Les étudiants bâillonnés
Oublions les grands discours sur la responsabilité (ou l’imputabilité, pour reprendre l’anglicisme employé par la FÉUO) et la transparence au sein de notre Fédération étudiante et de son Conseil d’administration (CA). La réunion de dimanche dernier nous l’a rappelé une fois de plus.
Malgré une disposition de la Constitution on ne peut plus claire, Seamus Wolfe et Federico Carvajal, respectivement président et président d’assemblée à la FÉUO, choisissent de priver les étudiants de leur droit de poser des questions à l’exécutif en début de réunion. Celle-ci stipule pourtant que : « Durant les questions à l’Exécutif, les membres individuels de la Fédération peuvent également poser des questions. »
Selon Wolfe, cet article entre en contradiction avec une autre section de la Constitution autorisant les membres individuels à poser leurs questions aux administrateurs à la toute fin de la réunion du CA – rappelons à cet effet que les dernières réunions ont eu une durée moyenne de huit heures.
Pour Wolfe et Carvajal, l’idée que les administrateurs précédents aient pu, dans un élan de démocratie, autoriser les étudiants à prendre part aux discussions deux fois plutôt qu’une au cours d’une même réunion est simplement inconcevable.
Ils invoquent d’autre part l’existence d’un « précédent », en d’autres termes le fait que la FÉUO contrevienne systématiquement à cette disposition de la Constitution depuis plusieurs années. Qu’un tel raisonnement aille nettement à l’encontre des règles élémentaires en matière d’interprétation des textes légaux leur importe peu.
Bref, la décision de Carvajal et Wolfe constitue au mieux la démonstration d’aptitudes de lecture déficientes, au pire une manifestation flagrante de mauvaise foi.


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