dans la capitale canadienne sur la ligne partante des Gee-Gees. En effet, le numéro 10 du Double G confie à La Rotonde qu’il a plutôt commencé sa carrière de sportif en soccer. Ce n’est qu’après son départ dans la métropole ontarienne, Toronto, que Ward aurait découvert sa passion du basket-ball, en neuvième année…
Doté d’un véritable talent nature, Warren Ward admet que plusieurs autres universités canadiennes, dont York et McMaster, de même que certains programmes américains, l’avaient approché pour le basket-ball, mais que son choix s’est tout de même arrêté sur l’Université d’Ottawa. De fait, le jeune homme affirme avoir voulu être fidèle et loyal à l’actuel entraineur du Double G, Dave DeAveiro : « Je le considère comme mon propre père. »
Ainsi, l’athlète du Gris et Grenat affirme que c’est le premier à avoir vraiment cru en lui, à l’avoir poussé et à l’avoir encouragé à poursuivre sa carrière de joueur de basket-ball, ce qu’il ne peut oublier. Cela explique aussi pourquoi il gardera toujours une certaine allégeance à cet homme qui représente une figure paternelle à ses yeux.
Par ailleurs, le garde de 6’5” ajoute qu’il trouve dommage que son mentor n’obtienne pas plus de respect en tant qu’entraineur au sein de la ligue et des autres équipes, qu’il ne soit pas apprécié à sa juste valeur.
Quand les vieux lions s’en vont
En ce moment, comme il l’indique lui-même, Ward fait « un peu de tout » au sein de l’équipe ottavienne : « des rebonds ou bien des directions de jeux, par exemple ». Néanmoins, il assure que son rôle changera certainement dès la prochaine saison, à l’automne, notamment avec le départ du grand marqueur Josh Gibson-Bascombe. Effectivement, il est clair pour lui qu’il devra en quelque sorte reprendre le rôle de son aîné et assumer encore plus la place de vocal leader sur le jeu.
D’autre part, Ward insiste aussi sur l’importance et le rôle majeur d’autres joueurs de la formation qui reviendront l’an prochain, tels que Louis Gauthier, Matt Riendeau, qu’on a déjà l’habitude de voir sur le terrain, mais aussi de nouveaux visages, comme la recrue Stephan Okuka, ou encore des acteurs silencieux de l’équipe, tels que Troy Harman-Porter, qui seraient de très bon conseil sur le banc de repos. Néanmoins, l’année est loin d’être terminée et l’alignement actuel des Gee-Gees doit encore livrer plusieurs batailles, dirigé par la main solide et experte de Dave DeAveiro pour se rendre aux championnats du Sport interuniversitaire canadien et aussi, peut-être, espérer une place aux championnats nationaux.
Le rêve américain
Questionné à propos de ses perspectives d’avenir, d’une carrière de joueur de basket-ball après l’université au niveau professionnel et plus précisément dans la NBA, Warren Ward sourit et répond qu’il ne sait pas encore, qu’il aimerait bien et que c’est un vieux rêve, et que tout est possible dans la vie.
Pour l’instant, il demeure un étudiant et doit composer avec l’horaire surchargé propre aux athlètes du Gris et Grenat, qui doivent concilier, parfois difficilement, études et sport. Ce qu’en pense Warren Ward : « C’est dur, des fois, surtout la fin de semaine. On a moins de temps que les autres pour faire la même chose, mais ça me motive et ça me fait faire mieux. »


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