La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.

Post mortem 2010

L’heure est maintenant au bilan pour l’administration Rock alors que l’échéance est sur le point de tomber pour le plan stratégique Vision 2010. Rappelons que l’exercice de planification avait débuté en janvier 2004 par une vaste consultation interne impliquant toute la communauté universitaire : étudiants, personnel de soutien, corps professoral et personnel administratif. Selon le document présentant le bilan de Vision 2010, ce sont plus de 150 des quelque 200 initiatives prévues, ou qui se sont ajoutées depuis, qui sont complétées ou sur le point de l’être. Tout comme il est important de dénoncer les erreurs et les points négatifs, il est juste de souligner les bons coups de l’Université dans ce rapport.

Si l’Université est loin de combler les attentes des francophones sur le plan du bilinguisme, soulignons tout de même qu’à la suite du plan stratégique établi en 2004-2005, le nombre et le pourcentage de personnes bilingues actives au sein du personnel de soutien a augmenté, le niveau de bilinguisme passant de 91,5 à 93,2 %. Du côté du corps professoral, la proportion de personnes bilingues est passée de 59,7  % à 72,5  % en trois ans.

La bibliothèque Morisset continue de faire l’objet de sévères critiques. Malgré les investissements massifs qui y ont été faits, on peut mettre en doute le taux de satisfaction des étudiants de 93 % dont le rapport fait état en ce qui la concerne, notamment en raison de l’espace restreint et de l’ambiance impropice au travail qui y règne.

La question des espaces étudiants, quant à elle, était toujours un enjeu à l’ordre du jour cet automne. Ces dernières années, l’Université a procédé à la rénovation de plusieurs de ces espaces. Cependant, le bilan de Vision 2010 mentionne un léger recul de l’espace dédié à l’apprentissage par étudiant. Celui-ci s’explique peut-être par l’augmentation des inscriptions, qui, elle, n’est sans doute pas étrangère à la création d’une douzaine de nouveaux programmes de premier cycle depuis 2005, et encore moins à la féroce campagne « Ça part d’ici  ». Plusieurs reprochent d’ailleurs à l’Université d’injecter des sommes faramineuses en marketing de recrutement alors que les infrastructures actuelles suffisent à peine à répondre aux besoins de la population étudiante déjà inscrite. Néanmoins, on peut espérer que la situation sera au moins partiellement corrigée avec la construction de la nouvelle tour des Sciences sociales.

Les attentes envers Vision 2020 sont modérées comparativement au plan précédent vu l’impact qu’aura eu la récente crise économique, qui n’a pas épargné le budget de l’Université d’Ottawa. On peut vraisemblablement s’attendre à un suivi du plan établi il y a cinq ans plutôt qu’à une stratégie entièrement nouvelle qui nécessiterait plus d’investissements.

Somme toute, Vision 2010 a été l’occasion de sonder l’ensemble de la communauté universitaire afin de déterminer l’orientation à donner à l’U d’O. Espérons que la prochaine vision donnera à nouveau lieu à un dialogue constructif entre les différents intervenants.

Commentaires

  • anon

    hahaha prof bilingue. moins de cours en français et des prof franco en train d’enseigner en Anglais.

Laisser un commentaire
Vos commentaires peuvent être utilisés pour publication