La Rotonde Le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.

La délégation jeunesse canadienne au Sommet de l’ONU pour le climat

Des « équipes climat » se préparent de Victoria à Halifax, de Prince George à Ottawa, pour demander que leurs élus s’engagent à travailler pour la justice environnementale, c’est-à-dire, s’engagent à investir des fonds pour venir en aide aux communautés qui vivent les impacts des changements climatiques, incluant les communautés du Nord, les communautés rurales et les communautés autochtones. Ces « équipes climat » se déploient chaque lundi et empruntent les tactiques de flash mobs – que ce soit d’effectuer des danses chorégraphiées à l’improviste dans des lieux publics, d’exposer des bannières engagées ou encore de se réunir pour téléphoner en masse au premier ministre ou au ministre de l’Environnement. Chaque lundi a son thème et ces actions auront lieu jusqu’à la Conférence des parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se déroule à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre.

Ces actions, organisées en partie par des membres de la délégation jeunesse canadienne qui se rendra à Copenhague à titre d’observatrice des négociations, constituent un travail préparatoire indispensable. Bien que le Sommet sur le climat soit une conférence des plus importantes et que la participation d’acteurs de la société civile soit critique, le travail primordial doit être effectué avant la conférence. Bref, mobilisation et sensibilisation citoyenne sont de mise.

Avec quatre autres jeunes d’Ottawa, et une trentaine d’autres d’un peu partout au Canada, je me prépare à être l’une des déléguées. Avant le début de la conférence, nous devons faire pression sur le ministre de l’environnement Jim Prentice pour que les négociateurs de la Délégation (officielle) canadienne aient réellement la capacité de négocier (et de bonne foi) avec les autres parties, que le projet de loi C-311 – la loi visant à assurer l’acquittement des responsabilités du Canada pour la prévention des changements climatiques dangereux – fasse son chemin en Chambre des communes, pour ne rien dire de nos collectes de fonds et de l’étude nécessaire pour s’assurer d’être en mesure de comprendre cet univers onusien rempli de fond en comble d’acronymes, de données codées, de vocabulaire architechnique, et de procédures et de marches à suivre déconcertants.

La Conférence des jeunes, qui a lieu avant la Conférence des parties, débutait le 3 décembre et les délégués de partout commencent à faire leur chemin vers la ville. Pour suivre la délégation jeunesse canadienne pendant la COP, visiter le http://cydcopenhagen.org/.

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