SCFP 2626 : Plus de quorum, pas de décision
La branche locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) 2626 devait tenir un vote afin de décider du maintien ou de la mise au rancart de la politique de bilinguisme obligatoire de son exécutif. La situation s’est compliquée à l’assemblée générale quand des amendements ont été proposés et que les débats se sont éternisés. La réunion ayant perdu quorum vers 21h, le statu quo est maintenu par rapport à ces exigences linguistiques.
L’organisation, qui rassemble les étudiants-employés de l’Université, tiendra en effet une assemblée générale au cours de laquelle un comité de travail proposera de retirer les obligations de bilinguisme auxquelles doivent se soumettre les candidats qui souhaitent se présenter comme candidat exécutif. Actuellement, une règle semblable à celle de la FÉUO y est en vigueur.
« C’est une question d’équité et d’accès aux postes de pouvoir pour tous nos membres, peu importe leurs origines linguistiques. Nous ne pouvons pas continuer à exclure la majorité de nos membres — qui n’est pas bilingue — à accéder à des postes de pouvoir », commente Behnam Shadravan, membre du comité exécutif.


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Ah oui! C’est BIEN MEILLEUR d’exclure les FRANCOPHONES qui ne connaissent pas l’ANGLAIS que les pauvres individus qui ne comprennent pas le français.
Claude Lévi-Strauss capoterait.
Honnêtement, les exigences n’ont jamais été vraiment appliquées. Lorsque j’y étais il y a quelques années, des anglophones étaient élus au poste de “délégué(e) en chef francophone”, parce que de toute façon la majorité des gens présents à l’assemblée générale n’était pas en mesure de juger si un(e) candidat(e) pouvait parler français ou non.
Alors je me demande un peu qui est “exclus” dans tout ça…
Toujours est-il que même au plan symbolique c’est un recul important.
Je tiens à préciser que les francophones, sachant que le quorum était problématique, ont quitté la salle en guise de contestation pour assurer l’avortement de la réunion.
C’est simple : on nous refusait notre légitimité, on refusait la-leur.
C’est dommage que l’administration n’est pas franche dans son recrutement en disant à ses étudiants potentiels que de participer pleinement à la vie étudiante exigera la connaissance des deux langues officielles.
Pour avoir passé assez de temps à l’U d’O, je suis convaincu désormais qu’on ne peut pas avoir d’institutions réellement bilingues si les personnes ne le sont pas.
Si l’U d’O n’est pas franche sur ce point c’est simplement parce que le marketing et le recrutement de nouveaux étudiants a priorité sur l’expérience étudiante de ceux et celles qui sont actuellement à l’U d’O.